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[Test] OnePlus 3, le Flagship Killer n’a jamais aussi bien porté son nom

Image 2 : [Test] OnePlus 3, le Flagship Killer n'a jamais aussi bien porté son nom
9/10
On aime
  • Un design réussi
  • Des performances de haut niveau
  • Une batterie qui se charge rapidement
On n’aime pas
  • Les photos en basse-luminosité
Verdict :

« Flagship killer » (tueur de haut de gamme), c’est ainsi que les OnePlus se présentent. Avec le OnePlus 3, ce surnom est plus que jamais mérité.. Ses performances sont de très haut niveau, même si l’on regrette son écran Full HD pour la réalité virtuelle. Son design est très réussi, même s’il n’est pas révolutionnaire. Son capteur photo est une réussite tant que l’on évite l’obscurité. Pour autant, toutes ces nuances s’estompent dès que l’on mentionne son prix : 399 euros. Toute concurrence s’efface alors et lui laisse le champ libre, pour conquérir ceux qui souhaitent un appareil Android convaincant sans avoir à se ruiner.

plus

L’histoire de la jeune marque chinoise OnePlus est jusqu’à maintenant exemplaire. Depuis son premier téléphone, le One Plus One, sa communication est savamment orchestrée, ses produits sont particulièrement réussis et sa communauté est consciencieusement entretenue. Sa distribution a longtemps été maitrisée au téléphone près, grâce à un système d’invitation qui au passage en a profité pour rendre un peu plus exclusifs ses appareils, dont la principale force réside dans un rapport qualité/prix aguicheur. Pour son troisième modèle haut de gamme, OnePlus se jette sur le ring en abandonnant le système d’invitation, mais en s’armant d’un appareil qui n’a jamais semblé aussi réussi.

1 – Oui, pour son design réussi

Image 3 : [Test] OnePlus 3, le Flagship Killer n'a jamais aussi bien porté son nom

Le OnePlus 3 est le premier modèle de la marque a embrasser un design tout en métal. Le résultat est tout simplement excellent, au point qu’une marque comme HTC ne le renierait pas. La façade arrière n’est d’ailleurs pas sans rappeler la gamme des One du constructeur taïwanais, autant dans le placement des bandes d’antennes que du capteur photo.

Malgré son grand écran de 5,5 pouces (qui occupe 73,1% de la façade avant, une belle performance), les dimensions du smartphone sont exemplaires. L’épaisseur est de seulement 7,35 mm, et son poids se limite à 158 grammes. Une sacrée amélioration par rapport au OnePlus 2, qui culminait à 9,9 mm d’épaisseur et 175 grammes.

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Par ailleurs, on retrouve le bouton central qui fait office de lecteur d’empreintes digitales, dont les performances ont progressé par rapport au modèle précédent, pour se rapprocher de ce que proposent les Galaxy S7 de Samsung ou G5 de LG. Enfin, un port USB Type C est de la partie, ce qui n’est plus une surprise puisque le OnePlus 2 en était déjà pourvu.

2 – Oui, pour son écran (qu’il faudra quand même régler)

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Malgré une taille inchangée, l’écran du OnePlus 3 représente une évolution pour la marque. Tout d’abord, la technologie utilisée passe du LCD à l’AMOLED, une première sur un haut de gamme de la marque. Le OnePlus X, modèle d’entrée de gamme, y était également passé récemment. OnePlus a apposé le préfixe « Optic » à la technologie, pour signifier une colorimétrie spécifique et à vrai dire, il aurait pu s’en passer.

La fidélité des couleurs n’est en effet pas au niveau de la concurrence qu’elle espère tenir en respect, à l’instar du Galaxy S7. Heureusement, une mise à jour va rapidement corriger cela (numérotée 3.1.4), permettant de passer l’affichage en sRGB, une option néanmoins cachée dans le menu des réglages de développeurs. Les couleurs devraient alors être bien plus équilibrées.

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Seul bémol : ce mode devra être réactivé après chaque redémarrage. Culminant toujours à 5,5 pouces, l’écran propose une définition Full HD, soit 1 920 x 1 080 pixels. Un choix légitime pour l’expérience utilisateur au quotidien, tant la différence de finesse perceptible à l’œil nu avec le Quad HD (2 560 x 1 440) n’est pas significative.

Toutefois, compte tenu de l’importance que prend la réalité virtuelle ces derniers mois, notamment pour la marque qui a dévoilé son produit lors d’une conférence de presse diffusée en VR, ce choix pourrait être limitant pour l’avenir. Les casques de réalité virtuelle ont en effet besoin d’une haute définition pour proposer une qualité d’image satisfaisante aux deux yeux. C’est d’autant plus dommage que la configuration matérielle aurait pu autoriser la montée en résolution sans craindre de ralentissement.

3 – Oui, pour ses performances ahurissantes

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La fiche technique du OnePlus 3 n’a strictement rien à envier aux ténors du genre. La marque renouvelle sa confiance en Qualcomm, en équipant l’appareil du dernier Snapdragon 820, une puce haut de gamme qui peuple la plupart des hauts de gamme du moment, de HTC à LG. Pour l’accompagner, pas moins de 6 giga-octets de mémoire vive sont implantés ! Une quantité qui, à défaut d’être totalement inédite, a de quoi faire ouvrir grand les yeux.

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Dans les faits, les performances sont de très haute volée, même si cela est moins imputable aux 6 Go de mémoire vive qu’à la combinaison d’une définition Full HD et du Snapdragon 820. En effet, il est rapidement apparu aux bidouilleurs qui se sont plongés dans les entrailles du OnePlus 3 que la totalité de la RAM n’est pas systématiquement utilisée, a priori afin de préserver l’autonomie de l’appareil. Seules quelques applications peuvent alors en profiter, à l’instar de l’appareil photo.

L’attitude est finalement cohérente lorsque l’on se penche sur l’autonomie. Une batterie de 3 000 mAh est de la partie, soit 300 mAh de moins que le OnePlus 2. La journée d’utilisation est largement dépassée, mais il n’est pas question de venir tutoyer le Galaxy S7 edge. À la place, on se console avec un dispositif propriétaire de chargement rapide appelé « Dash », qui s’avère particulièrement efficace notamment même lorsque l’on continue à utiliser l’appareil en même temps.

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Récupérer 60% de la batterie ne demande ainsi que 30 petites minutes et la chauffe de l’appareil est tout à fait maitrisée, notamment pendant le processus de charge, ce qui rend son utilisation agréable en toute condition.

4 – Oui et non, pour son capteur photo qui souffle le chaud et le froid

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Le OnePlus 3 est équipé d’un nouveau capteur photo 16 mégapixels, un module Sony IMX 298 que l’on a déjà pu découvrir sur le Huawei Mate 8 par exemple. L’ouverture s’établit à f/2.0 et les photosites mesurent 1,12 micron. Ces valeurs sont bien inférieures à ce que l’on trouve sous le capot des Galaxy S7 de Samsung (f/1.7, 1,4 micron) ou HTC 10 (f/1.8, 1,34 micron).

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Ces différences ne sont pas vraiment perceptibles dans les clichés capturés dans des conditions lumineuses. Tant que la lumière est présente, les résultats sont franchement convaincants avec beaucoup de détails et des couleurs réalistes. Par contre, dès que la lumière vient à manquer, cette différence saute aux yeux.

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Le OnePlus 3 perd alors tous ses moyens et ne parvient à offrir que des clichés moyens, à peine lisibles. En vidéo, le le capteur peut enregistrer des clips en 4K, limités à 10 minutes. Une limite qui se retrouve sur de nombreux autres appareils, au même titre que le S7 notamment. Enfin, en façade, un capteur de 8 mégapixels est installé, offrant des clichés de qualité, plein de détails et avec des couleurs fidèles, capables de filmer en 1080p.

5 – Oui, pour OxygenOS, un Android sans fioritures

Android est aux commandes du dernier OnePlus, mais dans une version modifiée qui porte le nom d’OxygenOS. Livrée dans sa version 3.1, elle a la particularité d’être basée sur la dernière version d’Android, à savoir Marshmallow 6.0. Les différences sont mineures à vrai dire. L’interface est identique, mais quelques améliorations sont de la partie.

Par exemple, utiliser des gestes sur l’écran éteint pour lancer automatiquement certaines fonctionnalités, personnaliser la couleur de la LED de notification selon ses usages et applications ou passer l’interface dans une couleur sombre plutôt que claire, ainsi que la présence d’un mode nuit pour soulager les yeux de la lumière bleue une fois la nuit tombée.

Pour le reste, tous les points forts de l’OS sont au rendez-vous, de la fluidité à la stabilité en passant par les innombrables applications disponibles dans le Play Store de Google.

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