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[Test] Google Home : des débuts plus que prometteurs

Image 2 : [Test] Google Home : des débuts plus que prometteurs
8/10
On aime
  • Excellente compréhension de la voix
  • Pratique pour contrôler ses objets connectés
  • Audio de bonne qualité
  • Prix intéressant
On n’aime pas
  • Peu de services compatibles
  • Pas encore de rappels
  • Pas d'ajout d'événements à l'agenda
Verdict :

Si Google Home se présente avant tout comme un assistant permettant de contrôler vos objets connectés, il n’est pas nécessaire d’en être équipé pour profiter de l’enceinte de Google. Son contrôle à la voix est pratique pour lancer la radio ou chercher un morceau. On regrette cependant que trop peu de services vidéo, hors YouTube et Netflix ne soient compatibles.

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Oui, parce que l’on peut tout commander à la voix

C’est le principe même de Google Home. Comme Amazon Echo, disponible depuis novembre 2014 outre-Atlantique, il s’agit d’une enceinte connectée équipée d’un assistant vocal, en l’occurrence Google Assistant. Seulement, si l’assistant possède le même nom que la version disponible sur smartphones, il est bien plus complet et mieux intégré sur Google Home.

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D’abord au niveau de la compréhension. Il est rare que Google Home ne comprenne pas la requête, ou du moins ne l’entende pas. Que l’on soit juste à côté ou dans une autre pièce, les deux micros de l’enceinte analysent parfaitement notre demande et Google Home va tenter d’y répondre du mieux possible. Par ailleurs, Google Home propose plusieurs fonctionnalités qui ne sont pas disponibles sur la version smartphone et c’est là qu’elle fait très fort. Grâce à l’application, il est possible de renseigner ses différents comptes Deezer, Spotify, Netflix ou Philips Hue et l’enceinte pourra alors lancer de la musique, envoyer une série sur votre Chromecast connecté à un téléviseur ou allumer vos ampoules connectées.

Image 3 : [Test] Google Home : des débuts plus que prometteursA la voix, on peut par exemple demander à Google Home d’allumer une pièce en rouge

On se prend rapidement à tout utiliser à la voix, là où l’on passait précédemment, par défaut, sur les applications de ces différents services. À l’usage, c’est un réel gain de temps et de confort. Par exemple, puisque Philips Hue vous propose de nommer chaque ampoule, mais également chaque pièce, il est possible de demander « Ok Google, éteins la lumière de la table de chevet », ou « Ok Google, baisse la lumière de la chambre ». Pratique également, le service possède une réelle compréhension des expressions idiomatiques. Vous pouvez ainsi formuler votre requête différemment, l’enceinte devrait comprendre le sens global de la demande et non pas analyser les mots les uns après les autres.

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Pratique enfin, la possibilité d’allumer la radio à la voix ou d’avoir le programme de sa journée et les derniers flashs d’actualité conçus par France Info le matin en se levant. Dans l’ensemble, les contrôles sont bien conçus et la navigation à la voix est particulièrement agréable, du moins quand l’enceinte est dans la capacité de répondre à la demande.

Non, parce que les services intégrés sont encore limités

La fonction « créer un rappel » n’est pas encore disponible, pas plus que le fait d’ajouter des événements à son agenda, ni la possibilité de lancer Netflix depuis un téléviseur Android TV sans passer par une clé Chromecast ou encore de naviguer dans les menus de son téléviseur.

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Image 6 : [Test] Google Home : des débuts plus que prometteursC’est bien le souci de Google Home, l’enceinte reste très dépendante des développements des services partenaires. S’ils sont nombreux au lancement, on se retrouve tout de même assez rapidement limité par l’absence de compatibilité de certains services comme Twitch, Amazon Video, Molotov ou OCS Go par exemple, pour les photos ou vidéos que l’on souhaiterait lancer sur son téléviseur. C’est bien simple, seuls trois services, dont deux appartenant à Google, sont intégrés en France au lancement : YouTube, Google Photos et Netflix qui, comme on l’a vu, ne fonctionne qu’avec un Chromecast et pas encore avec les téléviseurs Android TV.

Heureusement, l’enceinte se rattrape largement sur les partenariats liés à la domotique (Philips Hue, Netatmo, Nest, Samsung SmartThings) ou les services de streaming musical (Deezer, Spotify, Google Music ou TuneIn pour la radio).

Pour le reste, il faudra patienter et prendre son mal en patience, en espérant que d’autres services choisissent de se tourner vers l’assistant vocal de Google. Un souhait qui semble mal parti puisque, même aux États-Unis, seuls trois services photo et vidéo sont compatibles. On imagine mal Amazon, qui développe l’enceinte concurrente Alexa, travailler sur une compatibilité de Twitch ou d’Amazon Prime avec Google Home.

Oui, parce que le son proposé est plutôt correct

Depuis son lancement outre-Atlantique, Google Home n’est pas particulièrement réputé pour sa qualité audio. C’est peu dire alors que l’on craignait de devoir nécessairement passer par une chaîne Hi-Fi connectée à un Chromecast Audio pour bénéficier d’un bon son. Finalement il n’en est rien.

Bien évidemment, le son du Google Home est loin d’être exceptionnel, en raison notamment de son format compact, mais il n’a pas à rougir face à de nombreuses enceintes Bluetooth nomades commercialisées au même tarif. Il faut dire que l’enceinte intègre un transducteur de 5 cm ainsi que deux radiateurs passifs pour les basses, le tout faisant le tour de l’enceinte. Résultat, on profite d’un son de bonne qualité à peu près partout autour de l’enceinte, même si les aigus et les médiums sont particulièrement directifs. De la même façon, l’enceinte ne bénéficie pas d’un son stéréo puisque les deux canaux sont restitués par le même transducteur.

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Dans l’ensemble, on notera d’ailleurs que ce sont largement les bas médiums qui sont mis en avant. Les voix sont très bien restituées, au détriment des sons les plus aigus, avec des basses assez puissantes, mais plutôt noyées. Encore une fois, un reproche que l’on peut faire à de nombreuses enceintes compactes, parfois vendues au même tarif de 150 euros.

On notera enfin, pour ceux qui souhaitent profiter d’un son de meilleure qualité, qu’il est tout à fait possible d’utiliser Google Home comme un simple relai et de lui demander de jouer la musique sur une autre enceinte, connectée à un Chromecast Audio ou qui intégrerait directement la technologie Google Cast Audio.

Image 8 : [Test] Google Home : des débuts plus que prometteursL’enceinte est à peine plus haute qu’un verre à eau

Oui, parce qu’elle est discrète

Le moins que l’on puisse dire, c’est que l’enceinte de Google est discrète. Avec son gabarit particulièrement compact, elle ne mesure que 14 cm de hauteur et 9,6 cm de diamètre. Autant dire que l’on peut la poser à peu près n’importe où sans qu’elle ne soit particulièrement dérangeante. On ajoutera également que Google propose plusieurs coques en plus de la grise fournie directement avec l’appareil, afin de la personnaliser. Bien qu’elles ne soient pas encore disponibles, on peut ainsi ajouter une base noire ou cuivre en fonction de la décoration de son intérieur.

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Au niveau du design également, l’enceinte ne fait pas dans les fioritures. Elle est dotée d’une seule prise d’alimentation, obligatoire puisque l’enceinte n’est pas nomade et ne dispose pas de batterie. Et c’est tout. Le seul bouton physique permet quant à lui de désactiver le microphone à des fins de respect de la vie privée, si vous craignez que Google Home ne vous écoute en permanence, même en dehors de l’activation avec « Okay Google ».

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Enfin, tous les contrôles peuvent se faire à la voix pour monter ou baisser le volume, ou mettre une musique en pause, mais l’enceinte dispose également d’une surface tactile. Ainsi, en faisant un mouvement circulaire dans le sens des aiguilles d’une montre, on va monter le son, et le diminuer dans le sens inverse. Enfin, en touchant une seule fois la surface tactile, l’enceinte va comprendre qu’elle doit mettre la musique en pause ou la relancer.

Bref, l’enceinte est particulièrement compacte, conçue pour être utilisée à la voix, mais ne se prive pas de quelques contrôles tactiles pour ceux qui le préféreraient.

Oui, parce qu’elle n’est pas chère

Finalement, le principal intérêt de Google Home réside dans son tarif très raisonnable compte tenu de ce que l’appareil sait faire. Certes, l’enceinte servira avant tout aux possesseurs d’objets connectés compatibles, comme des ampoules Philips Hue, un thermostat Nest ou un Google Chromecast, mais même en dehors de ses usages domotiques, l’enceinte reste pratique pour la musique, la radio ou les informations du matin à un prix raisonnable.

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À titre de comparaison, 149 euros c’est environ le tarif d’une enceinte Bluetooth de bonne qualité. Google Home perd certes l’aspect nomade de ces enceintes, mais se veut bien plus intelligent, va comprendre vos demandes, pourra vous donner vos prochains rendez-vous, répondre à vos questions, lancer une radio ou un titre de musique à la voix ou vous donner les derniers flashs d’actualité.

Quelque part, à ce tarif-là, l’aspect domotique de l’enceinte reste du bonus. Enfin, rien n’empêche, une fois Google Home acheté, de s’équiper en ampoules connectées afin de se lancer dans la domotique tant son usage est simplifié grâce à l’appareil de Google.