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Un hologramme 3D grandeur nature relance une enquête sur un viol

À Rotterdam, les forces de l’ordre n’ont jamais retrouvé le coupable d’un viol perpétré en 2010 sur deux adolescentes. Mais un hologramme 3D du suspect a permis de relancer l’enquête.

Image 1 : Un hologramme 3D grandeur nature relance une enquête sur un viol
Le suspect du viol © police de Rotterdam

Les hologrammes permettent de faire revivre numériquement les personnes décédées. Ils peuvent également permettre de décanter des affaires non-élucidées. Comme aux Pays-Bas où la police de Rotterdam a mis au point un hologramme pour identifier le coupable d’un viol. En 2010, un homme inconnu avait agressé sexuellement deux adolescentes en les menaçant avec un couteau alors qu’elles rangeaient leurs vélos. Une troisième fille attaquée avait réussi à s’échapper.

Le coupable n’avait jamais été retrouvé. L’unité spécialisée dans les « cold cases » de la police de Rotterdam espère toutefois remonter sa piste. Pour ce faire, les policiers ont fabriqué un hologramme tridimensionnel grandeur nature du suspect, une première. Celui-ci a été dévoilé à la télévision et dans des centres commerciaux afin de collecter des témoignages.

Hologramme du suspect : déjà 300 dénonciations

Dessin en 2D, reconstitution avec de l’argile, modèle généré par ordinateur… Les hologrammes sont un outil supplémentaire qui pourrait servir quand le suspect n’a pas pu être identifié avec les techniques susmentionnées. « Nous pensons qu’il sera plus facile de le reconnaître car c’est une présentation grandeur nature du suspect. On peut le voir bouger et chaque détail de son corps est visible. Par rapport au dessin que nous avions réalisé, c’est plus facilement reconnaissable pour les gens », indique à Newsweek la porte-parole de la police, Elianne Mastwijk.

La publication de l’hologramme a débouché sur une vague de 300 dénonciations. Après avoir fait des recherches, la police a ciblé 90 personnes qui passeront des tests ADN afin de vérifier s’il y a une éventuelle correspondance avec l’ADN du suspect.

La police néerlandaise est décidément à la pointe de la technologie pour ses enquêtes. Il y a quelques mois, elle avait mis au point le deepfake d’un enfant tué afin d’obtenir de nouveaux témoignages.