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Trous noirs : aidez les astronomes à en découvrir de nouveaux

Il y a quelques jours était lancée l’initiative LOFAR Radio Galaxy Zoo, un projet de science participative mettant les internautes à contribution dans la recherche de trous noirs supermassifs grâce à l’analyse des données du radiotélescope LOFAR, le plus grand au monde.

Image 1 : Trous noirs : aidez les astronomes à en découvrir de nouveaux
Crédit : ESA / C. Carreau / ATG Medialab

Pour ceux qui s’intéressent à l’Espace, particulièrement aux trous noirs qui pourraient finalement avoir un écho, le projet LOFAR Radio Galaxy Zoo est l’occasion idéale d’aider la science. Contrairement à des projets comme SETI qui vient de s’associer aux 28 radiotélescopes VLA, ce n’est pas la puissance de calcul qui est recherchée, mais un œil expert.

Analyser les images du ciel pour y chercher des trous noirs supermassifs

L’interféromètre principal, composé de 40 antennes, est situé aux Pays-Bas, mais d’autres antennes sont présentes en Europe. Il analyse les fréquences radio comprises entre 10 MHz et 240 MHz grâce à un ensemble d’antennes omnidirectionnelles dont les signaux reçus sont numérisés, transmis puis combinés afin d’émuler de façon logicielle une antenne conventionnelle de très grand diamètre. Une partie de ce réseau LOFAR se situe à Nançay dans le Cher, au sein de la station de radioastronomie de l’Observatoire de Paris.

Le but du projet est de demander de l’aide aux internautes volontaires afin d’aider l’équipe des 200 astronomes travaillant sur LOFAR a analyser à la main, ou plutôt à l’œil, les 4 millions d’images acquises depuis le début des observations. Il faudra donc analyser les structures complexes afin de déterminer si un trou noir supermassif en est à l’origine, consommant gaz et poussières tout en rejetant de grands panaches de matière énergétique dans l’espace lointain.

Ainsi, le tutoriel fourni explique comment identifier les trous noirs supermassifs, même ceux qui ne devraient pas exister, en allant comparer les contours de zones d’émission radio fournies par LOFAR et les photographies du ciel issues d’autres sources. Grâce aux outils fournis, il sera possible d’analyser une par une les images de la photothèque qui sera attribuée à chaque volontaire. Au moment de l’écriture de cet article, ils étaient déjà plus de 1800 astronomes amateurs à avoir rejoint le projet, contribuant à 126 000 classifications.

Source : Observatoire de Paris