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[Test] Brouilleur de téléphone, le gadget interdit

1 : Contrer toutes les ondes 2 : L’achat 3 : Le déballage 4 : Ce qu’en dit la Loi 5 : Test du brouilleur 6 : Impact sur la santé

Nouveau test

Image 1 : [Test] Brouilleur de téléphone, le gadget interdit

Les résultats de notre test sont décevants. Nous ne pouvons nous en tenir à cela. Pour éclaircir ce point, nous appelons le site marchand d’où provient notre exemplaire afin d’enclencher une opération de garantie. Quelques formulaires plus tard, le brouilleur repart. Sans nouvelles durant plusieurs semaines, nous décidons de rappeler le site. Notre interlocutrice nous explique que « nos techniciens l’ont testé. Il fonctionne très bien jusqu’à huit mètres. » Étant donné que nos tests ne vont pas en ce sens, nous demandons qu’ils nous le renvoient. « C’est impossible, il n’est plus disponible », nous répond-on. L’idéal est donc d’en recevoir un nouveau. « Ce n’est pas possible non plus, nous ne vendons plus de brouilleurs. » (sic !)

D’après la responsable que nous avons au téléphone, le fournisseur chinois a cessé de sa distribution vers la France ou l’Europe. Phénomène étrange que celui-là qui n’est pas éloigné du fait que nous avons un peu taquiné notre interlocutrice au sujet de l’illégalité des brouilleurs lors d’un précédent appel. De facto, il suffirait d’un rien pour que l’on pense que le vendeur a pris peur. En attendant, si notre modèle n’est, en effet, plus disponible sur le site, il subsiste d’autres références similaires.
Image 2 : [Test] Brouilleur de téléphone, le gadget interditÀ titre de comparaison, nous sommes passés par un autre vendeur pour acquérir un modèle différent du premier. Présentant les mêmes caractéristiques techniques, il ne dispose pas de l’aspect paquet de cigarettes, mais reste parfaitement portable. Autre point intéressant, il est moins cher de 10 euros que notre premier brouilleur.

Son package est similaire au précédent. Seul ajout : une petite documentation de deux pages. Tout comme le précédent brouilleur, aucun sigle « CE » n’est gravé sur sa coque, mais un autocollant apparaît sur sa partie basse.Image 3 : [Test] Brouilleur de téléphone, le gadget interditLe contenu de la boîte du second brouilleurLe test de ce brouilleur est plus gratifiant. Il fonctionne parfaitement jusqu’à cinq mètres. Une fois le signal perdu, il est impossible de le retrouver à moins de 10 mètres. Ajoutons à cela qu’il reste inopérant si un mur le sépare du téléphone. Par contre, l’ordinateur qui se trouve dans la même pièce que le brouilleur perd sa connexion Wi-fi lorsqu’il est activé. C’est étonnant puisque son mode d’emploi n’indique en rien qu’il agit également sur ce type de réseau. Autant dire que les spécifications ont été posées à la louche par le constructeur. Image 4 : [Test] Brouilleur de téléphone, le gadget interditUne batterie CE, le reste est estampillé EURAu final, les brouilleurs de téléphone portable illégaux fonctionnent bien et même trop bien. Non contrôlés et arrivant en France par des réseaux parallèles, ils ne respectent aucune charte et peuvent donc fonctionner à des puissances dangereuses. Rappelons  une dernière fois que la possession et l’utilisation d’un brouilleur d’ondes sont passibles de 6 mois de prison et de 30 000 euros d’amende. Image 5 : [Test] Brouilleur de téléphone, le gadget interdit

Sommaire :

  1. Contrer toutes les ondes
  2. L’achat
  3. Le déballage
  4. Ce qu’en dit la Loi
  5. Test du brouilleur
  6. Impact sur la santé
  7. Nouveau test