Accueil » Actualité » Une température record de +38°C a été enregistrée en Arctique

Une température record de +38°C a été enregistrée en Arctique

L’Organisation Météorologique Mondiale qualifie la température de plus digne de la Méditerranée que de l’Arctique.

« L’Organisation Météorologique Mondiale a reconnu ce matin une température stupéfiante de 38°C […] dans la ville russe de Verkhoyansk », a déclaré la porte-parole de l’OMM, Clare Nullis. « Il a été enregistré l’année dernière, le 20 juin 2020, et nous l’avons reconnu comme un nouveau record de l’Arctique. »

Le pole nord se réchauffe deux fois plus vite que le reste de la planète - Crédits : Pixabay
Le pôle nord se réchauffe deux fois plus vite que le reste de la planète – Crédits : Pixabay

Alors que la planète se réchauffe rapidement, ce qui se passe dans cette région glacée, où les températures augmentent deux fois plus vite que le reste du globe, affecte de plus en plus les vies dans le monde.

Des conséquences dramatiques pour la Sibérie

Ce pique de chaleur impressionnant n’est que la surface de l’iceberg. L’augmentation des températures moyennes de la région a déjà des conséquences catastrophiques. Selon les données de l’Agence forestière russe, les incendies de forêt en Sibérie ont été les pires depuis le début des enregistrements cette année, détruisant une superficie de plus de 18,6 millions d’hectares de forêt russe rien qu’en 2021.

Cet événement n’a rien d’aléatoire. Il vient confirmer une fois de plus le réchauffement planétaire dont l’homme serait responsable à 99 %. En 2020, il y a eu aussi un nouveau record de température (18,3°C) pour le continent antarctique. Et ce ne sont que des exemples. En vérité ils sont innombrables.

À lire aussi > Changement climatique : l’extinction de l’humanité est-elle en marche ?

L’Arctic Report Card

Cette année se tenait le 16e volume annuel d’observations et d’analyses environnementales originales, évaluées par des pairs. Cet évènement nommé l’Arctic Report Card documente les changements rapides et spectaculaires des conditions météorologiques, climatiques, terrestres et océaniques dans la région polaire. Le constat est accablant.

« Les tendances sont cohérentes, alarmantes et indéniables », a déclaré le chef de la Nationale Oceanic and Atmospheric Administration des États-Unis, Rick Spinrad, présentant les résultats de 111 scientifiques de 12 pays (lors de la conférence de l’American Geophysical Union mardi). L’autre signe symbolique concerne l’Himalaya. « La perte de la grande calotte blanche qui couvrait autrefois le sommet du monde est l’un des indicateurs les plus emblématiques du changement climatique ».

À lire aussi > Changement climatique : l’ONU tire la sonnette d’alarme avant la COP26

Source : Theverge