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Xavier Niel s’étonne des piques récurrentes de l’Elysée

Image 1 : Xavier Niel s’étonne des piques récurrentes de l’ElyséeIl avait déjà mis en boite les opérateurs de téléphonie mobile, voilà que Xavier Niel, patron de Free, s’attaque désormais à l’Élysée.

« Envie de lutter contre les grands monopoles »

C’est dans une interview accordée aux Inrockuptibles que l’actionnaire principal d’Iliad (maison mère de Free) s’étonne des déclarations récentes de Nicolas Sarkozy quant à l’entrée de l’opérateur sur le marché mobile. En septembre, le Président de la République s’était dit « réservé » sur le choix d’un quatrième opérateur. Pour lui le « prix bas n’est pas forcément le meilleur ».

Concurrent de Bouygues Telecom (Martin Bouygues est un ami personnel de Nicolas Sarkozy) et financier d’une presse en ligne ayant peu d’égard pour le Président (Backchich et Mediapart), Xavier Niel est une cible de choix. Il précise pourtant son action : « J’ai juste envie de lutter contre les grands monopoles, ce qui ne plaît pas toujours. D’un point de vue purement capitalistique, cette situation n’a pas de sens. Je pense aussi qu’on peut aller plus loin dans la démocratisation de la téléphonie mobile, c’est ça mon objectif. »

Il y a quelques semaines, il avait étonné lors d’une interview donnée à l’hebdomadaire britannique The Economist en sous-entendant certaines menaces que la concurrence mobile aurait pu tenir à son encontre : « Si je me suicide ou si je meurs dans un accident de voiture dans les trois prochains mois, vous verrez que les menaces étaient sérieuses, parce que je ne suis pas du tout suicidaire et que je conduis très lentement. »