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WikiLeaks dévoile comment la CIA espionne les smartphones et les TV connectées

Image 1 : WikiLeaks dévoile comment la CIA espionne les smartphones et les TV connectées

WikiLeaks vient d’annoncer la diffusion d’une nouvelle fuite de données sur son site, concernant cette fois la CIA et ses méthodes de surveillance et d’espionnage. Affublés nom de code de « Vault 7 » par WikiLeaks, les plus de 8000 documents détaillent comment l’agence de renseignement s’est notamment octroyé des accès à des TV connectées, des ordinateurs, tablettes et smartphones sous Windows, iOS ou Android à l’insu de leur propriétaire, y compris via des virus et exploitations de failles de sécurité.

Les documents incluent donc des détails sur « le programme de hack à l’échelle mondiale de la CIA, son arsenal de malware et des dizaines d’exploitations de failles “zero day” utilisées à grande échelle contre des entreprises aux États-Unis et en Europe, notamment l’iPhone d’Apple, Android de Google, Windows de Microsoft et plusieurs TV connectées de Samsung, dont le micro est utilisé », explique WikiLeaks dans un communiqué. En outre, le site indique que depuis 2001, et jusqu’à la fin de l’année 2016, la CIA aurait recruté et formé près de 5000 agents afin de produire « diverses techniques d’intrusion, des chevaux de Troie, des virus et autres malwares utilisés comme des armes ».

Quelle sécurité pour nos smartphones et objets connectés ?

Si ces révélations font déjà polémiques pour la question de la surveillance agressive qu’elles détaillent, tout comme le programme PRISM de la NSA à l’époque des révélations d’Edward Snowden, un autre sujet émerge également : celui de la sécurité que posent ces diffusions de malwares et ces exploitations de failles. Selon WikiLeaks, qui considère ces virus utilisés à des fins de surveillance comme des « armes », leur diffusion pourrait avoir des conséquences allant au-delà de la surveillance : « une fois qu’une de ces “armes” est dans la nature, elle peut se répandre sur de nombreuses machines en quelques secondes, et être ensuite utilisée par un autre état, une cyber mafia ou n’importe quel autre hacker ».

Les documents n’indiquent pas dans quelle mesure les malware que la CIA aurait diffusés dans le cadre de son programme « Vault 7 » ont pu se répandre, ni le nombre d’utilisateurs potentiellement touchés. Le site indique cependant que cette surveillance aurait touché « l’Amérique latine, l’Europe et les États-Unis ». Enfin, cette série de documents ne serait que la première partie d’une fuite plus importante, annonce WikiLeaks, qui pourrait donc divulguer plus de documents sur ce sujet à l’avenir.