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Une fusée chinoise s’écrase dans l’Atlantique après une semaine dans l’Espace

Après avoir orbité pendant une semaine autour de la Terre, la fusée chinoise Long March 5B s’est écrasée dans l’Atlantique après sa réentrée dans l’atmosphère faisant de son fuselage le plus gros débris spatial incontrôlé depuis 1991.

Image 1 : Une fusée chinoise s’écrase dans l’Atlantique après une semaine dans l’Espace
Crédits : CASC

La fusée Long March 5B lancée le 5 mai est le premier prototype d’un vaisseau habité de nouvelle génération. Fabriquée à Tianin, elle a été transportée sur l’île d’Hainan au sud de la Chine d’où elle a décollé. Seulement 10 minutes plus tard, l’agence spatiale chinoise (CASC) a déclaré la mission comme étant un succès avec la mise en orbite basse du vaisseau.

Le plus gros débris incontrôlé depuis 1991

Le succès de la mission ouvre ainsi la voie à la station spatiale chinoise. En effet, Launch March 5B a réussi à transporter 22 tonnes de matériel, équivalent à ceux des modules qui seront mis en orbite et assemblés pour former une station. Il n’en fallait pas moins après les échecs de deux décollages en mars et avril. La prochaine mission chinoise aura lieu en juillet avec l’envoi d’un orbiteur et d’un robot sur Mars.

Si le décollage et la mise en orbite du vaisseau ont été des succès, prouvant ainsi que la fusée Long March 5B était capable d’envoyer à 8000 km d’altitude 6 astronautes ou 3 astronautes et 500 kg de matériel, sa réentrée dans l’atmosphère ne s’est pas déroulée comme prévu. Si la capsule a bien fait son retour comme prévu en Mongolie intérieure, le corps de la fusée s’est écrasé dans l’Atlantique au large de la Mauritanie.

Mesurant 30 mètres de long pour 5 mètres de diamètre et pesant plus de 20 tonnes, le corps de Long March 5B est le plus gros débris incontrôlé à faire sa rentrée dans l’atmosphère depuis 1991 et la station spatiale russe Salyut 7. La station Tiangong-1 qui s’est désintégrée en 2011 ne pesait que 8,5 tonnes. Si la plupart des débris sont consumés par la chaleur dégagée, les parties les plus denses peuvent atteindre le sol. Cela est d’autant plus problématique qu’il est très difficile de prédire le lieu d’impact, la physique de la haute atmosphère étant encore mal connue.

Source : Gizmodo