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Un chat belge a été testé positif au coronavirus, nos félins sont-ils menacés ?

À la suite d’un voyage en Italie, un chat belge a montré un niveau particulièrement élevé de SARS-CoV-19. Un cas rare, mais pas inédit de transmission de l’Homme vers l’animal. Reste à déterminer si l’animal est seulement porteur ou s’il a réellement été malade.

Les premières traces du SARS-CoV-2 ont été identifiées sur des populations de chauve-souris, et une étude de l’université du Michigan a récemment montré que le pangolin est à l’origine de la transmission à l’Homme. Mis à part un chien hongkongais porteur de traces du virus, la communauté scientifique ignore encore les risques que présentent les animaux domestiques. Le SPF Santé publique, Sécurité de la Chaîne alimentaire et Environnement de Belgique vient de mettre en évidence le premier cas de transmission entre l’Homme et le chat. 

Image 1 : Un chat belge a été testé positif au coronavirus, nos félins sont-ils menacés ?
Crédit : Kishore Ragav Ganesh Kumar / Unsplash

À la suite d’un voyage en Italie avec son propriétaire, un chat a développé les symptômes du Covid-19 avec notamment des diarrhées, des vomissements et des problèmes respiratoires. Les échantillons analysés par le docteur Daniel Desmecht de la Faculté de Médecine Vétérinaire de Liège ont montré des niveaux particulièrement élevés de SARS-Cov-19 chez l’animal, bien supérieurs à ceux du chien hongkongais. Le chat s’en est néanmoins sorti au bout de neuf jours.

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Quels sont les risques d’une transmission entre l’Homme et le chat ?

Le virologue Steven Van Gucht écarte la possibilité d’une transmission fréquente de l’Homme vers l’animal, mais souligne certaines similitudes entre les récepteurs humains et félins qui permettent au virus de se propager. « La protéine ACE2 féline ressemble à l’homologue ACE2 humain, qui est très probablement le récepteur cellulaire utilisé par Sars-CoV-2 pour l’entrée des cellules » précise le virologue. Il ajoute que des cas de transmission ont déjà été constatés durant les épidémies précédentes, notamment le SARS de 2003. Le chat ne représente aucun danger dans la propagation du virus, mais fait plutôt figure de victime collatérale selon lui.

Pour définitivement prouver que l’animal a réellement été malade, il faudra néanmoins attendre qu’il sorte de quarantaine. Une analyse de sang permettra alors de vérifier si son système immunitaire a produit des anticorps pour combattre l’infection.

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Source : Live Science