Accueil » Actualité » Des écoles scolaires poursuivent TikTok, Facebook, Instagram, Snapchat et YouTube car ils nuisent à la santé mentale des élèves

Des écoles scolaires poursuivent TikTok, Facebook, Instagram, Snapchat et YouTube car ils nuisent à la santé mentale des élèves

Aux États-Unis, des écoles ont décidé de poursuivre en justice les réseaux sociaux TikTok, Facebook, Instagram, Snapchat et YouTube. Elles les accusent de cibler les jeunes élèves en nuisant à leur santé mentale.

Les réseaux sociaux sont une nouvelle fois visés pour leur impact sur les plus jeunes utilisateurs. Aux États-Unis, le district solaire public de Seattle poursuit en justice TikTok, Facebook, Instagram, Snapchat, YouTube et leurs sociétés mères. Une plainte a été déposée vendredi dernier. Les écoles de Seattle accusent les plateformes d’avoir un rôle principal dans la « crise de santé mentale des jeunes ».

Des jeunes sur leur smartphone
Des jeunes sur leur smartphone © ROBIN WORRALL / Unsplash

Selon la plainte, TikTok, Facebook, Instagram, Snapchat et YouTube ciblent sciemment les jeunes utilisateurs. Leur objectif serait de les exploiter et de les manipuler au détriment de leur santé mentale. Ce n’est d’ailleurs pas la première fois que l’on en entend parler. Facebook a même réalisé des études en interne afin de savoir si Instagram est nocif pour les adolescentes.

À lire aussi > Comment supprimer votre compte Facebook définitivement ?

Les réseaux sociaux sont accusés d’exploiter les plus jeunes en profitant de leur vulnérabilité

Dans les 91 pages de la plainte déposée, le district solaire public de Seattle explique que les réseaux ont volontairement créé des plateformes addictives qui profitent de la vulnérabilité des plus jeunes. Il affirme également que les algorithmes de ces plateformes suggèrent du contenu potentiellement dangereux à ses utilisateurs. Par exemple, l’algorithme d’Instagram facilite l’accès à la drogue et aux substances illicites en recommandant des comptes de vendeurs de drogue aux jeunes utilisateurs.

Les réseaux sociaux seraient donc responsables de l’augmentation des problèmes de santé mentale et de comportement des élèves en classe. Par conséquent, le district solaire affirme avoir dû prendre des mesures coûteuses comme le recrutement de conseillers en santé mentale ou encore la création d’un programme d’études sur les médias sociaux.

La plainte détaille que : « les accusés ont maximisé le temps que les utilisateurs, en particulier les jeunes, passent sur leurs plateformes en les concevant et en les affinant pour exploiter la neurophysiologie des systèmes de récompense du cerveau afin que les utilisateurs reviennent fréquemment et restent sur les plateformes respectives aussi longtemps que possible ». Le district solaire de Seattle demande à ce que les réseaux sociaux reconnaissent leur responsabilité et modifient leur fonctionnement pour réduire leur impact sur les plus jeunes.

Source : Gizmodo