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Le trou de la couche d’ozone est deux fois plus gros que les États-Unis

Le trou de la couche d’ozone situé au-dessus de l’Antarctique a atteint sa taille maximale pour cette année. Il est deux fois plus gros que les États-Unis ! Cette taille gigantesque fait de lui l’un des plus grands et des plus profonds récemment observés.

Le trou de la couche d'ozone au-dessus de l'Antarctique le 27 septembre 2020
Le trou de la couche d’ozone au-dessus de l’Antarctique le 27 septembre 2020 – Crédit : CEPMMT

Les scientifiques du Centre européen pour les prévisions météorologiques à moyen terme (CEPMMT) ont annoncé que le trou de la couche d’ozone a atteint la taille maximale qu’il atteindra en 2020. En effet, le trou situé au-dessus de l’Antarctique s’ouvre chaque année. Ainsi, la prochaine étape pour ce trou de la couche d’ozone est de rapetisser. Néanmoins, les scientifiques ont averti qu’il s’agit de l’un des plus grands et des plus profonds récemment observés dans notre atmosphère. Ce trou de la couche d’ozone a une superficie de 23 millions de kilomètres carrés. Il est donc deux fois plus gros que les États-Unis, voire même un peu plus.

Le plus grand trou de la couche d’ozone observé ces dernières années

Pour rappel, l’ozone est la partie de l’atmosphère terrestre qui absorbe une grande partie du rayonnement ultraviolet en provenance du Soleil très dangereux pour l’Humanité. Néanmoins, l’utilisation de produits chimiques liés à l’activité anthropique est responsable de l’ouverture d’un trou dans la couche d’ozone chaque année. Des mesures ont été prises dans les années 80 (le Protocole de Montréal) pour interdire les produits chimiques responsables. Cependant, le trou de la couche d’ozone ne disparaîtra que d’ici plusieurs décennies.

D’après Vincent-Henri Peuch qui est le directeur du Copernicus Atmosphere Monitoring Service au CEPMMT, le trou de la couche d’ozone de 2020 ressemble particulièrement à celui qui avait été observé en 2018. D’ailleurs, celui de 2019 était relativement plus petit. Si vous vous souvenez, un trou gigantesque s’était ouvert au-dessus du Pôle Nord au mois d’avril, ce qui est inhabituel. Il s’était finalement refermé un mois plus tard grâce aux conditions météorologiques.

Il est tout de même important de préciser que la superficie du trou actuel de la couche d’ozone n’a rien d’alarmant. En effet, Vincent-Henri Peuch a expliqué que la taille de ce phénomène varie largement d’une année à l’autre. La bonne nouvelle est que le trou de la couche d’ozone au-dessus de l’Antarctique est en train de rapetisser doucement, mais sûrement. Enfin, Vincent-Henri Peuch a rappelé que « nous devons continuer d’appliquer le Protocole de Montréal interdisant les émissions de produits chimiques appauvrissant la couche d’ozone ». Ainsi, le trou de la couche d’ozone pourrait disparaître pour de bon d’ici 2050.

Source : Gizmodo