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Terminator Genisys : la Geek Critique

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2/10

Terminator Genisys

On aime
  • Schwartzy vieux, Schwartzy jeune, Schwartzy en T-800 qui essaie de sourire.
On n’aime pas
  • Le scénario incohérent, trop de fan-service, une surdose d’aller-retour temporels, une suite potentielle.
Verdict :

Terminator Genisys est une véritable déception pour qui espérait un nouveau souffle pour la série. En ouvrant de nouveaux horizons avec une trame chronologique redéfinie par un scénario caduque, le film d’Alan Taylor se prend les pieds dans le tapis. Et ce ne sont pas les innombrables références aux deux premiers épisodes qui vont sauver les meubles. Reste Arnold Schwarzenegger infatigable dans son rôle du T-800 qui ravive une flamme nostalgique, malheureusement éphémère.

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Le pitch : En 2029, John Connor entend détruire une bonne fois pour toutes Skynet, une intelligence artificielle ayant pour obsession de détruire l’humanité. Quand cette dernière envoie un Terminator dans le passé pour tuer Sarah Connor, sa mère, il charge son bras droit, le sergent Kyle Reese, d’aller la protéger et ainsi préserver l’avenir. Mais de retour en 1984, les choses ne se passent pas comme prévu : Sarah Connor est déjà protégée, par un autre Terminator…

5 raisons d’aller voir (ou pas) Terminator Genisys

Six ans après le dernier opus, la série Terminator revient. Le nouvel épisode, Terminator Genisys, marque le retour d’Arnold Schwarzenegger, absent de la franchise depuis 2003. Derrière la caméra, c’est Alan Taylor, à qui l’on doit Thor : le Monde des Ténèbres, qui a la lourde tâche de faire oublier les épisodes 3 et 4.

1 – Oui, parce que Schwarzy y croit toujours autant

Si la sortie de ce nouveau Terminator était particulièrement attendue par les fans de la série, c’est notamment parce qu’il marque le retour d’Arnold Schwarzenegger. En ce qui le concerne, l’acteur prend son rôle fétiche très au sérieux et ne semble pas dérangé une seule seconde par ses 67 printemps. Le scénario tente tout de même de justifier son coup de vieux par rapport à l’épisode original : sa peau est composée de tissus humains, qui sont par conséquent sujets au vieillissement.

Il n’empêche que l’ancien gouverneur de Californie frôle à plusieurs reprises la ringardise, notamment à cause de ses attendues et inévitables répliques du genre « I’ll be back ». Heureusement, la nostalgie liée aux anciens films est bien présente. Cela permet de conserver tout au long de l’intrigue un attachement fort à ce héros qui se tourne lui-même en dérision avec une nouvelle réplique qui pourrait elle aussi devenir culte : « vieux, mais pas dépassé ».

2 – Non, parce que le scénario ne tient par la route

Ni suite, ni reboot, ce cinquième opus de la série se veut en quelque sorte une « alternative » au premier épisode, en jouant sur les conséquences des incessants aller-retour dans le temps. Sans en dévoiler trop, attendez-vous à ce que certains personnages historiques changent de camp pour bouleverser l’équilibre établi de la saga.

Sauf qu’au final, chaque décision prise dans le film ne se justifie qu’à moitié dans le meilleur des cas et le spectateur finit par être totalement perdu entre 1984, 2017, 2029 et 1997. Chaque personnage tente de justifier l’incohérence du moment, sans succès, avant que Sarah Connor, incarnée par Emilia Clarke, décide d’arrêter les frais en résumant l’intrigue à : « On sauve le monde ». Un peu léger.

3 – Non, parce que son potentiel est gâché

L’histoire originale du film Terminator dispose de base réellement intéressante malgré l’emballage « film d’action ». Les thèmes abordés symbolisent l’inquiétude autour de la singularité, c’est à dire ce point à partir duquel l’intelligence artificielle devient supérieure à l’humain, menaçant alors son existence. Ici, Skynet, l’intelligence artificielle à l’origine du Jugement Dernier dans le second Terminator, porte un nouveau nom : Genisys.

Sa forme s’est actualisée pour être plus conforme aux technologies actuelles, et se présente cette fois sous la forme d’un système d’exploitation promettant de connecter tous les appareils des utilisateurs entre eux. Malheureusement, plutôt que de capitaliser sur ce potentiel, Terminator Genisys se focalise uniquement sur de l’action, encore de l’action et toujours de l’action. Et puisque le scénario est perfectible, toute cette action, pourtant bien mise en scène, peine à se justifier.

4 – Non, parce qu’il y a trop de fan service

Au même titre qu’un Jurassic World, Terminator Genisys surfe sur la notoriété d’une série que les fans suivent depuis 30 ans. Il n’est donc pas étonnant de voir de nombreux hommages tout au long du film. Seul problème, ce « fan service » devient carrément lourd par moment tant les références sont appuyées. Attendez-vous à entendre retentir le fusil à pompe, arme de prédilection du personnage, vrombir une Harley Davidson, et bien entendu reconnaitre le thème musical du premier Terminator.

Heureusement, certains hommages méritent bel et bien le détour, telle que la scène où le T-800, incarné par Arnold Schwarzenegger affronte une autre version du Terminator incarnée par… Arnold Schwarzenegger, mais jeune. La modélisation du visage de l’acteur pour correspondre à ses traits dans les années 80 est bluffante de réalisme.

5 – Non, parce que la série ne va pas s’arrêter là

On s’en doutait, en relançant un nouveau schéma temporel, les producteurs de Terminator Genisys ont tout le loisir de mettre au point de nouvelles suites à la saga. Sauf que ses bases ne sont pas solides. Il semble compliqué de bâtir une sequel basée sur un film qui, pourtant long de deux heures et loin d’être avare en explications, ne parvient pas à être cohérent.