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Une étude le confirme : l’armée de trolls de la Russie a influé sur les élections américaines en 2016

La commission permanente du Sénat étasunien dédiée à la surveillance de la communauté du renseignement américaine a publié un rapport synthétisant les résultats de son enquête sur les supposées interférences russes lors des élections présidentielles américaines de 2016. The Washington Post, qui s’est procuré une version de travail du rapport, nous en dévoile les grandes lignes.

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Tout d’abord, cela ne fait plus aucun doute, et, quel que soit leur camp politique, les sénateurs l’affirment : la Russie a bel et bien interféré dans la campagne présidentielle en lançant une énorme campagne de propagande en ligne. L’attaque était massive et se déroulait sur tous les réseaux sociaux qui comptent. L’objectif était de faire élire Donald Trump en discréditant Hillary Clinton et en semant la désinformation.

Pour arriver à ses fins, la Russie a utilisé l’Internet Research Agency (IRA), une compagnie-écran qui est en fait une véritable armée de trolls au service de Moscou. Celle-ci et des agents russes seraient toujours à l’œuvre, en ligne comme sur le terrain, pour soutenir l’actuel président américain. Autre fait très troublant révélé par le rapport : l’électorat afro-américain a eu droit à un traitement très spécial. La Russie a non seulement fait en sorte d’attiser les tensions raciales, mais a en plus convaincu de nombreux électeurs noirs de ne pas aller voter. En effet, il était important de les éloigner des urnes, ceux-ci votant historiquement pour le candidat Démocrate. Il est fort possible que Google, Facebook, Twitter et autres réseaux sociaux qui ont aidé à diffuser ces campagnes de désinformation, soi-disant à leur insu, ne subissent le contrecoup de ce rapport. Et comme ils ont jusqu’à maintenant surtout fait de la rétention d’information, il se pourrait bien que l’heure de la régulation soit arrivée.

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