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Aspirateurs robots : comment choisir, lequel acheter ?

Les modèles d’aspirateurs robots sont de plus en plus variés et avancés technologiquement. À tel point qu’il est difficile de s’y retrouver aujourd’hui. Quel aspirateur robot choisir pour son logement ? Comment faire la différence entre les différentes marques ? Retrouvez ci-dessous un comparatif des meilleurs aspirateurs robots, ainsi que plusieurs conseils à suivre pour faire votre choix de manière éclairée.

Si un aspirateur robot ne sera jamais aussi puissant qu’un aspirateur classique, il peut tout de même vous apporter plusieurs avantages de taille comme l’autonomie par exemple. L’aspirateur robot se déplace en effet seul et, pendant qu’il nettoie votre sol, vous pouvez vaquer à vos occupations sans vous en préoccuper. Certains modèles d’aspirateurs robots peuvent même retourner seul à leur base pour se recharger, voire même se vider sans votre aide.

Un bénéfice que les consommateurs ont vite compris si l’on en croit le succès commercial de ce produit. Ce succès engendre une multiplication des modèles, qui se différencient par leur prix et par leur fonctions. Certains aspirateurs sont par exemple plus autonomes que d’autres. Sur ce sujet, nous vous invitons à consulter notre test de l’iRobot Roomba i7+, un aspirateur robot 100% autonome.

Question budget, c’est aussi difficile de s’y retrouver. Les aspirateurs robots existent en effet dans toutes les gammes de prix, de 200€ à 900€, en passant par 500€. Plus votre aspirateur robot sera haut de gamme, plus il gagnera en sophistication. Mais tous les modèles valent-ils vraiment leur prix ? Quels critères prendre en compte lors du choix de votre aspirateur robot ? Autant de questions auxquelles nous répondons dans cet article.

Aspirateurs robots : les dernières actus

Début septembre, deux nouveaux modèles ont fait leur apparition chez iRobot : j7 et j7+. Selon le fabricant, le j7, grâce au nouveau logiciel Genius 3.0 et à une caméra utilisée aussi pour la navigation, est capable d’identifier et de contourner divers obstacles (cordons, mauvaises surprises laissées par nos amis à quatre pattes…). Il peut même identifier un type de mobilier, ainsi les pièces seront nommées automatiquement dans la cartographie du logement. Le j7+ est en plus accompagné d’une station de vidage, dont un compartiment spécifique permet de ranger les sacs à poussière. Prix : 799 €, pour le j7, et 999 € pour le j7+. Test prévu ces prochaines semaines.

Les meilleurs aspirateurs-robots

Image 2 : Aspirateurs robots : comment choisir, lequel acheter ?

Roborock S6 MaxV

Le plus complet

464,48€ > Darty

ON AIME
✅ La navigation précise
✅ Le nettoyage de bonne qualité
✅ L’excellente autonomie
✅ Le bruit d’aspiration contenu
ON N’AIME PAS
❌ La fonction lavage anecdotique
❌ L’absence de poignée

Le S6 MaxV de Roborock – filiale de Xiaomi – est équipé d’un télémètre laser et d’une caméra binoculaire, qui lui confère une vision stéréoscopique. De fait, il apprécie bien les distances et se déplace avec précision dans les logements. A l’instar du Deebot Ozmo 960, son IA est également entraînée à identifier les objets – chaussures, multiprises, etc – qui traînent sur le sol. Si la reconnaissance n’est pas toujours concluante, le robot contourne efficacement ces obstacles. Depuis la dernière mise à jour, cette caméra permet aussi de surveiller son habitation à distance. Cette fonction, par mesure de sécurité et de confidentialité, est activable ou désactivable sur l’aspirateur lui-même. Tout cet attirail technologique est mis à profit pour dresser la cartographie du logement, qui peut être répartie sur quatre étages. Dans l’application mobile, la carte peut être éditée si besoin pour délimiter les pièces et les désigner par leur nom, ce qui est utile pour un nettoyage sélectif. Avec sa bonne puissance d’aspiration, sa brosse transverse de 17 cm et sa brosse latérale rotative, le S6MaxV assure par ailleurs un dépoussiérage de qualité, bien qu’il éprouve davantage de difficultés sur les tapis épais. Sa fonction de lavage est plus anecdotique : les sols sont à peine humidifiés et les traces de saleté résistent sans mal. Un défaut commun à tous les robots-laveurs… Autre petit reproche : l’absence de poignée. L’excellente autonomie est en revanche un bon point : le robot parcourt 45 m² en 50 minutes et la charge de la batterie n’est même pas entamée à moitié. Qui plus est, même en mode turbo, l’aspiration n’est pas assourdissante. Le bilan est donc très satisfaisant et le Roborock S6 MaxV, outillé comme un robot haut de gamme, s’impose comme l’un des meilleurs modèles de milieu de gamme.

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Eufy RoboVac 11

Le choix premier prix

139,99€ > Amazon

ON AIME
✅ Le petit prix
✅ La puissance d’aspiration respectable pour le prix
ON N’AIME PAS
❌ La lenteur

Le Robovac 11 est le premier aspirateur-robot de la marque Eufy, derrière laquelle se trouve Anker. Il se caractérise avant tout par son petit prix, à peine plus élevé que celui du Floor 300. Heureusement, sa prestation est plus satisfaisante, même si elle est loin d’être parfaite. Ce robot circulaire, équipé de deux brosses latérales, est contrôlé via une télécommande infrarouge (avec une fonction de programmation), identique à celle du M81 Pro… à tel point qu’elle fait réagir ce dernier ! Sinon, un bouton sur le robot permet de lancer rapidement un nettoyage. C’est une façon de parler, car le Robovac 11 est à peu près aussi lent que le M81 Pro. Dans une chambre de 11 m2, il prend près d’1h30 pour nettoyer en long en large et en travers. Idem dans le séjour… Le mode « une pièce » semble préférable au mode Auto pour limiter les allers-retours. Le bilan du nettoyage, au moins, est plus qu’honorable, la puissance d’aspiration étant tout à fait respectable. Dernier point un peu regrettable : l’absence de balises.

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Electrolux Pure i9

Notre coup de coeur

489,99€ > Boulanger

ON AIME
✅ Le nettoyage parfait, même dans les coins
✅ La précision
ON N’AIME PAS
❌ Le capteur 3D qui fait des erreurs

Electrolux a été un pionnier en matière d’aspirateur robotique avec le Trilobite, sorti en 2001. Mais la marque suédoise n’a jamais retenté l’expérience, jusqu’à l’arrivée du Pure i9. Ce robot se distingue d’emblée par sa forme triangulaire, sa finition, sa relative compacité et sa base imposante, mais stable. La brosse d’extraction occupe presque toute la largeur du robot et est associée à une brosse latérale dense et à poils longs, placée à l’extrémité avant droite du robot. Pour le coup, le Pure i9 est vraiment capable de nettoyer les coins de la pièce, une qualité d’autant plus notable que l’aspiration est au niveau des meilleures. Ce nettoyeur efficace se dirige en outre avec précision, guidé par deux lasers IR et un capteur qui modélise l’environnement en 3D. Un bémol toutefois : logé à l’avant et à quelques centimètres du sol, cet « oeil » peut interpréter un simple paillasson comme un obstacle à contourner, alors que le Pure i9 dispose des capacités mécaniques pour le franchir et le nettoyer. À améliorer donc… L’absence de balise est également regrettable et l’application mobile, qui n’affiche aucun plan, ne permet pas de créer une délimitation virtuelle.

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iRobot Roomba 966

Le plus efficace

449€ > Amazon

ON AIME
✅ Les performances
✅ Le capteur qui détermine la nature des sols
✅ Le détecteur de remplissage du bac à poussières
ON N’AIME PAS
❌ La base trop légère et parfois instable

Si l’on met de côté son aspect circulaire trop classique, le Roomba 966 est l’une des Rolls-Royce du marché des aspirateurs robots. Ses performances, tout d’abord, sont d’un excellent niveau. Doté d’une double brosse, le Roomba 966 nettoie avec soin la plupart des sols, même un paillasson épais sali par de la terre incrustée. Par ailleurs, un capteur détermine la nature des sols et le degré de saleté, la puissance de l’aspiration s’ajustant en conséquence. Malgré tout cela, la hauteur du robot reste limitée à 9 cm. Ensuite, ce robot s’oriente avec précision à l’aide de son laser et est accompagné d’une balise optique, qui lui ordonne de travailler dans telle pièce et pas ailleurs. Une base un peu plus lourde et stable n’aurait pas été de refus, cependant. Parmi les aspects pratiques intéressants, citons la poignée et le détecteur de remplissage du bac à poussières. L’application mobile, enfin, donne accès à un historique, à la programmation, mais n’affiche aucun plan des pièces.

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iRobot Roomba i7+

Le plus pratique

700,75€ > Rue du Commerce

ON AIME
✅ La vidange automatique du bac à poussières
✅ L’enregistrement des plans du logement
ON N’AIME PAS
❌ Le bruit (la vidange notamment est très bruyante)
❌ Les sacs spéciaux qu’il faut acheter pour la vidange

Le Roomba i7+ s’accompagne d’une grande base qui vidange automatiquement le bac à poussières du robot, une fois celui-ci revenu se garer. Si l’opération est fort bruyante, elle ne dure que quelques secondes et se révèle pratique : on n’a plus à vider soi-même le bac du robot. Les poussières sont récupérées dans un sac, semblable à celui d’un aspirateur traineau, qui se retire par dessus le collecteur et dont la contenance, selon iRobot, équivaut à 30 fois celle du bac. C’est toutefois un consommable : deux sacs sont fournis et le pack de trois sacs supplémentaires est vendu 19,99 €. Autre innovation intéressante : le Roomba i7 enregistre le plan du logement et l’application mobile permet de nommer les pièces visitées. Ainsi peut-on demander un nettoyage intégral ou sélectif. Un nettoyage de bonne qualité, soit dit en passant, l’aspiration se montrant suffisamment puissante. L’autonomie, enfin, est honorable : l’aspirateur parcourt un trois-pièces de 60 m2 en un peu plus d’une heure, sans recharge intermédiaire. Un robot de très bonne facture, donc, mais qui se paie au prix fort.

Nos autres tests d’aspirateurs robots

Les entrées de gamme

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Extel Easymate Floor 300

99€ > CDiscount

ON AIME
✅ Le petit prix
✅ La compacité
ON N’AIME PAS
❌ Les faibles performances
❌ L’ergonomie discutable de la télécommande

Avec sa gamme Floor, Extel, au travers de sa marque EasyMate, se lance dans la robotique avec toute une série d’aspirateurs. Le Floor 300, modèle d’entrée de gamme, profite d’un prix raisonnable et d’un gabarit compact, mais sa prestation ne donne guère satisfaction. Ce petit galet noir a en effet tendance à facilement s’égarer, peinant à retrouver sa base de recharge. S’ajoutent des performances très moyennes, la faute à l’absence de brosse d’extraction et à un orifice d’aspiration très petit (ce qui implique beaucoup de passages pour couvrir une surface) combiné à un racloir où s’agglutine la poussière. On a parfois l’impression que le Floor 300, en raison d’une conception maladroite, chasse plus la poussière qu’il ne l’aspire. Enfin, la petite télécommande IR n’est pas un exemple d’ergonomie, en particulier pour la programmation. Un robot difficile à recommander, donc.

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Eufy RoboVac 30C

249,99€ > Amazon

ON AIME
✅ Le nettoyage d’assez bonne qualité
✅ Le mode rapide
✅ Le Wifi et l’application mobile, malgré le petit prix
ON N’AIME PAS
❌ L’absence de poignée de transport

Le Robovac 30C est l’un des premiers aspirateurs-robots connectés d’Eufy. La commande via une application mobile, qui offre une fonction de programmation notamment, est encore rare à ce niveau de prix. Pour se diriger, ce robot emploie neuf capteurs infrarouges, une technologie standard dans ce segment d’entrée de gamme. Pas question ici de télémétrie laser, encore moins de cartographie, susceptibles d’améliorer la précision du guidage et d’accélérer les opérations. Résultat, le nettoyage d’une pièce d’une vingtaine de mètres-carrés dure quelque 55 minutes. Il existe heureusement un mode «rapide» (une demi-heure et pas plus) qui suffit dans une petite pièce. Les deux bandes magnétiques sécables permettent quant à elles de délimiter le périmètre. Le nettoyage est d’assez bonne qualité sur des sol durs, même à puissance moyenne. Sur un paillasson épais, une montée en régime est nécessaire pour désincruster les poussières et les saletés. Le bac se retire facilement et peut être lavé, mais on regrette l’absence de poignée de transport sur le robot.

Les milieux de gamme

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Shark AI VacMop

369,99€ > Amazon

ON AIME
✅ La fonction lavage qui mouille vraiment les sols
✅ L’excellente navigation et la cartographie du logement
✅ L’application mobile agréable
ON N’AIME PAS
❌ Le dépoussiérage qui aurait peu être un peu meilleur
❌ Le nettoyage sélectif impossible en programmation

La marque américaine Shark, présentée comme une spécialiste du nettoyage des sols, signe son arrivée en France avec une première gamme d’aspirateurs-robots, dont le robot AI VacMop est l’un des représentants. Voici un modèle, à l’aspect circulaire standard, qui combine des fonctions d’aspiration et de lavage. Le nettoyage, en premier lieu, est assuré par une brosse centrale en silicone et deux brosses latérales, trois puissances d’aspirations étant proposées dans l’application mobile. Le résultat est assez probant, bien que les moutons de poussière, délogés par les brosses latérales, subsistent un peu trop à notre goût après le passage du robot. Le lavage, quant à lui, opère aussitôt le sol aspiré, si le réservoir d’eau (200 ml) assorti de sa lingette en microfibres est inséré. Bonne surprise, il se révèle assez efficace : le débit d’eau est important et le mouvement mécanique et latéral imprimé à la lingette élimine la plupart des tâches. Pour une fois, on a l’impression que le sol est mouillé et pas simplement humidifié. Malgré tout, les moutons non aspirés peuvent se déposer sur la lingette puis laisser des traces, d’autant plus qu’il n’y a pas de mécanisme de «levage» de la lingette, comme sur le Roborock S7. La navigation, elle, est d’une qualité indiscutable : équipé d’une caméra frontale, l’AI VacMop se déplace avec précision et repère le moindre obstacle pour le contourner, sans brusquerie. Les tapis sont détectés et évités, quand la fonction de lavage est activée. En plus, l’habitation est cartographiée. Agréable dans son ensemble, l’application mobile permet de délimiter et de nommer les pièces en vue d’un nettoyage sélectif, et aussi d’interdire des zones (notamment les tapis) ou au contraire de les cibler. Dommage qu’il ne soit pas possible de sélectionner les pièces quand le nettoyage est programmé. Par ailleurs, le calcul des superficies est parfois fantaisiste, mais ce n’est pas bien grave. Au final, le AI VacMop est un bon aspirateur-robot, proposé à un prix compétitif. Il faudra compter avec Shark à l’avenir.

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iRobot Roomba i3+

599€ > Darty

ON AIME
✅ La station de vidage
✅ Le nettoyage et la navigation plutôt efficaces
ON N’AIME PAS
❌ Le manque de réglages et de fonctions dans l’application
❌ L’absence de poignée de transport

Bien qu’il puisse être acheté seul (version i3 sans le «+ »), le robot-aspirateur Roomba i3+, à l’instar de son aîné Roomba i7+, est livré avec une station de vidage automatique. L’objectif de iRobot est ici de démocratiser cet accessoire dont on rappelle l’utilité : quand le robot revient à sa base pour recharger sa batterie, une fois le nettoyage terminé, les poussières contenues dans son bac sont automatiquement transvasées dans la station à l’aide d’un système de vidange, très bruyant par ailleurs. Vider le bac à poussières n’est donc plus une corvée récurrente, même s’il faut songer, au bout de quelques semaines, à changer le sac à poussières inclus dans la station (qui est donc un consommable). Esthétiquement, le robot s’inscrit dans la tradition de la plupart des autres modèles iRobot, notamment la forme circulaire, le revêtement en tissu sur le dessus faisant exception. Deux brosses en caoutchouc et une brosse latérale en nylon forment le dispositif de nettoyage. Dans ce registre, le Roomba i3+ s’en sort bien, en particulier sur les sols durs, mais il rencontre plus de difficultés sur les tapis épais. Il prend un bonne heure pour nettoyer une cinquantaine de mètres-carrés et la batterie est alors déchargée au deux tiers. Une performance honorable, même si on trouve aujourd’hui bien mieux. Enfin, l’application mobile, partagée par l’ensemble des modèles iRobot, offre trop peu de réglages, étant donné que la palette fonctionnelle du Roomba i3+ est réduite. On peut certes programmer l’activité du robot tel ou tel jour, mais on ne peut pas régler la puissance d’aspiration. Autre déception : le logement est cartographié, mais cette information ne permet pas délimiter les pièces puis les sélectionner pour un nettoyage. Voici donc un bon aspirateur dont les fonctions pratiques, vidage automatique à part, sont insuffisantes.

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Roborock S7

509€ > Darty

ON AIME
✅ L’aspiration efficace
✅ La qualité de la navigation et de la localisation
✅ L’application mobile très complète
ON N’AIME PAS
❌ L’absence de poignée de transport
❌ La fonction lavage toujours perfectible

Nouveau produit du fabricant Roborock, le S7 combine, comme le S6 MaxV, des fonctions d’aspiration et de lavage. Il n’y a pas grand-chose à redire de la première, si ce n’est qu’elle est tout autant performante. Grâce à sa puissance de 2500 Pa et à sa large brosse en caoutchouc, le S7 débarrasse les sols de leurs poussières avec efficacité. Roborock fait également la promotion d’un émetteur ultra-sonore qui détecte les tapis, la puissance d’aspiration augmentant en conséquence. Ce serait une nouveauté, mais à vrai dire, le S6 MaxV est doté du même outil, d’après nos tests à l’époque. Le lavage, lui, est moins concluant. Certes, on constate quelques progrès, d’ordre technique pour commencer : la pression de la serpillière sur le sol est deux fois supérieure (600 g) et une languette métallique fait vibrer cette serpillière 50 fois par seconde. S’ajoute un mode approfondi grâce auquel le S7, resserrant sa trajectoire, repasse deux fois au même endroit. D’autre part, un mécanisme ingénieux soulève la serpillière de 5 mm sur les tapis ou dans les pièces sans lavage programmé, évitant ainsi le dépôt de salissures. En pratique, il y a du mieux, les traces les plus légères disparaissent, celles que l’on pourrait effacer… avec un bout d’essuie-tout. Les traces séchées et plus tenaces persistent quant à elles. Notre balai espagnol a encore de beaux jours devant lui… Pour le reste, le S7 accomplit un sans faute, ou presque. La navigation et la localisation, s’appuyant sur un lidar qui dresse la cartographie du logement, est excellente. Seul bémol, l’absence de la caméra frontale qui équipe le S6 MaxV et du système de reconnaissance et de contournement d’objets. Gare, donc, à ne pas laisser traîner une chaussette sur le sol, car elle passera sous le radar – ou plutôt sous le lidar – et sera emportée par le S7. Délivrons aussi des bons points pour l’autonomie et la rapidité d’exécution de ce robot – il faut compter une minute par mètre-carré en moyenne. D’autre part, l’application mobile se révèle pratique et complète, permettant un nettoyage sélectif (sélection de la pièce et du mode de nettoyage), de définir des zones interdites, de programmer le nettoyage, etc. On trouve même une sécurité Enfant, qui verrouille les commandes placées sur le robot lui-même (avec un petit bug, la synthèse vocale se trompant entre le verrouillage et le déverrouillage). En conclusion, le S7 est un excellent robot-aspirateur. Pour l’anecdote, il existe en finition noire ou blanche et sera compatible avec la future station de vidage automatique prévue par Roborock.

ON AIME
✅ Le nettoyage d’assez bonne qualité
✅ La contenance du bac à poussières
✅ La bonne autonomie
ON N’AIME PAS
❌ La connexion Wifi défaillante à l’installation
❌ Le bruit et la vitesse à l’approche des obstacles, un peu excessifs
❌ L’impossibilité de délimiter des pièces sur la carte

Conçu par la marque américaine Trifo, le robot Max a tout d’abord refusé la connexion à notre réseau Wifi. Curieux, puisqu’il était bel et bien identifié par notre Freebox de test. Puis, au bout de quelques jours, la connexion a été établie, sans que l’on sache le pourquoi du comment de cette défaillance passagère. L’installation logicielle peut être laborieuse, donc, d’autant plus qu’il faut flasher un QR Code grâce à la caméra embarquée. Cette caméra, placée sur le dessus et orientée à 45°, sert à la navigation. Ainsi le robot peut-il cartographier l’habitation tout en se déplaçant puis se localiser. Las, cette carte indique juste la position et les passages du robot mais n’a pas d’autre intérêt pratique : impossible de délimiter les pièces et d’effectuer un nettoyage sélectif, par exemple. Le nettoyage en lui-même repose sur une brosse centrale nylon/caoutchouc longue de 18 cm et une brosse latérale rotative. Il se révèle de bonne qualité, le robot profitant d’une bonne puissance d’aspiration. Avec ses 600 ml, la contenance du bac est généreuse, par ailleurs. La rapidité est également de mise  – 45 minutes pour près de 60 m² – de même que l’autonomie, la charge étant entamée d’un tiers à peine. On peut même parler d’excès de vitesse, car l’approche des meubles et des plinthes est trop brusque. La détection d’obstacle manque de sensibilité, semble-t-il. Le bruit du moteur, grimpant dans les aigus, est un autre grief. L’application mobile est quant à elle intuitive mais incomplète, faute de proposer une programmation hebdomadaire notamment. S’ajoutent cependant l’interopérabilité avec Alexa et la détection de mouvement, le robot et sa caméra s’utilisant alors comme un système de vidéosurveillance. La détection fonctionne, certes, mais Trifo n’indique pas où sont enregistrées les vidéos. Dans le cloud, suppose-t-on, mais ce manque d’information est gênant. Heureusement, cette fonction est désactivable. Pour finir, le Max est disponible en version «Pet », dont la puissance d’aspiration supérieure – 4000 Pa au lieu de 3000 – est recommandée pour les possesseurs d’animaux domestiques.

ON AIME
✅ Les performances honorables
ON N’AIME PAS
❌ Les difficultés de navigation
❌ La base trop instable

Le Roomba 696 partage avec son grand frère, le Roomba 966, quelques traits de famille, dont le design et l’application mobile. Le système de navigation est également comparable, mais moins sophistiqué, prix inférieur oblige. À ce point de dégradation, on est quand même surpris, car ce robot 696 est capable d’ignorer la moitié de la pièce qu’il est censé nettoyer. Peut-être voit-il ce canapé qui traverse la pièce comme un rempart… Même dans un simple couloir, il éprouve des difficultés à se repérer et se gare à grand-peine sur sa base, peu stable et dont le cordon d’alimentation peut même se détacher. Des correctifs s’imposent donc. Pour le reste, les performances d’aspiration sont tout à fait honorables grâce à la double brosse notamment. Celle-ci est peut-être responsable du bruit assez désagréable se superposant à celui de l’aspiration. L’application mobile, pour finir, relaie un historique, des rappels d’entretien, et propose de paramétrer un planning de nettoyage.

Image 2 : Aspirateurs robots : comment choisir, lequel acheter ?

iRobot Roomba e5

249,99€ > CDiscount

ON AIME
✅ La bonne puissance d’aspiration
✅ L’endurance de la batterie
✅ La balise optique de délimitation
ON N’AIME PAS
❌ La navigation perfectible

Dans la gamme de iRobot, le Roomba e5 que nous avons testé ici se situe dans le milieu de gamme, au-dessus du 696. Plus récent que ce dernier, il est censé être plus évolué. Le système de navigation est en effet un peu meilleur, mais reste ô combien perfectible : le Roomba e5 arpente la pièce dans tous les sens, sans logique apparente, et repasse plusieurs fois au même endroit. Ainsi, le nettoyage d’une pièce de 20 m2 prend parfois plus d’une heure. On attend mieux à ce prix… Heureusement, la batterie, avec ses 90 minutes d’autonomie, est endurante. D’autre part, le résultat est honorable, grâce à la bonne puissance d’aspiration et aux deux rouleaux en caoutchouc, qui ne s’encrassent pas et se révèlent assez efficace pour décrasser un épais tapis par exemple. On apprécie également la poignée de transport, la balise optique pour délimiter le périmètre de nettoyage ou encore le bac à poussières lavable. L’application mobile propose des fonctions déjà vues chez iRobot, dont la programmation et l’historique.

Les hauts de gamme

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Samsung Jet Bot AI+

1499€ > Boulanger

ON AIME
✅ La station de vidage pratique
✅ La bonne navigation et la cartographie du logement
✅ La fonction de reconnaissance de mobilier
✅ Le nettoyage assez efficace
ON N’AIME PAS
❌ Le prix injustifié au regard des performances globales
❌ Les coins laissés à l’abandon
❌ L’incapacité à passer sous les meubles bas
❌ L’autonomie assez moyenne

Si, par le passé, Samsung avait commercialisé quelques robots-aspirateurs, jamais l’industriel coréen n’avait montré telle ambition sur ce marché florissant : trois nouveaux modèles Jet Bot font en effet leur apparition, avec ce Jet Bot AI+ positionné dans le (très) haut de gamme. Ce robot est plutôt massif et présente un châssis original, mi-circulaire mi-rectangulaire. La brosse unique, large de près de trente centimètres, n’est accompagnée d’aucune brosse circulaire, seulement de deux petites languettes latérales. Le Jet Bot AI+ contient un petit bac à poussières (0,2 litre), certes, mais il est épaulé par une station de vidage munie d’un sac à poussières. Un accessoire bien pratique qui tend à se généraliser. Pour naviguer dans l’habitation, ce robot s’appuie sur un lidar (escamotable) et une caméra 3D notamment. Cette dernière, secondée par une IA, est capable d’identifier des objets et même du mobilier. Dans les faits, le robot se déplace avec précision, sans brusquerie, et cartographie efficacement le logement. La reconnaissance d’objets est quant à elle plus discutable, mais c’est un défaut commun à la plupart des IA embarquées dans ces robots. Malgré tout, le Jet Bot AI+ parvient à reconnaître un canapé, un réfrigérateur, un écran plat ou encore des câbles avec une certaine réussite, et ne devrait que s’améliorer au gré des mises à jour. On sera moins optimiste quant au nettoyage. S’il se débrouille bien dans la plupart des situations, le Jet Bot AI+ est aussi affecté par quelques carences. Les coins des pièces ne sont pas correctement aspirés par exemple, les deux languettes latérales ne faisant pas oublier une brosse latérale. Par ailleurs, le robot mesurant près de 14 cm de haut, il ne parvient pas à se faufiler sous un meuble bas, comme un lit, là où ses concurrents passent sans encombre. On remarque aussi que la caméra frontale tend à identifier un tapis épais comme un obstacle, obligeant le robot à le contourner plutôt qu’à l’aspirer. Bref, le résultat est mi-figue mi-raisin, quel que soit le mode de nettoyage choisi parmi les trois proposés (zig-zag rapide, murs d’abord, centre de la pièce d’abord). La batterie ne brille pas non plus par son endurance. L’application mobile, incluse dans SmartThings, offre la plupart des fonctions habituelles, telles que la sélection des pièces à nettoyer, le nettoyage d’une zone ciblée ou autour du mobilier et la programmation (bien que celle-ci soit confuse dans notre version de test, les initiales des jours étant erronées). A noter qu’une fonction de vidéosurveillance est disponible, permettant à distance de déplacer le robot dans le logement et de «voir » à travers sa caméra. D’aucuns y trouveront un intérêt, mais on ne peut pas dire que ce soit capital. Au final, le Jet Bot AI+, qui coûte pourtant une petite fortune, n’est pas aussi performant qu’espéré et il est loin de surpasser ses concurrents chez iRobot ou Roborock, dont le prix est souvent plus compétitif. Difficile de le recommander, donc.

Image 2 : Aspirateurs robots : comment choisir, lequel acheter ?

Dyson 360 Eye

855€ > Fnac

ON AIME
✅ Les bonnes performances
✅ La compacité
ON N’AIME PAS
❌ La navigation trop imparfaite
❌ Le bac mal placé

Il s’agit du premier aspirateur robot de Dyson et ce coup d’essai n’est pas un coup de maître. Le Eye 360 fait pourtant preuve de belles qualités : il est joliment carrossé, compact, bien qu’il soit un peu plus haut que la moyenne, et son système d’aspiration cyclonique par centrifugation maintient les performances, plutôt bonnes, sans encrasser le filtre, par ailleurs lavable. Mais certains défauts sont assez rédhibitoires, comme le bac mal placé ou la base trop légère, donc instable, quand le robot revient se garer. La navigation est encore plus sujette à caution : s’il parvient à se faufiler un peu partout, en raison de son petit gabarit, le Eye 360 est à la peine dans la pénombre, car sa petite caméra embarquée n’y voit plus rien. Même le simple fait de retrouver la base de rechargement devient compliqué. L’application mobile offre quant à elle la possibilité de retracer le parcours du robot, mais pas de créer une barrière virtuelle, par exemple. Or, le Eye 360 est dépourvu de balise. À ce prix, on attendait mieux.


Quels sont les préparatifs ?

aspirateur robot
Crédit : Roborock

Commençons par l’aspect matériel : le robot est livré avec une base grâce à laquelle la batterie se recharge automatiquement. Cette base est bien entendu à positionner à proximité d’une prise électrique, le cordon mesurant entre 1 m et 1,50 m, grosso modo.

Elle demande aussi un peu d’espace, à l’avant en particulier, pour que le robot puisse effectuer librement ses manœuvres – certains doivent réaliser un demi-tour quand ils reviennent se garer. La stabilité de cette base est un autre point à surveiller : certaines sont petites, donc peu encombrantes, mais le robot a parfois tendance à les «bousculer» et éprouve alors des difficultés à se positionner précisément sur les contacts électriques.

Sur le robot lui-même, la seule opération préalable se résume au montage de la ou des brosses latérales, le cas échéant. Celles-ci se clipsent le plus souvent. Avant le premier nettoyage, une charge initiale de plusieurs heures est recommandée pour que la durée de vie de la batterie et sa charge soient optimales.

aspirateur robot
Crédit : Dyson

L’aspect logiciel, maintenant. Les robots que nous avons testés appartiennent à deux grandes catégories : les robots non connectés et les robots connectés. Pour les premiers, il n’y a donc rien à faire, si ce n’est insérer une paire de piles dans la télécommande fournie. Pour les autres, la procédure standard consiste à télécharger l’application mobile iOS/Android, à créer un compte puis à configurer le robot en lui transmettant le mot de passe du réseau Wifi domestique (une bande à 2,4 GHz est généralement requise).

Quoi qu’il en soit, nous n’avons rencontré aucune difficulté. Il est à noter que l’application mobile n’est pas indispensable, sauf à vouloir programmer un nettoyage, accéder à des statistiques ou afficher une cartographie, cette dernière fonction étant l’apanage des modèles dotés de caméras ou de télémètres laser.

Un aspirateur robot est-il aussi puissant qu’un aspirateur normal ?

aspirateur robot
Crédit : Dyson

Les fabricants, dans leur grande majorité, ne communiquent aucune information sur la puissance utile, qui implique le débit d’air et la dépression exercée par le système d’aspiration. Il n’y a pas de suspense toutefois : même le plus puissant de ces aspirateurs-robots ne peut rivaliser avec le plus rudimentaire des aspirateurs-traineaux et de l’huile de coude.

Pour une raison simple : le premier est handicapé par les limitations de sa batterie et doit respecter un compromis entre puissance et autonomie, tandis que le second profite de la haute tension du réseau électrique et d’une puissance de plusieurs centaines de watts. Les bénéfices d’un aspirateur-robot sont surtout d’ordre pratique. Aucun modèle, aussi performant soit-il, ne dispense son propriétaire de réaliser lui-même un nettoyage complet et régulier de son logement.

Les aspirateurs robot nettoient-ils tous les types de sols ?

aspirateur robot
Crédit : Eufy

Il existe peu d’incompatibilités entre un aspirateur-robot et le type de sol qu’il est censé nettoyer : parquet, carrelage, linoléum, moquette, tapis… Les tapis et moquettes à longues fibres font partie des rares exceptions, car le passage d’un aspirateur muni d’une brosse d’extraction pourrait causer des dégâts.

Tous les robots ne sont pas égaux, toutefois. Ce sont les plus puissants, généralement les plus chers, qui se débrouillent le mieux pour débarrasser la moquette et les tapis épais des poils d’animaux et de la poussière incrustée. Les autres tirent surtout leur épingle du jeu sur les sols durs et pour les amas de poussières (les fameux moutons) ou de saletés les plus légers. Un robot haut de gamme comme le Roomba 966 est en supplément doté d’un capteur qui identifie la nature du sol, en fonction de laquelle la puissance d’aspiration est modulée.

Peut-on laver avec un aspirateur robot ?

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Crédit : Roborock

Quelques robots proposent cette fonction, qui implique la présence d’un réservoir à eau et d’une serpillière, qui se fixe sous le robot. Le robot aspire, puis humidifie la lingette pour laver le sol immédiatement après. Cette fonction, heureusement optionnelle, est peu convaincante, car elle a tendance à étaler la saleté et à produire des traces. Le Braava Jet d’iRobot que nous avons testé ici, pourtant spécialisé, ne fait pas beaucoup mieux. Le Roborock S6 MaxV s’acquitte de la même fonction, mais le résultat est peu concluant : même à pleine eau, le sol n’est pas lavé, mais rafraîchi. C’est mieux avec l’AI VacMop de Shark, qui mouille vraiment les sols.

Peuvent-ils nettoyer sous les meubles ?

Tout dépend de la hauteur du robot et de l’espace sous le meuble en question. Un robot aspirateur mesure le plus souvent moins d’une dizaine de centimètres de hauteur, le Eye 360 étant le plus « grand » avec ses 12 cm. Celui-ci n’en reste pas moins assez plat pour se faufiler sous la plupart des meubles et des lits posés sur pied… Quand on doit passer l’aspirateur sous le lit au prix de contorsions parfois douloureuses, on apprécie.

Image 31 : Aspirateurs robots : comment choisir, lequel acheter ?
Crédit : Roborock

Comment évitent-ils les obstacles et trouvent-ils leur chemin ?

Un aspirateur robot se déplace grâce à des techniques de télémétrie : il émet un signal et analyse l’information qui est réfléchie par l’environnement. Ainsi peut-il mesurer la distance avec les cloisons, les meubles et autres pieds de table pour adapter sa vitesse et sa trajectoire en conséquence. C’est aussi le principe de fonctionnement des capteurs de vide placés à la verticale sous le robot : en cas d’anomalie, le robot déduit qu’il est en haut d’un escalier et interrompt sa progression, pour éviter la chute. Un élément indispensable et désormais généralisé pour qu’il puisse être utilisé à l’étage.

Le parechoc, avec son amortisseur, détecte quant à lui les collisions. Nous n’avons observé aucun incident violent lors de nos tests, preuve que la technologie est éprouvée. Mais deux précautions valent mieux qu’une : il est judicieux de retirer tout objet un tantinet fragile, comme ce précieux vase Ming juché sur son guéridon tremblant.

aspirateur robot
Crédit : Eufy

La technique de guidage gagne en sophistication à mesure que le prix grimpe. Pour schématiser, deux techniques se partagent l’entrée et le milieu de gamme : le capteur à ultrasons et le capteur à infrarouge. Dans le premier cas, l’obstacle est repéré et sa distance mesurée grâce au temps de vol de l’onde ultrasonore. Dans le second cas, c’est l’angle de réflexion du faisceau infrarouge sur l’obstacle qui sert à calculer la distance. Ces métriques ne sont utilisées que pour déterminer la proximité d’un obstacle. Les robots d’entrée de gamme sont incapables de s’auto-localiser et se déplacent de façon aléatoire.

Le laser pour le haut de gamme

Le laser fait son apparition dans le milieu et le haut de gamme. Sa lumière cohérente a l’avantage d’être ultra-précise et directive. Bien que les fabricants, à l’exception de Roborock, ne mentionnent jamais ce terme, il s’agit d’un système comparable au Lidar (Light detection and ranging), mis en œuvre sur les robots de Roborock et iRobot notamment. Les pièces de l’habitation sont alors cartographiées, ce qui améliore, du moins en théorie, la précision des déplacements.

D’autres robots, comme l’AI VacMop de Shark et le Trifo Max, font appel à une caméra pour cartographier le logement et s’y repérer. Les algorithmes d’analyse d’image sont en effet en progrès constant. Enfin, pour revenir à leur base, ces robots se fient généralement à un signal infrarouge distinct. Certains y parviennent facilement, d’autres nettement moins, comme le Floor 300.

De l’intelligence artificielle dans votre aspirateur

Les robots les plus évolués bénéficient tous d’algorithmes d’intelligence artificielle, étant donné qu’ils ont la capacité de prendre des décisions (changement de direction ou de puissance d’aspiration, etc). Cependant, Ecovacs avait franchi une étape en 2019 avec le Deebot Ozmo 960, qui n’est plus vendu désormais : à l’aide de sa caméra frontale et de l’analyse d’image, ce robot pouvait identifier des obstacles sur son chemin : chaussure, câble, ballon, etc. Objectif : différencier le mobilier (tables, meubles…) et les objets qui n’en sont pas. Les premiers étaient cartographiés, contrairement aux seconds, susceptibles d’avoir disparu au prochain passage. Ainsi la navigation était-elle régulièrement améliorée. Cette technologie se retrouve aujourd’hui sur le Deebot Ozmo T8, de la même marque. Equipé d’une caméra binoculaire qui lui confère une vision stéréoscopique, le S6 MaxV de Roborock fonctionne selon le même principe.

Il s’agit de vision par ordinateur assistée par de l’apprentissage automatique. Ces fabricants précisent que les images sont stockées localement, par souci de confidentialité. Roborock ajoute que ses ingénieurs enrichissent continuellement la base de données : le logiciel du S6 MaxV sera lui aussi mis à jour régulièrement pour gagner en précision.

Peut-on délimiter un périmètre de nettoyage ?

Cette fonction, pourtant bien pratique, n’est hélas pas généralisée. En son absence, il est recommandé de fermer les portes ou de bloquer le passage du robot, quand on veut l’empêcher de visiter telle ou telle pièce.

Autrement, chaque fabricant a sa méthode pour délimiter un périmètre de nettoyage. Eufy livre avec son robot une bande magnétique, qui a le mérite de ne pas consommer de piles, et Extel une balise à ultrasons. La balise optique de iRobot joue quant à elle un double rôle : elle émet un faisceau invisible, qui agit comme une barrière, ou protège une petite zone, où est située la gamelle du chien ou du chat, par exemple. Si une seule balise n’est pas suffisante, d’autres peuvent être achetées en option dans les boutiques en ligne des fabricants. Une balise supplémentaire est facturée 49,99 € chez iRobot, notamment.

aspirateur robot
Crédit : Eufy

Enfin, si le robot est capable de cartographier son environnement, l’application mobile propose généralement de dessiner des barrières virtuelles. Très geek, mais cela fonctionne parfaitement. L’application mobile du Roomba i7+ détermine elle-même la séparation des pièces, mais le plan n’en reste pas moins modifiable : on peut supprimer, repositionner ou réorienter les lignes de démarcation suggérées. Par ailleurs, les pièces peuvent être nommées (cuisine, chambre, etc). Pratique pour indiquer au robot où il doit travailler. L’application mobile de Roborock, dédiée au S6 MaxV, se révèle aussi complète.

Comment piloter un aspirateur robot ?

Les robots non connectés, soit les modèles d’Extel et d’Eufy, se pilotent grâce à une télécommande infrarouge, assortie ou non d’un petit écran LCD, qui permet, entre autres, de lancer ou d’arrêter un cycle de nettoyage, de programmer l’horaire et le jour d’un nettoyage, etc. Infrarouge oblige, les consignes ne seront transmises qu’à quelques mètres de distance.

aspirateur robot
Crédit : Dyson

Les robots connectés et accompagnés d’une application mobile, du moment que le réseau Wifi est à portée, n’ont pas cet inconvénient. L’utilisateur peut même les actionner hors de son domicile, si besoin. Ces mêmes robots sont également reliés à Internet et aux services Cloud, ce qui peut améliorer certains aspects pratiques : les robots de Roborock et de iRobot interagissent avec Google Home et Alexa et peuvent recevoir des instructions vocales par cet intermédiaire.

À l’exception notable du Floor 300 d’Extel, tous les robots bénéficient, en outre, de boutons de contrôle direct qui permettent au minimum de lancer ou de suspendre un cycle de nettoyage. Inutile, dans ce cas, de rechercher la télécommande ou le smartphone quand on a besoin promptement d’un peu de silence.

Quelle autonomie pour un aspirateur robot ?

L’autonomie est tributaire de nombreux facteurs : la capacité de la batterie, bien sûr, la puissance de l’aspiration, le poids du robot, etc.

Dyson indique, par exemple, que le 360 Eye fonctionne pendant 40 minutes avant épuisement en mode normal et 75 minutes en mode silence, ce qui correspond à la puissance d’aspiration minimale. Chez Electrolux, ces chiffres sont de 40 et 60 minutes. Nous avons constaté pour notre part des résultats supérieurs sur certains robots d’entrée de gamme, mais dont la puissance et l’efficacité sont moindres. C’est toujours une question de compromis, quoi qu’il en soit.

aspirateur robot
Crédit : Anker

De manière générale, il faut compter entre 1h et 1h30 d’autonomie. Soit, à la louche, une surface entre 30 et 40 m2, au rythme auquel avancent ces robots. Par conséquent, les grandes pièces ou les grandes habitations ne seront quasiment jamais traitées en une seule fois : le robot devra d’abord recharger sa batterie, ce qui prend deux à trois heures, avant de continuer son travail.

Comment vider les poussières ?

aspirateur robot
Crédit : Eufy

Un aspirateur robot s’apparente à un aspirateur classique sans sac et incorpore un bac à poussière, dont la contenance est de quelques décilitres. Un modèle haut de gamme comme le Roomba 966 est même équipé d’un capteur qui détecte le niveau de remplissage, l’information étant relayée par l’application mobile. Autrement, ce niveau est calculé de manière statistique… ou n’est pas signalé du tout.

Charge à l’utilisateur de savoir quand retirer le bac pour le vider, un geste nécessaire de toute façon pour restaurer la puissance d’aspiration. Si le robot est bien conçu, ce bac est emboîté dans une trappe à l’arrière ou au-dessus, ce qui signifie qu’il demeure accessible quand le robot est en place dans sa base de recharge. Sur le Floor 300, il est situé sous le capot aimanté du robot, ce qui est déjà moins commode. Sur le 360 Eye, le robot doit être retiré de sa base pour que le bac puisse être ôté.

Grâce au i7+ de Roomba, cette préoccupation disparaît cependant. Ce robot vidange lui-même son bac à poussière quand il retourne à sa base, celle-ci, plus volumineuse que la moyenne, possédant un sac à poussière d’une capacité 30 fois supérieure. Certes, ce sac finit lui aussi par être rempli et a besoin d’être changé, mais cette corvée n’est plus aussi fréquente.

Doit-on changer des pièces régulièrement ?

aspirateur robot
Crédit : Anker

Les filtres (parfois normés HEPA et anti-allergènes) accumulent de la poussière et les brosses s’encrassent, d’autant plus en présence d’animaux domestiques qui perdent leurs poils. Si un bon entretien est un gage de longévité et d’hygiène, un remplacement est à envisager à un moment ou à un autre. iRobot, par exemple, préconise de changer les filtres tous les deux mois et les brosses tous les six à douze mois. Ces pièces de rechange nécessitent de prévoir un petit budget récurrent.

Toujours chez iRobot, en ce qui concerne le Roomba 696, le pack de trois brosses latérales coûte 9,99 € et le pack de trois filtres, 19,99 €. Chez Eufy, le pack composé d’un filtre HEPA et d’un filtre en mousse est vendu autour d’une dizaine d’euros. La batterie n’est pas non plus éternelle et rendra l’âme au bout de deux à trois ans. Son remplacement coûte 119,99 € chez iRobot, pour les modèles haut de gamme.

De manière générale, la plupart de ces éléments, dont la brosse, se retirent facilement, les mécanismes développés par les fabricants ne requérant pas de tournevis.