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Tests PCR : les prélèvements buccaux sont aussi fiables, prouve une étude allemande

Alors que les tests RT-PCR avec prélèvement nasopharyngé sont le gold standard pour dépister la COVID-19, des chercheurs étudient d’autres alternatives. Une étude allemande a trouvé des cas positifs de COVID-19 en analysant des échantillons obtenus par gargarisme.

La pandémie de coronavirus sévit dans le monde depuis près d’un an et demi. Que ce soit pour des tests antigéniques ou RT-PCR, la méthode de prélèvement reste la même. Malgré des essais d’autres méthodes, comme celle des chiens renifleurs, le prélèvement nasopharyngé, bien que désagréable, est le standard actuel. Plusieurs pays s’intéressent à des méthodes prélèvements mieux tolérées, comme les gargarismes. Des chercheurs en biologie de l’Université de Konstanz en Allemagne ont obtenu des résultats concluants.

L'étude allemande montre une fiabilité des résultats avec un prélèvement par gargarisme -  Crédits : Pexels
L’étude allemande montre une fiabilité des résultats avec un prélèvement par gargarisme – Crédits : Pexels

Une méthode moins douloureuse pour le patient et qui expose moins le personnel soignant

Des chercheurs allemands de l’Université de Konstanz ont réalisé une étude sur 80 personnes. Ces sujets présentaient tous des symptômes respiratoires, ou étaient cas contact de personnes atteintes du coronavirus. Ils ont trouvé 26 cas positifs au coronavirus en analysant des prélèvements nasopharyngés. L‘analyse des prélèvements par gargarismes ont donné les mêmes résultats.

Le gargarisme est plus simple à réaliser et moins douloureux pour le patient. En effet, le prélèvement peut être réalisé directement par le patient, et le professionnel de santé pour surveiller la réalisation du geste à travers une vitre. Une fois prélevé, l’échantillon doit être mis dans un tube à essai contenant une poudre qui permet d’améliorer la conservation de l’échantillon. Enfin, un détail important: il ne faut pas manger ou boire dans les 15 minutes qui précèdent le prélèvement.

Cette méthode pourrait remplacer les prélèvements nasopharyngés. Le Dr Hauck, de l’Université de Konstanz explique que certaines personnes doivent faire des tests régulièrement. Par exemple, les étudiants du campus font des tests deux fois par semaine. Même si les vaccins à ARN messager permettent de réduire le risque d’infection de manière significative, les tests RT-PCR sont encore largement répandus. Les prélèvements par gargarisme permettraient de simplifier ces procédures de test. Les résultats de l’étude soutiennent l’idée qu’un moyen de prélèvement moins douloureux pour les tests PCR est possible.

Source: Science Daily