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[Test] Sony PS Vita : 10 raisons de craquer (ou pas)

Image 1 : [Test] Sony PS Vita : 10 raisons de craquer (ou pas)

Introduction

Sony n’a pas vraiment surpris son monde en dévoilant la PS Vita, le 27 janvier 2011. Pourtant, de nombreux amateurs de consoles portables se sont montrés curieux lors de sa sortie en décembre dernier au Japon. Vendue à plus d’un demi-million d’exemplaires au pays du Soleil Levant (au 28 janvier 2012), elle s’apprête à débarquer en Europe le 22 février 2012. Cette console portable devrait supplanter la PSP et répondre à la vague de jeux pour smartphones qui cannibalisent le jeu portable depuis plusieurs mois.

Écran tactile, qualité des graphismes, puissance de l’appareil, accès à tout l’univers Sony Entertainement (Vidéos, musique, etc.), la Vita possède un certain nombre d’atouts en sa faveur. Mais la dernière née de Sony peut-elle rivaliser avec les tablettes et autres smartphones ? Voici nos 10 raisons d’aimer ou détester la PS Vita.

Image 2 : [Test] Sony PS Vita : 10 raisons de craquer (ou pas)

Un écran haut de gamme

Le premier atout de la Vita réside dans son écran. Sony a tiré les leçons du cinglant échec du Xperia Play, un smartphone doté des touches PlayStation. En raison d’un écran trop petit, de faible qualité, l’appareil n’a jamais trouvé son public. Celui de la Vita prend une longueur d’avance sur tout ce qui se fait actuellement : OLED, 5 pouces (960 x 544 pixels), tactile, il offre des couleurs impressionnantes (16 millions de couleurs annoncées) et une définition qui se rapproche de celle de la PS3. Le résultat est véritablement bluffant, même si on regrette parfois des couleurs un peu trop vives, comme cela est par exemple le cas avec l’écran du Samsung Galaxy SII.

Image 3 : [Test] Sony PS Vita : 10 raisons de craquer (ou pas)

Deux véritables joysticks

La PSP a rencontré un succès probant notamment grâce à ses touches PlayStation. Désormais obsolète, l’ancêtre de la Vita a laissé sa place à une console complète côté boutons : flèches directionnelles, touches actions (Triangle, Croix, Rond, Carré), deux touches au niveau des index et surtout deux véritables joysticks. Comme sur la manette de la PS3, il est désormais possible de prendre facilement le contrôle de personnages en vue à la première ou à la troisième personne. Le déplacement en 3D s’effectue plus naturellement et les commandes plus fluides. D’un point de vue général, on regrette cependant une course un peu courte sur toutes les touches et la taille réduite des joysticks. Notons également l’absence de bouton d’action (une pression sur les joysticks) comme cela est le cas sur la manette PS3.

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Des jeux de qualité

Si la PSP fait désormais partie du passé, c’est notamment en raison de la puissance limitée de son processeur, qui empêche le développement de jeux de qualité. Avec le Cortex A9 quadricoeur d’ARM, voici la PS Vita quasiment au niveau de la puissance d’une PS3. Couplé à 512 Mo de RAM et à 128 Mo de mémoire vidéo, la console est capable d’assumée une qualité de jeux actuellement inégalable (hors consoles de salon). Si peu de jeux sont pour le moment disponible pour s’en assurer, Uncharted : Golden Abyss et WipEout 2048 sont les deux premières claques visuelles de la Vita. Des couleurs chatoyantes, une 3D dont pourrait se montrer fière la PS3 et une modélisation à couper le souffle, autant d’atouts de taille. Mention spéciale pour l’utilisation de la caméra arrière de la Vita, notamment pour planter le décor de certains jeux comme Reality Fighters. Une bonne idée exploitée avec justesse.

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Un son enfin à la hauteur

Qui a dit que les appareils portables ne rimaient jamais avec une bonne qualité du son ? Sony avait déçu avec la PSP, indigne de la qualité audio dont est capable la marque japonaise. La Vita nous a bluffé par la finesse de son proposée, aussi bien en haut-parleurs qu’avec un casque. Sans casque, l’effet 3D est efficace grâce à une théâtralisation efficace. Pour ceux qui préfèrent se la jouer solo, le rendu est encore meilleur au casque ou avec des écouteurs. La stéréo a été travaillée sur de nombreux titres notamment Uncharted : Golden Abyss. On a également apprécié les musiques dans WipEout 2048, même s’il sera difficile d’égaler la playlist du tout premier épisode sorti sur PlayStation, PC et Saturn.

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Une console liée à la PS3

La PS Vita n’est pas une simple console portable, elle est également le prolongement de la PS3. Du moins, c’est ce que Sony met en avant pour son dernier né. Via la fonctionnalité Cross Play, il est possible de participer aux mêmes sessions multijoueurs, en compétition comme en coopération, lorsque les deux supports sont à proximité. Pour cela, il faudra relier les deux consoles, puis l’infrastructure des recherches réseau se configure automatiquement entre les supports. Par exemple, pour WipEout 2048, un joueur pourra lancer une course sur l’une des consoles et défier un autre sur PS3. De même, il sera possible de commencer une course sur sa PS3, la continuer sur sa PS Vita et revenir sur sa console de salon. Enfin la PS3 peut également servir de passerelle pour transformer la PS Vita en écran externe pour la console de salon. L’idée est d’offrir une autre perspective de jeux au détenteur de Vita, par exemple lorsqu’il s’agit d’un jeu en coopération. Des fonctionnalités bluffantes qui ouvrent de nouvelles possibilités de multijoueurs.

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L’écran tactile

Attendu sur le terrain des jeux tactiles, Sony ne pouvait passer à côté de cette fonctionnalité présente désormais sur tous les terminaux mobiles. L’idée pour la PS Vita était de réussir le pari raté avec le Xperia Play : inclure les touches tactiles dans des jeux de type console. Le pari est en partie réussi, notamment pour des jeux comme Uncharted, qui exploitent à merveille la partie tactile. Malheureusement, Sony n’a pas cru bon d’offrir la possibilité de paramétrer cette partie. Une partie des joueurs souhaitera exploiter uniquement l’écran tactile pour se déplacer lors des phases de plateformes, d’autres sont habitués aux touches classiques. Le mélange des deux laisse parfois perplexe, notamment lorsqu’il s’agit de passer d’une utilisation à l’autre dans un court laps de temps. Le meilleur test devrait cependant se trouver dans l’importation de jeux totalement tactiles (issus d’iOS, Android ou autre OS mobile) sur la dernière console portable pour se montrer catégorique. Cependant, pas sûr qu’Angry Birds fera vendre une PS Vita.

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Détenteurs d’UMD, sortez le portefeuille

Il y a ceux qui achètent chaque nouvelle console qui sort et les autres, qui économisent de longs mois pour craquer pour le tout dernier modèle. Pour les utilisateurs de la PSP de la première heure qui souhaitaient exporter leurs UMD sur la nouvelle venue de Sony, il faudra sortir le portefeuille. Via le système UMD Passport, un accès est proposé aux versions dématérialisées, à un prix oscillant entre 5 € et 22 €. Une mauvaise nouvelle quand certains jeux coutaient déjà près de 50 € à leur sortie sur PSP. Cerise sur le gâteau, tous les jeux PSP ne sont pas disponibles : seulement une liste de 200 titres ont été communiqués.

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Un catalogue de jeux trop pauvre

Qu’est-ce qui caractérise une bonne console avant tout ? Son catalogue de jeux. Or les éditeurs ne se précipitent pas pour annoncer le développement de jeux propres à la nouvelle console portable de Sony. Bien sûr le constructeur met les bouchées doubles pour mettre en avant les titres phares de la Vita (Uncharted, KillZone, Call Of Duty Modern Warfare, Resistance ou encore Assassin’s Creed) mais la plupart sont édités par Sony même. Il semblerait que les développeurs se soient d’ores et déjà tournés vers les plateformes mobiles ou bien les consoles de salon pour envisager l’avenir du jeu vidéo. Les mois à venir seront cruciaux pour Sony, qui doit croiser tous ses doigts pour espérer l’arrivée massive de véritables hits du jeu vidéo.

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Des temps de chargement infini

La PS Vita est sensée rivaliser avec sa soeur ainée en termes de puissance, selon les chiffres annoncés sur le papier par Sony. Malheureusement, les temps de chargement ne semblent pas bénéficier de cette puissance matérielle. En effet, entre le moment où le joueur lance la console et celui où il peut effectivement jouer au titre choisi, le laps de temps est incroyablement long. Bien sûr, cela dépend du jeu, de son poids et de la qualité de celui-ci. L’exemple le plus flagrant, une fois n’est pas coutume, reste celui d’Uncharted : Golden Abyss. Lorsque la console est totalement éteinte, pour commencer à jouer réellement, il faut compter un peu moins de deux minutes. Fort heureusement, Sony a conservé son système de mise en veille de la PSP, qui permet de reprendre un jeu exactement où on l’avait laissé d’une simple pression sur la touche Power. On peut cependant craindre le pire pour certains jeux qui n’auront pas été optimisés.

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Un prix de lancement trop élevé

La question revient pour chaque nouvelle console. Combien sont prêts à payer les amateurs de jeux vidéo pour une nouvelle console ? Ici, il faudra débourser 249€ pour la version WiFi de la PS Vita. Pour la version 3G, il faudra compter 50 € de plus. Pour rappel, même s’il est difficile de placer les deux appareils sur le même plan, un iPod Touch 8 Go est vendu 199€. Sauf que l’AppStore possède plusieurs dizaines de milliers d’applications et jeux. Comme la 3DS, la PS Vita est lancée trop chère. Mais une baisse de prix devrait intervenir, logiquement, dans les mois à venir voire en 2013. Sans quoi, Sony pourrait perdre son pari.

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PS Vita : une PS3 de poche ?

Très attendue, la PS Vita offre un premier aperçu mitigé. D’un côté la dernière console de Sony impressionne grâce à son écran OLED, à ses deux joysticks et à ses possibilités avec la PS3, d’un autre l’exploitation du tactile laisse à désirer, le catalogue de jeu est trop faible pour le moment et son prix de lancement trop élevé. La console portable du constructeur nippon va devoir cravacher dur pour concurrencer la Nintendo 3DS qui, après un départ mitigé, caracole en tête de vente des consoles portables. En attendant, les prochains détenteurs de PS Vita peuvent se vanter de posséder une mini PS3 dans la poche.