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Trouver de la vie extraterrestre devient moins probable à cause de cette découverte

La recherche de vie extraterrestre est souvent synonyme de recherche d’eau liquide. On pensait que la vie était capable d’y trouver un moyen de survie quelles ques soient les conditions. Visiblement on avait tort.

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Le but des exobiologistes est de trouver des traces de vie sur d’autres planètes, dans l’objectif de savoir si l’on est seuls ou non dans l’univers. Leur premier critère dans ce domaine est la présence d’eau liquide. La vapeur de cette exoplanète ou l’océan de celle-ci pourraient être de bons indice. Pourtant de récentes recherches pourraient bien leur compliquer un peu la tâche.

L’eau liquide ne suffit pas pour garantir la présence de la vie

Les archées, anciennement appelées archéobactéries, sont des organismes unicellulaires qui ont longtemps été confondus avec les bactéries. Si elles peuvent vivre dans les milieux les plus communs tels que le sol, la flore orale ou le nombril humain, elles sont plus connues pour être extrêmophiles, c’est à dire capables de vivre dans les milieux les plus hostiles. On en a découvert certaines capables de survivre à 121 °C,  d’autres à une forte exposition de radioactivité et même visiblement dans l’Espace, des environnements que l’on imaginerait incompatibles avec la vie.

L’idée que ces extrêmophiles pouvaient s’adapter à toutes conditions était un moyen simple pour les exobiologistes d’estimer la présence de la vie sur une planète. Ils suivaient la célèbre phrase du Dr Preston : « La vie semble toujours trouver un moyen de survive dans les endroits où on la pense impossible ». S’il s’y trouvait de l’eau liquide, il était fort probable d’y trouver la vie. Pourtant une étude récente sur notre bonne vieille planète bleue vient noircir quelque peu le tableau.

En effet, après avoir passé la Dépression de l’Afar en Éthiopie au peigne fin, ils n’ont pu y déceler aucun extrêmophile. Il faut dire qu’il s’agit de l’un des endroits les plus impropres à la vie sur Terre. L’eau présente dans cette zone est à la fois extrêmement salée, extrêmement chaude et extrêmement acide. Chaque critère n’est pas en soi suffisant à empêcher les extrêmophiles de s’en accommoder, mais les 3 à la fois semblent être insurmontables. En fait, les critères de salinité et d’acidités semblent mutuellement exclusifs dans la prolifération de la vie. Une mauvaise nouvelle pour les exobiologistes.

Source: NYTimes