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L’Antarctique a été frappé par une particule d’antimatière, créant une réaction surpuissante

Le phénomène date de 2016 mais n’a été révélé que cette semaine. Il vient confirmer une théorie sur l’antimatière datant de 1960.

L’humanité en sait encore très peu sur l’origine de la matière. En revanche, on sait qu’il existe de la matière et de l’antimatière. Lorsqu’une particule de matière et d’antimatière entrent en contact, elles s’annulent et se transforment en énergie. L’équipe scientifique de l’observatoire IceCube vient de rapporter qu’en 2016, une particule d’antimatière est entré en contact avec de la matière en Antarctique, validant la résonance de Glashow, théorie datant de 1960.

Crédit : Pixabay
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Matière et antimatière, une entrée en contact explosive

En 2016, un antineutrino est entré en contact avec un électron, quelque part en Antarctique, à une vitesse proche de celle de la lumière. Il aura donc fallu environ cinq ans aux chercheurs pour vérifier ce fait scientifique rarissime, depuis l’observatoire de neutrinos IceCube au pôle sud. Cet observatoire implanté très récemment n’en est d’ailleurs pas à sa première découverte. D’après l’équipe de recherche, cet évènement confirme la résonance de Glashow. C’est la première fois qu’une occasion se présente pour valider cette théorie. En bref, elle suggère que lorsqu’un antineutrino à forte énergie entre en contact avec un électron, une nouvelle particule serait créée, un boson W.

En théorie, la résonance de Glashow nécessite une telle puissance que les accélérateurs de particules sont incapables de la vérifier. Les scientifiques pensaient d’ailleurs ne jamais pouvoir l’observer, puisque les outils humains sont incapables de produire une telle puissance. L’observation de ce phénomène a l’état naturel est également peu probable, considérant la rareté de l’antimatière. Pourtant, les faits sont là. La résonance de Glashow est maintenant validée et les scientifiques peuvent la prendre comme base pour aller plus loin.

L’antimatière, une présence rarissime dans l’Univers

La différence entre la matière et l’antimatière se fait au niveau de leur charge. Les particules qui composent l’antimatière ont des charges opposées à celles de la matière. Ainsi, la matière se compose de protons et d’électrons. Ils ont une charge respectivement positive et négative. Quant à l’antimatière, elle est composée d’antiprotons et d’antiélectrons, à charge respectivement négative et positive. Lorsqu’elles entrent en contact, la matière et l’antimatière s’annulent et se transforment en énergie.

La présence d’antimatière est rarissime dans notre Univers local. S’il y a de des amas d’antimatière dans l’Univers, ils seraient donc au-delà de l’Univers observable. D’après la théorie du Big Bang, la matière et l’antimatière auraient été produites en quantités égales. On estime qu’un déséquilibre a été créé à la genèse de l’Univers entre la matière et l’antimatière. Cela aurait presque fait disparaitre cette dernière, tout en laissant la matière subsister. Une théorie considère même que ce déséquilibre pourrait être à l’origine de la matière noire, dont on ignore encore quasiment tout.

Source : fredzone.org