Anthropic lance Claude Tag, un agent IA qui vit dans Slack, suit les conversations en continu, apprend le contexte de l’équipe et intervient de sa propre initiative. Disponible en bêta pour les abonnements Team et Enterprise, il remplacera l’intégration Slack actuelle le 3 août. Chez Anthropic, 65 % du code produit par l’équipe produit passe déjà par cet outil.

Jusqu’ici, utiliser Claude dans Slack revenait à interroger un assistant ponctuel : un message, une réponse, fin de l’échange. Claude Tag change la mécanique. L’agent rejoint un canal comme un membre de l’équipe, accumule du contexte au fil des conversations, et conserve une mémoire persistante qui lui évite de repartir de zéro à chaque requête. Quand un collaborateur le tague, il décompose la tâche en étapes, mobilise les outils auxquels il a accès (bases de code, données internes, systèmes tiers) et livre le résultat dans le fil de discussion.
Un collègue qui prend l’initiative
Le mode ambiant est la vraie rupture. Une fois activé, Claude Tag surveille les canaux auxquels il est affecté et intervient de lui-même : il signale une information pertinente repérée dans un autre canal, relance un fil resté sans réponse, remonte une alerte depuis un outil connecté. Anthropic décrit l’expérience comme celle d’un collègue qui travaille en public, avec une compréhension du contexte que les chatbots classiques n’ont jamais eue.
Des garde-fous pensés pour les DSI
Les administrateurs contrôlent précisément le périmètre de chaque instance : accès aux canaux, aux outils, aux données, le tout cloisonné par équipe. Un Claude configuré pour les RH ne partagera ni ses mémoires ni ses accès avec celui de l’ingénierie. Des plafonds de consommation en tokens peuvent être fixés par canal et par organisation, et un journal d’audit trace chaque action. Le modèle sous-jacent est Opus 4.8.
Anthropic prévoit d’étendre Claude Tag à d’autres plateformes dans les mois à venir. Microsoft pousse Copilot via Graph, Google mise sur Gemini dans Workspace. Anthropic fait un autre pari : concentrer l’agent là où la connaissance tacite de l’entreprise circule déjà, dans le chat d’équipe, et laisser la mémoire persistante faire le reste. Reste la question que chaque salarié va se poser : comment travailler normalement quand une IA écoute en permanence tout ce qui se dit dans le canal.
Source : anthropic.com