Accueil » Test » [Test] Wiko Darkfull : fausse bonne affaire ?

[Test] Wiko Darkfull : fausse bonne affaire ?

1 : Wiko, mousquetaire des smartphones 2 : Un design sans fioritures 4 : Capteur photo : bien, mais peut mieux faire 5 : Android à dos d’escargot 6 : L’enfer est pavé de bonnes attentions

Performances : le ramage ne se rapporte pas à son plumage

Image 1 : [Test] Wiko Darkfull : fausse bonne affaire ?La performance est un point crucial des smartphones sous Android, surtout lorsque l’on parle de téléphone « accessible » d’un point de vue tarifaire. En ce qui concerne les fiches techniques, mieux vaut ne pas se laisser berner par les gros chiffres. Dans le cas de ce Wiko, appareil chinois oblige, la partie matérielle est assurée par un fournisseur local : MediaTek, avec un processeur quad core cadencé à 1,5 Ghz.

La fréquence est certes suffisante sur le papier, mais on ne peut en dire autant du type de cœur ! Il s’agit d’ARM Cortex A7, qui n’est peut-être pas gourmand, mais il n’est pas spécialement véloce non plus. La même déception se retrouve du côté de la puce graphique. Le GPU Power VR SGX544 n’est clairement pas un foudre de guerre. Ces « a priori » sont malheureusement avérés dans les benchmarks.

Image 2 : [Test] Wiko Darkfull : fausse bonne affaire ?
Image 3 : [Test] Wiko Darkfull : fausse bonne affaire ?
Image 4 : [Test] Wiko Darkfull : fausse bonne affaire ?

Image 5 : [Test] Wiko Darkfull : fausse bonne affaire ?
Image 6 : [Test] Wiko Darkfull : fausse bonne affaire ?

Image 7 : [Test] Wiko Darkfull : fausse bonne affaire ?

À la rigueur, qu’un téléphone ne soit pas une flèche dans les tests, ce n’est pas forcément rédhibitoire selon le type d’utilisation. Tout le monde n’a pas vocation à jouer pendant des heures. Pour naviguer sur le web, lancer différents services de messagerie ainsi que quelques applications, des performances moyennes suffisent. Seulement, ce ne sont pas les 2 Go de mémoire vive du Darkfull qui parviendront à compenser le manque de puissance.

L’appareil s’avère souvent lent, autant dans les menus du système (livré « brut », donc sans surcouche), que dans les programmes et les jeux. Même Asphalt 7, pourtant installé d’office sur l’espace interne (16 Go, non extensibles) par Wiko, est injouable à cause des trop nombreux ralentissements.

Image 8 : [Test] Wiko Darkfull : fausse bonne affaire ?La partie communication n’est pas vraiment mieux lotie. La principale surprise concerne les réseaux mobiles. Alors que le Darkfull se veut être le fleuron de la marque, comment est-ce possible qu’il ne soit pas compatible avec la 4G ? La nouvelle norme est probablement le sujet le plus chaud du secteur depuis la rentrée et devrait se généraliser à vitesse grand V, preuve en est de Bouygues Telecom qui a ouvert la 4G à la majorité de ses abonnés. Ici, il faut se contenter du Dual Carrier dans le meilleur des cas (42 Mbit/s). La seule note positive est le support de deux cartes SIM, pratique pour les voyageurs.
 

Verdict : La puissance de ce Wiko est clairement son talon d’Achille. Jouer ne sera possible qu’au sacrifice de la qualité ou pire, de la fluidité, tandis qu’il ne faut pas adopter une utilisation trop intensive du système sous peine de subir des ralentissements récurrents. Enfin, l’absence de la 4G est tout simplement incompréhensive pour un téléphone de ce type, même à ce prix.

Sommaire :

  1. Wiko, mousquetaire des smartphones
  2. Un design sans fioritures
  3. Performances : le ramage ne se rapporte pas à son plumage
  4. Capteur photo : bien, mais peut mieux faire
  5. Android à dos d’escargot
  6. L’enfer est pavé de bonnes attentions