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Comparatif vélo électrique : quel modèle choisir pour se mettre au VAE ?

Dites au revoir à la voiture et aux transports en commun, et bonjour au vélo à assistance électrique (VAE) ! Le marché des VAE n’a en effet jamais été aussi florissant et il est difficile de se ballader en ville sans croiser un cycliste désormais. Mais comment faire le tri entre les différents modèles ? Retrouvez dans ce guide notre sélection des meilleurs vélo à assistance électrique, ainsi que des réponses aux questions les plus courantes.

Image 1 : Comparatif vélo électrique : quel modèle choisir pour se mettre au VAE ?
Crédit : Moustache Bikes

Il existe désormais deux camps parmi les cyclistes : les adeptes des modèles classiques de vélos, qualifiés par certains de musculaires, un vocabulaire que nous n’aimons pas trop, car les VAE font aussi travailler les muscles, et ceux qui préfèrent les modèles dits à assistance électrique. Un choix que l’on peut facilement comprendre. En effet, si les vélos classiques sont en toute logique plus respectueux de l’environnement et moins onéreux, ils réclament une bonne condition physique et, assez souvent, la prise d’une douche une fois arrivé à son lieu de destination.

Image 2 : Comparatif vélo électrique : quel modèle choisir pour se mettre au VAE ?
Crédit : Bosch

Face à ces désagréments, le vélo à assistance électrique apparaît comme la solution parfaite surtout depuis les infrastructures dédiées se multiplient dans les grandes agglomérations françaises. Mais comment choisir parmi la multitude de modèles disponibles ? Pour vous aider, nous avons sélectionné dans ce guide les meilleurs modèles de VAE.

Si vous recherchez un autre type de transport urbain, n’hésitez pas à vous rendre sur notre guide d’achat consacré aux trottinettes électriques, gyroroues et hoverboards.

Vélos à Assistance Électrique : les dernières actus

Début 2021 : Peugeot lance son modèle de vélo électrique urbain : l’eC01. Décliné en 4 modèles, il annonce une autonomie de 120km, des feux avant et arrière, une béquille, un porte-bagage, etc. Bref, tout ce qu’il faut pour rouler en sécurité en ville. Deux points faibles peuvent cependant en décourager plus d’un. D’abord, son poids : 26Kg. Ensuite, son prix : entre 2099€ pour le moins cher et 3199€ pour la version la plus haut de gamme.

Mai 2021 : Le constructeur Cowboy vient d’annoncer l’arrivée de sa quatrième génération de vélo à assistance électrique urbain. L’arrivée entre guillemets, car si le produit est d’ores et déjà disponible en précommande les premières livraisons ne devraient pas intervenir avant septembre prochain. Si le design extrêmement dépouillé demeure visuellement inchangé, le Cowboy 4 dispose d’un nouveau moteur. Toujours situé dans le moyeu de la roue arrière, il délivre 50 % de couple supplémentaire pour une puissance de 250 W afin de demeurer dans les clous de la législation. Le couple de 45 Nm ne devrait donc pas avoir de mal à animer les 18,9 kg du vélo, un poids plutôt léger pour un VAE. La batterie de 360 Wh permettrait selon la marque d’offrir une autonomie de 70 km. La potence intègre un support compatible avec les coques Quad Lock disponibles pour les smartphones les plus courants, un support qui propose en prime la recharge sans fil. En effet, le vélo ne dispose pas d’écran intégré, mais c’est l’application maison qui est là pour remplacer le tableau de bord. Elle arrive elle aussi dans une nouvelle version proposant la navigation en 3D. Autre nouveauté, le vélo classique est décliné en version ST dont le cadre ouvert est accessible aux personnes mesurant plus de 155 cm contre 170 cm minimum pour le modèle standard. Les deux vélos sont proposés au même tarif soit 2490 € et en différentes couleurs.

Précisons également que l’on vient d’ajouter à notre séleciton le Decathlon B’TWIN TILT 500 E, un vélo abordable au rapport qualité/prix excellent. Découvrez notre avis complet plus bas.

Quels sont les meilleurs Vélos à Assistance Électrique (VAE) ?

Il existe aujourd’hui sur le marché une multitude de vélos à assistance électrique. Des vélos pour tous les budgets et pour tous les besoins. Ils se distingueront par le matériau utilisé pour la fabrication de leur cadre (aluminium, acier ou carbone), par le diamètre de leurs roues, leur transmission… Un ensemble de caractéristiques qui déterminera aussi son usage type : purement urbain ou un peu plus polyvalent… Voici notre sélection de 7 modèles coup de cœur !

Image 4 : Comparatif vélo électrique : quel modèle choisir pour se mettre au VAE ?

Nakamura E-SUMMIT SUV

1899,99€ > Intersport

ON AIME
✅ Design sympa
✅ Moteur central
✅ Connectivité intéressante
✅ Équipement complet
✅ Polyvalence
ON N’AIME PAS
❌ Un peu lourd

Conçu et assemblé en France, le Nakamura E-SUMMIT SUV est comme son nom l’indique un vélo très polyvalent capable d’affronter avec la même sérénité la ville et les petits chemins. Pour cela, il arbore donc une fourche télescopique offrant le confortable débattement de 130 mm, un débattement que ne renieraient pas certains VTT. À l’arrière pas de suspension complexe, mais une tige de selle suspendue pour apporter un petit surcroit de confort. Le cadre affiche une géométrie équilibrée et facile. On se sent bien sur ce vélo et son tube supérieur nettement penché vers l’arrière, on parle de slooping, met en confiance y compris lorsque l’on n’est pas très grand. Cela permet notamment de descendre rapidement du vélo. Pour aller encore plus loin, Nakamura a choisi de développer son propre moteur : le Naka E-POXER MAX, un puissant moteur central offrant un couple de 80 Nm. De quoi affronter tous les reliefs ! La batterie s’intègre totalement au tube diagonal du vélo. Sa capacité est de 460 Wh pour une autonomie supérieure à 70 km en usage courant. La motorisation se pilote au travers d’un petit écran couleur qui rassemble toutes les informations indispensables et permet d’afficher le mode d’assistance utilisé. Pour aller encore plus loin, la firme française a développé l’application NAKA E-POWER pour smartphones iOS et Android. Reliée au vélo via Bluetooth, elle permet d’empêche le démarrage du vélo, de suivre votre activité ou encore d’avoir une estimation ultra précise de l’autonomie restante. La transmission et le freinage signés Shimano fonctionnent à merveille avec changements de vitesse fluides et silencieux ainsi qu’un freinage puissant, mais toujours progressif. Les pneus Hutchinson Python sont à l’aise sur tous les revêtements. Malgré leur cramponnage marqué, ils ne sont pas trop durs à amener sur le goudron. Mention spéciale pour le robuste porte-bagages qui dispose de fixations au standard MIK. Sachez qu’il est homologué 40 kg ! L’éclairage s’il n’est pas particulièrement puissant présente l’intérêt de s’allumer automatiquement avec le moteur du vélo.

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Decathlon B’TWIN TILT 500 E

849€ > Decathlon

ON AIME
✅ Tarif abordable
✅ Qualité globale satisfaisante
✅ Roues de 20 pouces
✅ Batterie intégrée
✅ Confort préservé
ON N’AIME PAS
❌ Poids
❌ Petite batterie, petite autonomie
❌ Système de pliage réclamant un peu de force
❌ Freinage moyen

Un vélo pliant est idéal si l’on ne dispose pas d’un local sécurisé ou si l’on doit effectuer un parcours multimodal. Mais l’offre en VAE pliant n’est pas très développée aux côtés de l’incontournable Brompton très cher. Décathlon par le biais de B’TWIN s’est glissé depuis plusieurs années maintenant dans cette brèche et nous propose le Tilt 500 vendu largement sous la barre des 1000 euros. Ce VAE dispose d’un moteur dans le moyeu de sa roue arrière. Ce moteur n’est pas le plus puissant du marché avec son couple de seulement 26 Nm et sa tension de fonctionnement de 24 V (36 V pour la plupart des VAE actuels). Mais pas de panique, cela suffit pour s’assurer d’un bon rythme sur les parcours peu accidentés. La batterie intégrée affiche une capacité de 187 Wh. Difficile de dépasser les 20 km d’autonomie en usage normal. Le mode Sport viendra logiquement à bout de cette petite batterie en une quinzaine de kilomètres max. En jouant avec les 6 vitesses de la transmission, il est possible de se contenter du mode ECO sur les terrains plats, car le cadre en aluminium est suffisamment rigide pour obtenir un bon rendement. La fourche en acier atténue les vibrations et la selle se montre plutôt confortable. Les roues de 20 pouces sont chaussées de pneus relativement larges (1,75 pouce) : un choix gagnant en termes de polyvalence, car on parvient à conserver le contrôle sur les secteurs pavés. L’équipement est plutôt complet avec un jeu d’éclairage avant et arrière ainsi que des garde-boue. Comme tous les pliants, il n’y a pas de porte-bagages de série. Au chapitre des défauts, notons son pliage qui n’est pas aussi pratique que celui d’un Brompton et son poids important, quasiment 19 kg, qui ne facilite pas sa manipulation lorsqu’il s’agit par exemple de monter les marches d’une station de RER. Le freinage nous a semblé manquer un peu de puissance et il se montre moins à l’aise encore lorsqu’il pleut.

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Gogoro Eeyo 1S

4699€ > Gogoro

ON AIME
✅ Poids extraordinaire
✅ Design époustouflant
✅ Motorisation séduisante
✅ Dynamisme
✅ Qualité de fabrication
ON N’AIME PAS
❌ Quels bugs logiciels
❌ Absence assumée d’équipements urbains
❌ Seulement 10 mm d’ajustement possible pour la selle

Le Gogoro Eeyo 1S est tellement beau et léger que l’on pourrait croire qu’il ne s’agit que d’un prototype destiné à hanter les allées des salons internationaux. Mais le voilà donc effectivement commercialisé en France à un prix certes élevé pour un vélo issu d’une marque inconnue, mais amplement justifié au regard de sa technicité et de sa qualité de fabrication.

L’Eeyo 1S est tout simplement le VAE le plus léger du monde avec seulement 11,9 kg sur la balance seulement ses concepteurs. Sachez qu’il existe des modèles très haut de gamme dépassant les 10 000 € un petit plus légers, mais aussi très exclusifs en termes d’utilisation. Pour parvenir à ce poids, Gogoro fait la part belle au carbone pour la conception du cadre bien entendu, qui présente la particularité de se passer de tube de selle, mais aussi pour les roues, le guidon ou encore la tige de selle ! La marque originaire de Taïwan et dirigée par des anciens d’HTC a développé sa propre motorisation qui prend le nom de Smartwheel. Elle intègre en un seul bloc glissé dans au centre de la roue arrière le moteur de 250 W pour 20 Nm de couple, la batterie d’une capacité de 123 Wh et les différents capteurs utilisés pour gérer l’assistance. Le plateau est relié à la roue libre par une courroie de transmission en carbone/kevlar un choix judicieux qui minimise l’entretien, les risques de salissure et le bruit.

Le système de freinage est plutôt original avec à l’avant un disque mécanique TRP et à l’arrière des freins à patin prenant place sous le vélo.

La position de pilotage est sportive, mais pas trop, la tête étant suffisamment relevée pour anticiper d’éventuels dangers. Pour changer le niveau d’assistance ou avoir une vision du niveau de charge de la batterie, le recours à l’application pour smartphone est obligatoire ce qui peut sembler dommage en certaines circonstances car le vélo ne dispose d’aucun bouton de commande. Le design semble avoir primé sur certains aspects pratiques puisque l’Eeyo 1S se passe de garde-boue, de porte-bagages et de béquille. Pour l’éclairage, il prend la forme d’éléments amovibles plutôt basiques.

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Brompton Électrique

3455€ > Brompton

ON AIME
✅ La facilité de pliage
✅ Sa robustesse
✅ Ses performances
ON N’AIME PAS
❌ Son prix

On ne présente plus la marque anglaise Brompton et ses emblématiques vélos pliants qui ont envahi en masse les rues de Londres puis du monde entier après avoir conquis le cœur des plaisanciers. Brompton se devait de proposer une déclinaison électrique, ce qui est à présent chose faite.

Certes, c’est cher, très cher même puisqu’il faut débourser désormais plus de 3 000 € après une récente augmentation tarifaire, mais on retrouve les qualités propres aux autres vélos de la marque comme la facilité de pliage, une conception astucieuse, une robustesse à toute épreuve avec son cadre en acier et surtout une excellente capacité à rouler malgré de petites roues. Tout ceci boosté par la présence d’un moteur dans le moyeu de la roue avant.

La batterie prend place dans une petite sacoche facile à transporter qui se fixe au-dessus de la roue avant. Ce bloc intègre les commandes de l’assistance et de l’éclairage. Le vélo pliant est idéal à plus d’un titre. Tout d’abord, il résout d’un coup d’un seul la question du vol, car une fois plié, il peut être monté dans votre appartement ou au bureau. Ensuite, il permet à son utilisateur d’emprunter le train ou le RER sans que les autres usagers lui fassent les gros yeux.

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Moustache Lundi 27.5

3899€ > Cyclable

ON AIME
✅ Le design
✅ Qualité de fabrication
✅ Maniabilité exceptionnelle
✅ Equipement complet
ON N’AIME PAS
❌ On cherche encore

Très rapidement la marque française Moustache qui assemble ses vélos dans les Vosges s’est imposée comme une référence en matière de VAE. La très belle histoire a commencé par son emblématique modèle Lundi 26 qui est entièrement revu pour son dixième anniversaire : place au Lundi 27 !

Malgré toutes les évolutions que nous ne manquerons pas de vous livrer, les designers de Moustache ont su conserver les lignes uniques de ce modèle et c’est tant mieux ! Nous retrouvons ainsi le cadre à enjambement bas qui permet de descendre et de montrer très facilement en selle, un mouvement extrêmement fréquent dans le cadre d’une utilisation urbaine. Le phare avant intégré au tube de direction est également toujours présent.

Pour autant ce cadre est entièrement nouveau. Sa géométrie est adaptée à des roues de plus grand diamètre, elles passent de 26 à 27,5 pouces, qui apportent une plus grande stabilité notamment à grande vitesse. Cependant, le Lundi 27 n’a rien perdu de sa célèbre agilité. Se faufiler dans les rues étroites est un véritable plaisir. Autre révolution, la batterie quitte le dessus du porte-bagages pour s’intégrer à la poutre centrale du cadre. Cependant, elle demeure facilement amovible afin d’être rechargée plus facilement. Selon les versions, la batterie signée Bosch présente une capacité de 400 ou 500 Wh. De quoi assurer au minimum une bonne cinquantaine de kilomètres. Transition toute trouvée pour évoquer la motorisation ou plutôt les motorisations choisies par Moustache. Le 27.1 en entrée de gamme s’appuie sur un moteur central Bosch Active Line Plus tandis que les 27.3 et 27.5 disposent d’un Bosch Performance Line générant davantage de couple. Malgré l’absence de fourche télescopique et de suspension arrière, le confort est d’un bon niveau grâce à la présence de gros pneus qui vont filtrer les vibrations et les petits chocs et d’une tige de selle suspendue. Le freinage est confié à des disques hydrauliques Shimano et la transmission est aussi signée Shimano avec 10 vitesses au bout des doigts. Notez que la version la plus haut de gamme opte pour une transmission spécifique : il s’agit d’un moyeu Enviolo TR à variation continue. Il suffit de tourner une manette pour adapter la transmission à vos besoins, et ce même à l’arrêt !

Les Lundi 27 disposent de magnifiques garde-boue tubulaires peints dans la même couleur que le cadre et d’un robuste porte-bagages arrière. En option ils peuvent recevoir un porte-bagages à l’avant.

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Cannondale Tesoro Neo X 3

3599 € > Cannondale

ON AIME
✅ Son côté tout terrain
✅ Son confort notamment grâce à ses gros pneus
✅ Qualité de fabrication
ON N’AIME PAS
❌ Seulement 9 vitesses
❌ Un peu cher

Voici ce qu’une personne de la marque qualifie de SUV du vélo à assistance électrique. Le Tesoro Neo X, vous l’aurez compris, est aussi à l’aise dans les artères d’une grande agglomération que sur un chemin forestier. Pour cela, il dispose d’une géométrie parfaitement étudiée et d’un équipement à la hauteur. Le cadre en aluminium est proposé en 4 tailles afin que tout le monde puisse trouver la monture idéale. Ce VAE offre à l’avant une fourche d’un débattement de 100 mm tandis que la selle prend place sur une tige offrant suffisamment d’amorti pour filtrer les vibrations et même les petits chocs. La présence de gros pneus profite également au confort général du vélo.

Avec 9 vitesses étagées de 11 à 36 dents, le Tesero Neo X devrait être capable de vous amener très loin et ce d’autant plus qu’il peut compter sur un puissant moteur central Bosch Performance Line. La firme allemande fournit aussi une batterie de 500 Wh qui prend place en toute discrétion dans le tube diagonal du cadre. De quoi offrir une autonomie max de 140 km. Le reste de l’équipement comprend un set d’éclairage complet ainsi qu’un robuste porte-bagages.

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Rotwild R.T750 Tour

5999€ > Race Compagny

ON AIME
✅ Sa finition parfaite
✅ Son ultra polyvalence
✅ Autonomie exceptionnelle
✅ Confort
ON N’AIME PAS
❌ Prix

Son prix est élevé… très élevée même, mais ce vélo peut remplacer votre destrier pour vos grosses sorties du weekend sur des chemins peu à moyennement défoncés, mais aussi celui qui vous accompagne tous les jours pour vous rendre au travail. En effet le Rotwild R.T750 Tour est un véritable couteau suisse originaire d’Allemagne. Sur la base d’un VTT tout en carbone doté de grandes roues de 29 pouces chaussées de pneus au profil mixte, Rotwild a boosté la polyvalence de son bijou en l’équipant d’un éclairage complet et puissant, mais aussi d’un robuste porte-bagages, de garde-boue et d’une béquille.

Le confort est apporté par une double suspension signée SR Suntour et une géométrie parfaitement étudiée. Du côté de l’électrification nous retrouvons le moteur Brose Mag S au couple impressionnant puisqu’il atteint les 90 Nm et une énorme batterie de 750 Wh ! De quoi parcourir sans frayeur entre 100 et 150 km. La transmission Shimano est fiable et éprouvée, le freinage de la même origine puissant et rassurant. Rotwild propose en prime une tige de selle télescopique : d’un simple appui sur une manette au guidon la selle monte ou descend. Pratique non ?

ON AIME
✅ Son design atypique
✅ Sa connectivité Bluetooth et sa puce GPS
ON N’AIME PAS
❌ Accessible uniquement aux personnes de grandes tailles (1,75m ou plus)
❌ Sa batterie n’est pas amovible

Venu tout droit des Pays-Bas, le VanMoof S3 reprend la plupart des arguments de son glorieux aîné en l’améliorant point par point. On retrouve un design atypique avec un tube supérieur parfaitement horizontal. Le design de son cadre le destine aux personnes de grande taille, au minimum 1,75 m. Ses designers ont opté pour une intégration maximale. Cela concerne tout d’abord son électrification : moteur et batterie sont totalement invisibles. Petit bémol, la batterie de 504 Wh n’est pas amovible. Il faudra donc la recharge directement sur le vélo. Une prise à portée est donc nécessaire. L’éclairage à Leds prend place de part et d’autre du tube horizontal. C’est très beau et cela fonctionne très bien, tout en mettant ces composants fragiles à l’abri des petits chocs du quotidien.

Derrière ce design minimaliste se cache une débauche de technologie. À l’arrière, le VanMoof S3 a ainsi dissimulé un moteur électrique dans le moyeu de la roue et un système de 4 vitesses automatiques gérées par l’électronique. Le vélo embarque aussi une connectivité Bluetooth et GSM en sus d’une puce GPS. L’idée est ici de verrouiller le S3 depuis son smartphone et de connaître en temps réel sa position. Des capteurs sont capables de détecter des chocs et de déclencher une alarme et une notification dans l’application.

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Nakamura E-Fit 150

1499,99€ > Intersport

ON AIME
✅ Son prix raisonnable
✅ Son moteur central
✅ Son confort
ON N’AIME PAS
❌ Rien

Nakamura, la marque du vélo de la chaîne Intersport, propose avec son E-Fit 150 un vélo très bien équipé pour un prix pour le moins raisonnable. Disponible en version homme et mixte, ce VAE s’appuie sur un moteur central, c’est rare dans cette gamme de prix. Il s’agit d’une mécanique maison de 250 W pour un couple de 60 Nm. Le moteur est associé à une batterie semi-intégrée d’une capacité de 375 Wh et le tout est piloté au travers d’une console de commandes complète. La transmission par chaîne s’appuie sur une cassette offrant 7 vitesses qui devrait permettre d’affronter les rues de nos villes sans trop compliquer la vie du cycliste.

Celui-ci appréciera certainement le confort offert par la fourche qui propose 45 mm de débattement. Même chose pour la potence réglable permettant d’obtenir une position de pilotage optimale. Le freinage est assuré par des freins à disque hydraulique Shimano, des composants éprouvés et fiables. Le Nakamura E-Fit 150 est livré avec tout l’équipement nécessaire dans le cadre d’une utilisation urbaine quotidienne avec des feux à leds alimentés par la batterie, une béquille, des garde-boue et un solide porte-bagages.

Les autres vélo à assistance électrique que nous avons testés

Image 4 : Comparatif vélo électrique : quel modèle choisir pour se mettre au VAE ?

Moustache Friday 27 FS 5

5799€ > En Selle Marcel

ON AIME
✅ La présence d’une double suspension
✅ Le confort apporté par sa fourche Suntour Mobie 25
✅ Son moteur central Bosch PErformance Line CX puissant
ON N’AIME PAS
❌ Son prix

Vélo à Assistance Électrique (VAE) ou juste vélo électrique ?

D’ailleurs pourquoi parle-t-on de VAE et non tout simplement de vélo électrique ? Et bien, pour être considéré en France comme un vélo classique vis-à-vis de la loi et donc de rouler sur les pistes cyclables, avec ou sans un casque et des gants, bien que nous vous le conseillions fortement, et sans assurance obligatoire, plusieurs conditions doivent être remplies. L’apport de la motorisation ne peut se faire que lorsque le cycliste pédale. Hors de question donc de s’asseoir et de pousser une gâchette pour que le vélo avance tout seul. Les VAE homologués disposent donc d’un capteur de puissance qui va détecter que le cycliste pédale et permettre au moteur d’ajuster la distribution de pouvoir de propulsion en fonction du rythme de pédalage. Cette assistance se coupera automatiquement au-delà des 25 km/h. Un autre impératif pour demeurer dans la légalité.

Le moteur

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Crédit : Bosch

Un VAE se définit tout d’abord par son moteur. Il existe, pour simplifier les choses, deux grandes catégories de moteur. Il s’agit des moteurs centraux, plutôt réservés au haut de gamme. Ces moteurs prennent place au niveau du pédalier. Ils sont généralement plus puissants et coupleux avec en prime un fonctionnement un peu plus subtil.

L’autre type de motorisation réside dans l’intégration du moteur électrique dans le moyeu de la roue, arrière le plus souvent ou avant plus rarement. Cette architecture permet d’utiliser un cadre de vélo classique alors que les moteurs centraux nécessitent que le cadre du vélo soit pensé pour leur intégration. Bien entendu, qui dit position centrale, dit meilleure répartition des masses. Dans les deux cas, le moteur ne peut dépasser les 250 W en puissance continue. Un chiffre atteint par la plupart des moteurs : la différence se fera alors sur le couple qui varie entre 20 et 90 Nm.

La batterie

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Crédit : Bosch

Second élément définissant un VAE, sa batterie. Il existe des batteries externes, semi-intégrées ou intégrées. Il s’agit de la manière dont elles sont installées. Dans le dernier cas, la batterie est quasiment invisible, ce qui donne au VAE l’allure d’un vélo classique.

La batterie peut être fixe ou amovible. La seconde option est plus pratique, surtout en ville, car elle permet de laisser le vélo dans la rue ou dans une cave et de monter la batterie dans son appartement pour la recharger. Bien entendu, la capacité de celle-ci est un élément prépondérant, car elle participe directement à l’autonomie du VAE. Généralement elle se situe entre 300 et 500 Wh. Des modèles très haut de gamme peuvent même dépasser les 600 Wh.

L’autonomie annoncée est-elle une donnée fiable ?

L’autonomie d’un vélo à assistance électrique est uniquement donnée à titre indicatif, car elle dépend de beaucoup de facteurs. Si la capacité de la batterie joue bien entendu un rôle prépondérant, monsieur de La Palice n’aurait pas dit mieux, elle ne fait pas tout. Il est question du rendement du moteur, c’est-à-dire le rapport entre l’énergie consommée et celle restituée, mais aussi de nombreux éléments extérieurs.

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Crédit : SHIMANO STEPS

Entrent ainsi en ligne de compte, la rigidité du cadre et donc son rendement intrinsèque, mais surtout le profil des parcours envisagés. Logiquement, la consommation électrique augmente dans les montées. Pareil lorsque les démarrages sont nombreux, car l’assistance se fait souvent plus forte dans les premiers coups de pédale pour relancer la machine. Le poids et la forme du cycliste déterminent aussi en partie l’autonomie du vélo. Vous l’aurez compris, l’autonomie annoncée par les constructeurs demeure purement indicative. Il est donc important, au cours des premières semaines d’utilisation de votre VAE, de faire vos propres estimations afin de ne pas tomber en panne sèche.

Qu’est-ce que l’assistance à la marche ?

Vous verrez cette mention sur la fiche technique sur plusieurs vélos de notre sélection. Il s’agit d’un mode spécial qui permet va vous permettre d’utiliser le moteur lorsque vous marchez à côté de votre vélo. L’idée est de vous aider jusqu’à 6 km/h, car un VAE pèse son poids. Il faut pour cela généralement effectuer une manœuvre spéciale depuis le panneau de contrôle.

Vélo électrique, quelles sont les aides des pouvoirs publics ?

Pour développer la pratique du vélo, de nombreuses collectivités locales proposent des aides financières à l’achat d’un VAE. En île de France, la région au travers de l’organisme en charge de la gestion des transports, Ile-de-France Mobilité, propose aussi une aide de 500 € dans la limite de 50 % du prix du vélo. Tout se passe en ligne. Sachez aussi que la subvention concerne aussi les équipements de sécurité comme un casque ou un antivol que vous achèterez en même temps que le vélo. En province, les collectivités locales ne sont pas en reste. Prenons par exemple le cas de la ville de Caen si chère au cœur de notre rédacteur en chef adoré. La Cité de Guillaume le Conquérant propose ainsi une aide de 250 € pour l’achat d’un VAE. N’hésitez pas à vous renseigner auprès de votre mairie, de votre Conseil Général et de votre région.

Image 26 : Comparatif vélo électrique : quel modèle choisir pour se mettre au VAE ?
Crédit : Bosch

S’ajoute à cela l’entrée en vigueur d’une nouvelle disposition nationale : le forfait mobilités durables. L’idée est de permettre aux employeurs du secteur privé de prendre en charge à hauteur de 400 € par an et par employé le coût lié à l’adoption d’un moyen de transport pour le trajet domicile / travail comme le vélo, le covoiturage et les transports en commun. Cette somme est totalement exonérée de charges sociales et fiscales. Pour le secteur public, la somme est limitée à 200 €.

Comment limiter les risques de vol de son vélo électrique ?

Le risque de vol constitue sans nul doute un des freins au passage au vélo. Et c’est bien compréhensible. Il n’existe malheureusement pas de solution miracle. Il faut avant tout chercher à ralentir au maximum le voleur. En clair lui mettre des bâtons dans les roues pour qu’il abandonne sa besogne ou au pire délaisse votre vélo pour celui stationné à côté. Pour cela, il ne faut pas hésiter à utiliser plusieurs antivols avec toujours au moins un d’entre eux relié à un point fixe. Privilégiez les antivols de marque qui sont certifiés par les compagnies d’assurance. Il existe aussi des vis spéciales qui nécessitent un outil particulier pour démonter la selle ou les roues.

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Crédit : SHIMANO STEPS

Le marché propose aussi plusieurs dispositifs permettant de géolocaliser en temps réel son vélo et donc d’être prévenu s’il se déplace… sans vous. Nous vous conseillons par ailleurs de faire tatouer votre vélo. L’opération réalisée le plus souvent dans une boutique spécialisée va compliquer la tâche du voleur lorsqu’il tentera de revendre l’objet de son larcin. En effet, un acheteur pourra vérifier en quelques secondes si le vélo proposé n’a pas été volé. Les vélos pliants simplifient bien entendu la vie, car ils peuvent être montés au bureau ou dans votre appartement. Enfin, petit conseil, évitez, si c’est possible, de stationner votre vélo à proximité immédiate d’une grande gare. Les statistiques font état d’un risque de vol qui y est plus élevé, car cela devient la solution de dernier recours pour certaines personnes ayant raté le dernier train.

L’entretien d’un vélo électrique est-il plus complexe ?

Oui et non. Dans l’absolu oui, car il y a davantage de pièces et d’électronique, mais dans les faits les motorisations sont rarement sujettes à des pannes. Les batteries doivent si possible passer la nuit au chaud, car elles n’aiment pas l’humidité et le froid. Il faut contrôler régulièrement la pression des pneus, car rouler sous-gonflé rend le pneu plus sensible à la crevaison et cela nuit au rendement ainsi qu’à la précision de conduite. Pensez par ailleurs à vérifier le serrage des nombreuses vis présentes sur un VAE. Peut-être pas tous les jours, mais une ou deux fois par mois nous semblent être une fréquence raisonnable. Lubrifiez votre chaîne régulièrement. Si vous n’avez pas l’âme d’un mécanicien, n’hésitez pas à faire une révision chez un professionnel chaque année.