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[Test] Coyote S : on craque ou pas ?

On aime
  • Dashcam, boutons physiques, fonctions vocales
On n’aime pas
  • Placement, autonomie, absence de navigation
Verdict :

Le Coyote S apporte un vrai plus avec sa caméra embarquée. Outre l’utilisation de ses vidéos auprès des assurances, c’est surtout sa fonction de réalité augmentée qui est convaincante, tant elle participe à la sécurité de la conduite, de la même manière qu’un affichage tête haute. En revanche, l’autonomie de l’appareil est bien trop juste. Pour achever le tableau, on regrettera que Coyote n’ait pas inclu les fonctions de navigations du Coyote NAV dans ce nouvel appareil. Une prochaine version sera donc sans doute plus aboutie. En attendant, si la caméra ne vous est pas indispensable, orientez-vous vers le Coyote classique ou son équivalent sur smartphone via l’application Coyote à l’abonnement moins onéreux.

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En fin d’année dernière, Coyote avait choisi le Mondial de l’Automobile de la Porte de Versailles pour présenter son nouveau boîtier : le Coyote S. Avec lui, la société française inaugure une fonction « dashcam » à l’aide d’un capteur grand angle situé sur sa face arrière. Une particularité qui nous a donné envie d’en savoir plus. Image 3 : [Test] Coyote S : on craque ou pas ?Spécialiste des avertisseurs de radars assistants d’aide à la conduite, Coyote propose déjà dans sa gamme un Coyote classique à 99 euros. Celui-ci dispose des mêmes équipements que le Coyote S avec un grand écran tactile (un peu plus petit : 3,2” contre 4”), des alertes somnolence ou encore de l’affichage limitations de vitesse.

De son côté, le Coyote S est quant à lui proposé à 199 euros. Une différence de 100 euros avec la version de base. La présence d’une caméra dans ses entrailles justifie-t-elle à elle seule de payer deux fois plus cher son boîtier ?

NB : le Coyote S a subi quelques problèmes à ses débuts. En effet, certains exemplaires pouvaient redémarrer intempestivement. Une mise à jour a été déployée par Coyote en OTA (on the air). Pour vérifier que votre matériel a bien la bonne version du système (1.18).

Oui, pour sa dashcam et la réalité augmentée

La France n’est pas coutumière du fait, mais hors de nos frontières bon nombre de conducteurs sont équipés de dashcam, ces petits dispositifs d’enregistrement qui permettent de filmer les kyrielles d’accidents ou autres phénomènes qui se partagent si facilement sur les réseaux sociaux.

Coyote investit donc un marché quasi inexistant dans l’hexagone avec son Coyote S. Sa caméra embarquée permet de filmer la route qui défile en face du conducteur. Elle ajoute une dimension sécuritaire notable au boîtier. Jusqu’alors, lorsque l’on jetait un coup d’œil sur son assistant, on quittait les yeux de la route un instant. Comme chacun sait, cet instant peut être fatal. Grâce à une fonction de réalité augmentée, les indications du Coyote S s’affichent en superposition de la route filmée en direct. Ainsi, même en consultant ces informations, le conducteur reste en contact avec son environnement et ne perd pas sa concentration.

Image 4 : [Test] Coyote S : on craque ou pas ?Mais la dashcam est avant tout utilisée pour aider à la résolution d’un sinistre, à l’instar d’une boîte noire. Celle du Coyote S est couplée à un accéléromètre. Lors d’un freinage brutal ou d’un choc, les dix dernières minutes de vidéo sont automatiquement enregistrées. Elles peuvent ensuite être prises en compte par l’assurance. Pour l’instant, CoyoteAssure et Amagiz acceptent ce type de preuve. D’autres assureurs devraient suivre.

Non, parce qu’il faut le coller au pare-brise

Si la dashcam est bien un point positif de ce Coyote S, elle est aussi contraignante. Pour une bonne utilisation, elle doit être orientée exactement face à la route. Il faut donc la placée sur une surface plane du tableau de bord, endroit qui n’est pas forcément à portée du conducteur ou qui peut dégrader sa vision de l’écran. Il y a bien un étalonnage de la caméra qui permet d’affiner son angle, mais c’est trop juste. Bien sûr, ce souci n’en sera pas un d’un véhicule à l’autre. Dans notre cas, il a fallu que le boîtier soit près du pare-brise, inatteignable par le conducteur sans se contorsionner.

Oui, parce qu’on peut lui parler

Le placement du boîtier n’est en réalité qu’un demi-problème si l’on utilise sa fonction de reconnaissance vocale. En disant « Activer Coyote », on la met en branle. Il suffit alors de dicter simplement sa commande : zone à risque, ralentissement (ou bouchon), véhicule arrêté, etc. En fait, on peut actionner absolument toutes les alertes et répondre aux demandes en conservant les mains sur le volant. Blagueurs, les développeurs ont ajouté une commande cachée au Coyote S. Pour le mettre en mode silencieux, il faut simplement lui dire « ta gueule », après avoir activé sa reconnaissance vocale, bien entendu.

Image 5 : [Test] Coyote S : on craque ou pas ?
Si ces fonctions vocales sont bien pratiques et fonctionnelles, il est toutefois bon de noter qu’elles risquent de ne pas être opérationnelles dans un univers bruyant. Ainsi, si l’autoradio est allumé ou si le Coyote est utilisé dans un cabriolet, le micro ne reconnaîtra pas bien les instructions. Capoter et baisser le son sont primordiales pour un fonctionnement optimal de la reconnaissance vocale du Coyote S.

Non, parce qu’il n’y a qu’un volume général

Toutes les indications fournies audio par le Coyote S n’ont pas le même degré d’intérêt pour le conducteur. Si l’on peut choisir entre une alerte sonore, vibrante ou silencieuse, il est impossible de régler le volume de chaque information indépendamment les unes des autres. Un seul volume général régit tout. Un souci qui touche également l’activation de la reconnaissance vocale qui émet un bip puissant assez désagréable surtout pour des passagers qui se reposent ou un enfant qui dort.

Non, parce qu’il ne tient pas la distance

Le Coyote S est livré avec un câble miniUSB et un chargeur allume-cigare. Lors de notre test, ce dernier a servi plus que de raison. Coyote promet cinq heures d’autonomie, de quoi voir du paysage défiler. Pourtant, en conditions réelles, nous avons à peine parcouru un trajet Paris-Caen, soit trois heures en comptant les bouchons. Sans utiliser la réalité augmentée, on gagne une petite demi-heure, mais on reste tout de même en-deçà de l’autonomie annoncée.

Image 6 : [Test] Coyote S : on craque ou pas ?