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Taches solaires : des scientifiques pensent avoir percé leur mystère

Cela fait des centaines d’années que les taches solaires sont observées. Leur nombre varie, de manière cyclique, avec un maximum tous les 11 ans. Des chercheurs pensent avoir trouvé l’explication des phénomènes magnétiques solaires à l’origine de ces taches.

Image 1 : Taches solaires : des scientifiques pensent avoir percé leur mystère

On sait que les taches solaires affichent une température inférieure à celle de leur environnement, et qu’elles sont probablement liées à une intense activité magnétique qui freine la convection et donc l’apport de chaleur depuis les couches internes du Soleil. On sait également que l’apparition de ces taches suit un cycle régulier de 11 ans. Des chercheurs de l’Université de Washington propose un nouveau modèle et une explication possible à ce cycle ainsi qu’aux anomalies qui le touchent parfois.

Une fine couche de plasma à la surface du Soleil

Le modèle proposé par ces chercheurs suggère qu’une fine couche de plasma (150 à 450 kilomètres d’épaisseur seulement) flotte à la surface du soleil et se déplace à différentes vitesses suivant les endroits. Cela créé des torsions du flux magnétique (on parle d’hélicité magnétique), en relation avec les éruptions solaires. La nouveauté, c’est que ce modèle suggère que les taches naissent dans cette mince couche de plasma, et non à grande profondeur avant de remonter à la surface.

Tous les 11 ans, cette couche de plasma se renforcerait jusqu’à devenir trop épaisse et instable. Elle se détacherait alors, exposant la couche inférieure de plasma, laquelle se déplace en direction opposée, avec un champ magnétique inversé.

C’est la vitesse des circuits de plasmas, et plus exactement la différence de vitesse entre les circuits des deux hémisphères, qui explique l’activité des taches solaires. Si les circuits ont des vitesses équivalentes, le nombre de taches augmente. Au contraire, si les circuits ont des vitesses différentes, l’activité est réduite.

L’étude, publiée dans le journal Physics of Plasmas, explique également d’autres phénomènes et anomalies tels que les inversions magnétiques ou l’écoulement à l’intérieur de notre étoile. Les chercheurs espèrent que leur modèle original permettra à leurs confrères d’étudier le Soleil avec un regard nouveau.

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