Accueil » Dossier » [Test] BlackBerry Z10 : faut-il sauver le soldat BlackBerry ?

[Test] BlackBerry Z10 : faut-il sauver le soldat BlackBerry ?

Image 1 : [Test] BlackBerry Z10 : faut-il sauver le soldat BlackBerry ?

Le smartphone du dernier espoir ?

Présenté fin janvier, BlackBerry 10 est le nouveau système d’exploitation de RIM. C’est même celui du renouveau, devrait-on dire. Avec lui, la firme canadienne fait table rase. Elle change de nom pour adopter celui de sa gamme fétiche et a repris de zéro le développement de son OS. Adieu RIM, bonjour BlackBerry.

Bien qu’il ait complètement loupé le tournant du smartphone nouvelle génération initié par Apple, BlackBerry n’a pas baissé les bras. BlackBerry 10 est censé relancer la marque auprès des professionnels, mais aussi des particuliers. Les développeurs ont redoublé d’ingéniosité pour offrir des fonctionnalités attrayantes. La conception des terminaux a aussi bénéficié d’autant de minutie à en croire les propos de la marque.

C’est ce que nous allons vérifier ici avec le BlackBerry Z10, premier smartphone sous BlackBerry 10. S’il sera rejoint un peu plus tard par le Q10 doté d’un clavier physique, le Z10 est pour l’instant l’unique en place, celui qui est chargé de promouvoir BB10 auprès des consommateurs. Avec une refonte du système et du matériel, les utilisateurs vont se retrouver devant un produit neuf et jamais vu. Sait-il être simple et intuitif pour se placer sur le marché de la téléphonie à la fois très concurrentiel et déjà bien défini ?

Image 2 : [Test] BlackBerry Z10 : faut-il sauver le soldat BlackBerry ?

le design, une réussite

Le Z10 se présente comme un smartphone classique. Au format barre, il est dépourvu du sacro-saint clavier physique si cher aux BlackBerry. Lisse et épuré, il adopte un design froid et élégant. On retrouve ici la même inspiration que la PlayBook avec des matériaux de qualité. Mention spéciale pour le dos couvert d’une surface caoutchouteuse qui a un effet antidérapant et protecteur.

Point de boutons de navigation sur ce modèle. Les seules touches physiques sont au nombre de quatre, une sur le dessus pour la mise en veille du téléphone et trois sur la tranche droite. Astucieusement, BlackBerry apporte plusieurs utilisations à ces derniers. Si celui du milieu ne lance que le contrôle vocal, un ersatz de Siri pas très efficace, les deux autres commandent le volume et le déclenchement de l’appareil photo.

La partie gauche du Z10 accueille la connectique. Elle est composée d’un microUSB et d’un microHDMI. Le premier est destiné au transfert de données et à la charge de l’appareil. Le port microHDMI permet, quant à lui, de diffuser du contenu vidéo vers un périphérique externe comme un écran ou un téléviseur. Bien en place, ces deux prises ne sont malheureusement pas protégées par un cache. Outre la poussière, le sable ou tout autre corps étranger qui peut donc s’y introduire, il faut également noter qu’ils gâchent le design de l’ensemble avec leur structure métallique disgracieuse. Dernière sortie, la prise casque qui a eu la bonne idée de se greffer sur le haut de l’appareil, plus pratique que le côté comme c’était le cas sur les anciens BlackBerry.

Le design : on n’aime. BlackBerry a conçu un smartphone simple et sobre, mais élégant.

Image 3 : [Test] BlackBerry Z10 : faut-il sauver le soldat BlackBerry ?

La puissance de BlackBerry

Au centre du carénage du Z10 se place l’écran tactile. D’une diagonale de 4,2 pouces, il possède des bords actifs nécessaires à l’utilisation de l’appareil et similaires à ceux de la PlayBook. Avec une définition de 1280 x 768 pixels, la dalle respecte le standard haut de gamme actuel. La colorimétrie est juste, bien que les couleurs soient moins flatteuses que sur un écran Super Amoled. Seule la luminosité semble un peu juste.

Au coeur du smartphone, le processeur. BlackBerry ne prend pas de risques avec le Z10 et utilise un Snapdragon S4 de Qualcomm (c’est un TI OMAP dans certains pays). Cadencé à 1,5 GHz, ce processeur a déjà fait ses preuves sur de nombreux smartphones à commencer par le HTC One S et le Lumia 920 de Nokia. Cependant, on note par moment quelques ralentissements, notamment dans les menus comme celui des paramètres. Le défilement verticale n’est alors pas d’une totale fluidité. Le processeur n’est sans doute pas en faute. On pencherait plutôt pour une mauvaise optimisation du système.

Comprise dans le Snapdragon, la puce graphique du Z10, l’Adreno 225, n’est pas mise à rude épreuve, la faute à un catalogue de jeux 3D encore trop faible pour la pousser au maximum. 2 Go de mémoire vive viennent appuyer cette puce tout-en-un. Côté stockage, BlackBerry intègre 16 Go en interne. Cet espace peut être étendu via une microSD de 64 Go au maximum. L’espace final est alors très honorable.

Bluetooth, Wi-fi n et 3G, le Z10 est également l’un des rares smartphones à être compatible 4G. Nos tests n’ont par contre pas pu révéler sa capacité dans de telles conditions, à cause du déploiement encore trop embryonnaire du réseau 4G. Néanmoins, cela nous donne l’occasion de parler du navigateur Internet. En 3G comme en 42 Mbps, il s’est révélé très rapide notamment en HTML5 qu’il gère à merveille.

La configuration : on aime. Enfin, BlackBerry s’adapte au marché en intégrant des composants haut de gamme de qualité. Si l’on peut lui reprocher quelques lacunes dans la fluidité, on espère qu’elles soient liées à une mauvaise optimisation de BB10.

Image 4 : [Test] BlackBerry Z10 : faut-il sauver le soldat BlackBerry ?

Une interface lourde

L’interface de BlackBerry 10 n’a rien à voir avec les précédents systèmes d’exploitation de la marque. Il n’existe pas de page d’accueil à proprement parler. A l’ouverture du système, on tombe directement sur une page gérant le multitâche. Chaque application lancée vient se minimiser en petites fenêtres sur cette page lorsqu’on la quitte en effectuant un déplacement du doigt vers le haut. Ces fenêtres ne sont pas figées et s’animent en temps réel pour de nombreuses applications.

Si l’on déplace cet écran vers la droite, on accède au BlackBerry Hub. Vers la gauche, ce sont les applications installées qui apparaissent. Pas de grande nouveauté ici, c’est très ressemblant aux menus d’Android ou d’iOS. Les icônes peuvent être organisées en dossiers en les déplaçant les unes sur les autres. Une bonne chose que BlackBerry a repris des systèmes concurrents (iOS 4 et Android 4.0).

Un autre menu se déroule depuis le haut de l’écran. Lorsque l’écran est verrouillé, il fait apparaître l’horloge et donc le réveil avec la possibilité de couper les notifications pour une nuit calme. Dans les menus, le menu qui descend est tout autre. Il comprend un accès rapide aux différentes connexions (Bluetooth et Wifi), à l’alarme, au blocage de la rotation de l’écran ou encore au menu des paramètres. Ce dernier d’ailleurs est particulièrement désordonné. Trop étriqué, il est peu lisible comparé à celui d’iOS. Toutes les options y sont, mais il faut s’armer de patience pour s’y retrouver. Sur ce point, BlackBerry ne s’est pas amélioré.

Cela nous amène à notre conclusion de la nouvelle interface de BlackBerry 10. Belle et innovante, elle rassemble trop de menus différents qui embrouillent l’utilisateur. C’est certainement une question d’habitude, mais un smartphone de 2013 doit être intuitif.

L’interface : on n’aime pas. Il y a beaucoup de bonnes idées dans BlackBerry 10, mais l’interface est beaucoup trop hétérogène. En 2013, on a besoin d’un système intuitif et non d’une usine à gaz.

Image 5 : [Test] BlackBerry Z10 : faut-il sauver le soldat BlackBerry ?

Le geste pour commander

Comme dit précédemment, le BlackBerry Z10 n’a pas de boutons pour le commander. Le constructeur canadien l’a souhaité entièrement tactile. Naviguer dans les menus, changer d’application, sortir de veille, tout peut se faire du bout des doigts.

La gestuelle tient une place importante dans l’utilisation du Z10. Outre les gestes classiques sur téléphones tactiles, il n’y en a que deux supplémentaires. Le premier sert à déverrouiller le terminal en glissant le doigt vers le haut. On peut également s’arrêter à mi-course si c’est seulement pour consulter ses notifications d’appels, messages, mail ou encore Facebook. Le bouton physique permet la mise en veille, mais pas l’inverse. Il ne mènera qu’à l’écran verrouillé qu’il faudra évacuer d’un geste sur l’écran tactile. L’utilité du bouton physique nous semble alors assez limitée.

Autre fonctionnalité tactile, le « lever-déplacer ». Il s’agit de glisser à tout moment son doigt vers le haut puis la droite afin de faire apparaître le BlackBerry Hub, centre de notifications mis en place avec BlackBerry 10. Une bonne idée pour toujours garder un oeil sur ses communications sans quitter l’application en cours.

Les gestes : on aime. Voilà quelque chose d’intuitif. Quelques gestes pour déverrouiller son smartphones, naviguer entre une applications en cours et les messages, BlackBerry nous gâte. C’est simple et efficace.

Image 6 : [Test] BlackBerry Z10 : faut-il sauver le soldat BlackBerry ?

Un Hub illisible

BlackBerry nous a rabattu les oreilles durant des mois au sujet de cette nouvelle fonctionnalité apportée par BlackBerry 10. Il s’agit simplement d’un centre de notifications agrégeant tous les comptes de messagerie et les réseaux sociaux de l’utilisateur. Mail, Facebook, Twitter ou encore BBM ou encore les rappels, tout y est.

BlackBerry 10 a d’ailleurs été construit autour de cette partie. Jugée comme la plus importante du système, elle est accessible n’importe quand que l’on soit dans une application ou dans les menus. Ingénieux, il s’organise en plusieurs menus. On peut soit y afficher ses conversations BBM, ses mails ou autres messages indépendamment soit les rassembler dans un seul « Hub ». Mais là, il faut du courage pour s’y retrouver. L’organisation de cette partie est effectuée chronologiquement et non par service. Ainsi, on retrouve ses mails avec ses textos et ses messages Facebook. Un joli foutoir qui n’est pas sans rappeler les anciennes versions de BlackBerry OS qui utilisaient déjà un système similaire. Après utilisation, il s’avère illisible en l’état.

Le Hub : on n’aime pas. C’est une bonne idée, mais mal développée. Si l’on peut trier ses messages par des filtres en fonction qu’il proviennent de Twitter, Facebook, Gmail ou autre, l’idéal est de les avoir tous en même temps sous le nez. C’est le Hub et c’est un magnifique foutoir.

Image 7 : [Test] BlackBerry Z10 : faut-il sauver le soldat BlackBerry ?

Un clavier à perfectionner

Les BlackBerry sont connus pour leurs claviers physiques. Complets, ils permettent une saisie rapide des messages et courriels. Lorsque la marque canadienne a annoncé pour la première fois avec le Storm qu’elle passait au tout tactile, les fans étaient en panique. Il y avait de quoi, le résultat fut catastrophique. Pour le premier modèle de BB10, la firme de Lazaridis remet ça.

Fondamental du BlackBerry, le clavier se doit d’être irréprochable. Ici, s’il est largement meilleur que celui des Storm, il est encore loin de l’expérience utilisateur apportée par le modèle physique. Bien entendu, il est épaulé par un suivi prédictif. Sensé détecter les mots que va saisir l’utilisateur, il affiche des propositions au dessus des touches concernées. Dès lors, il est possible de jeter les mots vers la zone de saisie pour les valider. Malgré cela, le tactile offre une approche bien différente du clavier physique. On ne sent pas les touches sous les doigts ce qui engendre très souvent des fautes de frappe ou de fausses manipulations. Pire, on observe quelques ralentissement. Les habitués de la marque seront déroutés.

Le clavier tactile : on n’aime pas. Trop éloigné de l’essence même de BlackBerry, il ne plaira pas aux fans. Pour les autres, il paraîtra un peu lent et mal pratique avec son « M » à côté du « N ».

Image 8 : [Test] BlackBerry Z10 : faut-il sauver le soldat BlackBerry ?

Beaucoup de (mauvaises) applications

70 000 applications au lancement de BB10. BlackBerry a tenu sa promesse. L’App World, renommé pour l’occasion en BlackBerry World, est bien rempli. Applications gratuites et payantes se côtoient avec des prix débutant à 89 centimes.

Contrairement à l’ancien App World, on trouve désormais une grande partie des applications présentes sur les plateformes concurrentes. A l’origine de ce développement fulgurant, BlackBerry a poussé les développeurs à s’intéresser à son projet. Tout d’abord, il a mis en avant la base QNX de BB10 pour les inciter à porter les applications Android dessus. Problème, BB10 n’accepte que les applications compatibles jusqu’à Android 2.3 pour le moment. De facto, nombreuses sont celles qui sont restées au portillon en attendant un élargissement de cette compatibilité à Android 4.1 d’ici peu, si l’on en croit les propos de BlackBerry lors de sa dernière conférence développeurs.

Problème, devant travailler rapidement pour fournir un catalogue de 70 000 applications, les développeurs n’ont pas forcément eu le temps de peaufiner leurs productions. Du coup, le BlackBerry World se retrouve avec des applications finies à la truelle. C’est le cas pour 40 % de celles portées d’Android. Il faut aussi ajouter à cela le week-end de développement organisé par BlackBerry avant le lancement de BB10. Véritable marathon de 36 heures, il avait pour but de faire accoucher les développeurs de 15 000 applications. A la clé, des tablettes PlayBook et des smartphones de développement à gagner en fonction de la productivité du développeur. Autant dire qu’ils n’étaient pas très regardant sur les finitions.

C’est donc un App World conséquent qui apparaît sous BlackBerry 10, mais à quel prix ? Heureusement, quelques applications indispensables telles que Facebook, Twitter, Skype, Deezer ou encore Angry Birds Star Wars sont présentes. D’autres comme Instagram ou Shazam manquent encore à l’appel. En l’état, le catalogue du BlackBerry World ne fait aucune ombre à la concurrence. Espérons que la firme canadienne cesse de privilégier la quantité à la qualité.

BlackBerry World : on n’aime pas. 70 000 applications, oui, mais elles sont loin d’être égales. Trop ont été développées à la va-vite. Attendons que les applications Android 4.1 soient compatibles, les développeurs auront alors plus de temps pour effectuer correctement leurs portages.

Image 9 : [Test] BlackBerry Z10 : faut-il sauver le soldat BlackBerry ?

Une autonomie en berne

S’il y a bien un point sur lequel les Android ou iPhone pêchaient et où un BlackBerry excellait, c’est bien l’autonomie. Réputés pour fonctionner durant une semaine sans besoin de voir une prise de courant, les smartphones canadiens perdent aujourd’hui de leur splendeur. L’autonomie n’est certainement pas un point positif du Z10. Pire, elle le laisse en plan au bout d’une journée et même moins pour les utilisateurs les plus intensifs. Certes, la batterie embarquée n’est pas très large avec une capacité de 1800 mAh, mais cela ne fait pas tout. Une mauvaise gestion du système, le multitâche et le HUB avancent sont des aspects du Z10 qui lui sucent littéralement son énergie en continu. Espérons qu’une mise à jour intervienne rapidement pour corriger ce défaut rédhibitoire.

L’autonomie : on n’aime pas. C’est l’immense point noir du Z10. Son autonomie est tout juste catastrophique. Une journée en utilisation classique et bien en dessous si l’on utilise vidéo, jeux, Internet, etc. Une mise à jour serait la bienvenue.

Image 10 : [Test] BlackBerry Z10 : faut-il sauver le soldat BlackBerry ?

Photo/vidéo, on sauve les meubles

Équipé d’un capteur de 8 megapixels, le BlackBerry Z10 offre plusieurs modes de photo : automatique, action, tableau blanc, nuit et plage ou neige. Ainsi équipé, il permet d’optimiser les prises de vues. À cela il faut ajouter la présence d’un stabilisateur et d’un mode rafale. À ce sujet, même sans ce mode, l’APN du Z10 se révèle très prompt à répondre à son déclencheur et permet d’enchaîner les photos sans attente entre chaque.

La qualité des réalisations n’est pas aussi bonne. Il faut l’avouer, on est loin d’un Galaxy SIII ou d’un iPhone 5. Comme on peut le voir sur la photo comparative ci-dessous, le résultat est
pauvre en couleurs, grainé et la mise au point laisse à désirer. D’ailleurs à ce sujet, il est impossible de cibler la zone de mise au point sur l’écran. Elle s’effectuera toujours au centre.

Pour rattraper ces erreurs, on peut alors se diriger vers le logiciel de retouche photo intégré. Outre des flous artistiques et des modifications d’orientation, il offre tout un panel de fonctionnalités comprenant contraste, luminosité, saturation, réduction de bruit ou encore une correction de netteté. Avec ces outils, il est possible de rattraper une photo sans trop de problèmes.

Autre fonctionnalité intéressante le TimeShift. Elle prend 10 clichés d’affilés et permet ensuite à l’utilisateur de changer une zone de l’image par celle d’une autre des 10 photos afin de compiler une image parfaite. Idéal pour que tout le monde sourit sur une photo de groupe.

En vidéo, l’objectif du Z10 filme en 720p. Pas trop de défauts à ce niveau si ce n’est la mise au point qui ne cesse de bouger. Il est impossible de la fixer.

Légende : iPhone 5 à gauche, Z10 à droite.

L’APN : on aime pas. Comparé aux ténors du moment (Galaxy SIII et iPhone 5), le capteur du Z10 fait pâle figure.

Image 11 : [Test] BlackBerry Z10 : faut-il sauver le soldat BlackBerry ?

BlackBerry Balance : la fonction inexistante

Avec BlackBerry Balance, un utilisateur a deux téléphones en un. Il peut passer de son univers professionnel à un univers personnalisé et personnel en un clic sur un menu déroulant. Les applications sont modifiées en conséquence ainsi que les comptes de messagerie sans aucune interaction entre les deux univers.

Vantée plus que de raison dans sa présentation, cette fonctionnalité est une idée de génie qu’a eu BlackBerry. Plus besoin de multiplier les appareils dans ses poches ! Problème, nous n’avons pas trouvé comment basculer d’un mode à l’autre sur notre modèle. Un coup de fil à la marque canadienne nous a renseignés. Il est uniquement disponible lorsque le smartphone sous BB10 est utilisé dans le cadre d’une entreprise ayant un BES ou un BIS.

Le particulier qui n’a pas de  flotte de BlackBerry est donc condamné à se cantonner à un univers. Pourtant, c’eut été agréable que tout à chacun puisse organiser deux parties bien distinctes dans son mobile. Une raison de cette limitation est sans doute qu’elle permet à BlackBerry de placer ses packages de serveurs auprès des entreprises. Mais alors il manque un élément crucial : un second emplacement SIM à côté de la batterie. Ainsi, l’heureux utilisateur ayant accès à BlackBerry Balance aurait tout le loisir d’utiliser son smartphone avec un numéro professionnel et un personnel.

BlackBerry Balance : on n’aime pas. BlackBerry Balance a fait salivé. Au final, il relève du pétard mouillé pour le commun des mortels qui ira acheter son mobile à titre personnel. Sans BIS ou BES point de salut.

Image 12 : [Test] BlackBerry Z10 : faut-il sauver le soldat BlackBerry ?

Bilan

« Nous avons pris le temps de construire un système d’exploitation qui sera fiable et indémodable pour les 10 prochaines années ». Voilà le sentiment de Thorsten Heins, PDG de BlackBerry. Nous souhaitons le croire, mais pour cela, il ne faut pas se reposer une seconde. BlackBerry 10 est un système jeune basé sur une feuille blanche. BlackBerry peut être fier de lui. Néanmoins, il est bourré d’incohérences et d’erreurs de jeunesse. De nombreuses optimisations s’imposent à commencer par le Hub et le BlackBerry Balance. Le Z10 n’est pas un mauvais smartphone, mais ce n’est pas encore un bon BlackBerry. Attendons les mises à jour du système pour décider s’il a sa place entre un Android, un Windows Phone et un iPhone. Pour l’instant, il est encore dans les starting-blocks.