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Victimes d’espionnage par un vibromasseur connecté, ils gagnent leur bataille

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La société canadienne Standard-Innovation avait lancé le sextoy connecté pour couple We-Vibe 4 Plus le 17 septembre 2014. Le vibromasseur pouvait être utilisé avec une application qui permettait aux partenaires de partager un moment intime lors d’un appel vidéo. We-Vibe embarque notamment des capteurs de température et de vibrations ainsi qu’un module Bluetooth.

Alors que le gadget connaissait un succès notable, la convention de hacker de Las Vegas a mis en lumière d’importantes failles de sécurité concernant l’objet connecté en 2016. La découverte vient des hackers néo-zélandais connus sous le pseudo de « goldfisk » et « follower ». En effet, il serait possible de prendre le contrôle de l’appareil à distance.

Mais la principale violation de l’intimité des consommateurs est venue de la société mère. Standard-Innovation collectait les données fournies par le sextoy sur son serveur. L’entreprise était donc en mesure de connaître les habitudes sexuelles des utilisateurs. Le scandale a éclaté au grand jour et il s’en est suivi une action en recours collectif devant le tribunal fédéral de l’Illinois.Les victimes ont eu gain de cause puisque la justice a condamné Standard-Innovation à leur verser 3,75 millions de dollars de dommages et intérêts. L’indemnisation s’élève à 199 dollars par personne pour ceux qui ont utilisé le sextoy avec l’application avant le 16 septembre.

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