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Wi-Fi gratuit : les pièges à éviter

1 : Les dangers du Wi-Fi gratuit 2 : Les "exploits" du Wi-Fi ouvert 3 : Les structures reconnues : pas si sécurisées que ça 5 : Utiliser un réseau communautaire 6 : Les précautions à prendre avant de se connecter

Se connecter au Wi-Fi du voisin : quels risques ?

Image 1 : Wi-Fi gratuit : les pièges à éviterVoilà plusieurs années que des centaines de sites vous expliquent comment pirater tranquillement la connexion Wi-Fi du voisin. Vous vous évitez ainsi un abonnement à un FAI, ou doublez votre bande passante si vous avez déjà votre propre connexion. Sur YouTube, on trouve à foison de très courtes vidéos, qui montrent comme se lancer dans une telle opération en un rien de temps. Et il existe même un petit appareil, baptisé WifiRobin, qui détecte toutes les connexions Wi-Fi dans un rayon de 2 kilomètres et casse les clés de chiffrement en moins de 20 minutes (le WifiRobin fonctionne avec les réseaux sécurisés en WEP 64/128/152, WPA 801.1x, TKIP et AES).
Image 2 : Wi-Fi gratuit : les pièges à éviter

Petit point sur la légalité

Sans jouer les Jiminy Cricket, rappelons malgré tout qu’il est tout à fait illégal de pirater le réseau de son voisin. Selon l’article 323-1 du code pénal, « le fait d’accéder ou de se maintenir, frauduleusement, dans tout ou partie d’un système de traitement automatisé de données est puni d’un an d’emprisonnement et de 15000 euros d’amende. Lorsqu’il en est résulté soit la suppression ou la modification de données contenues dans le système, soit une altération du fonctionnement de ce système, la peine est de deux ans d’emprisonnement et de 30000 euros d’amende. » Tout est dit…

Et si vous souhaitez ouvrir votre propre réseau Wi-Fi

Si vous voulez de votre côté ouvrir un réseau Wi-Fi gratuit, sachez que la procédure est également encadrée par une procédure stricte. Vous devez en effet faire en sorte que de conserver une trace de toutes les personnes se connectant à votre réseau. C’est ce qu’explique le Code des postes et des communications électroniques dans son Article L31-1. En clair, vous devez enregistrer les données d’identification du propriétaire (adresse MAC, identification du Poste de travail). Cela vous dédouanera en cas de surf illicite via votre connexion par un utilisateur malintentionné.

Astuce : pour enregistrer toutes les connexions effectuées à votre propre borne Wi-Fi, utilisez un programme comme Kiwi Syslog Daemon sous Windows. Sous Linux, l’outil est présent nativement, il n’y a rien à installer.
 

Sommaire :

  1. Les dangers du Wi-Fi gratuit
  2. Les "exploits" du Wi-Fi ouvert
  3. Les structures reconnues : pas si sécurisées que ça
  4. Se connecter au Wi-Fi du voisin : quels risques ?
  5. Utiliser un réseau communautaire
  6. Les précautions à prendre avant de se connecter