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Thales prêt à prendre le contrôle de Gemalto pour 4,8 milliards d’euros

Image 1 : Thales prêt à prendre le contrôle de Gemalto pour 4,8 milliards d’euros

Le processus d’appel d’offre pour Gemalto survient après une année difficile pendant laquelle les avertissements concernant les résultats de l’entreprise franco-néerlandaise ont porté un coup sévère à la valeur de l’action tandis que l’entreprise tentait de délaisser le marché (en ralentissant) des cartes SIM pour se concentrer sur les services de sécurité tels que le cryptage des données et les passeports biométriques.

“Il s’agit d’un projet fantastique”, affirme Patrice Caine, PDG de Thales, aux journalistes ce dimanche. “Dans le domaine numérique, Gemalto et Thales sont comme des jumeaux.” Le PDG a déclaré que le montant de son enchère s’élevait à 5,6 milliards d’euros incluant 800 millions de dettes en plus de son offre pour les actions.

Atos, qui était en concurrence avec Thales pour le rachat de Gemalto, a vu son offre rejetée cette semaine et a déclaré que la compagnie ne surenchérirait pas. La direction ne ferme cependant pas la porte des négociations, dans le cas (peu probable) où l’accord ne se conclurait pas avec Thales. En effet, le prix d’achat par part selon l’offre de Thales s’élève à 51 euros, alors qu’Atos proposait de racheter l’action à 46 euros pièce.

La fusion des activités numériques de Thales et de Gemalto créerait une entreprise qui rejoindrait d’office le Top 3 mondial des sociétés du secteur de la sécurité numérique.

Christophe Castaner, Délégué général du parti présidentiel français “La République en Marche”, a déclaré à France 3 que “l’accord était en bonne voie”. En effet, l’état français est le plus gros actionnaire de Thales, tandis que la banque Bpifrance, détenue par l’état, est le deuxième plus gros actionnaire de Gemalto. Nul doute que l’État français voit la transaction d’un oeil bienveillant.

Thales déclare ne pas prévoir de licenciement ou de pertes d’emploi au moment du rachat et s’est engagé à maintenir l’emploi sur les sites Gemalto français jusqu’à la fin 2019. Les syndicalistes de Gemalto soulignent cependant que l’annonce ne parle pas de l’activité de puces électroniques. Brice Barrier, représentant UNSA, le plus gros syndicat chez Gemalto, déclare qu’il appellerait Gemalto à abandonner le plan de suppression de 288 postes en France.