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Joker : le film de DC Comics est loin d’emballer tout le monde en France

Carton plein aux Etats-Unis, en Italie et aux Pays-Bas, Joker réalise le meilleur démarrage de ce mercredi en France. Mais reste une adaptation de comics très discrète. De nombreuses critiques ont même fustigé l’emballement médiatique autour de ce long-métrage.

Joker revue de presse France

La première séance parisienne de Joker a fait vendre 6083 tickets de cinéma. Soit plus de la moitié des spectateurs qui se sont déplacés dans les salles obscures. Un beau score pour le film de Todd Phillips qui n’entre toutefois pas dans le TOP 10 des meilleurs démarrages français pour une production DC / Marvel. Le podium est dominé depuis 2007 par le Spider-Man 3 de Sam Raimi et ses 27 995 entrées. Suivi de loin par Avengers Endgame – notre critique ici – avec près de 10 000 entrées de moins. Côté DC, c’est The Dark Knight Rises qui culmine avec 7771 entrées.

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Les premières critiques de Joker sont clairement enthousiastes dans l’Hexagone. Cinemateaser salue par exemple un essai qui « redonne,avec panache, du sens aux figures mythologiques et politiques des comic books ». Libération y voit un chef d’œuvre qui va « porter un coup fatal à l’ère Marvel Studios, en faisant l’inverse d’un film de super-héros convenable, tout en en singeant la mécanique ». Pour le Nouvel Obs, la réussite de ce Joker doit tout à la performance de Joaquin Phoenix, « un acteur au mal-être viscéral qui se distingue de ses illustres prédécesseurs, de Jack Nicholson à Heath Ledger ».

… mais un personnage DC sans âme ?

Une comparaison que ne partage pas quelques chroniques comme celles de Critikat : « L’humour du Joker-Ledger consistait à prendre l’ordre social pour ce qu’il est : une vaste blague, et le mettre au défi, le provoquer pour qu’il révèle son vrai visage […] Arthur Fleck ne pige pas grand-chose au monde qui l’entoure ». Pour la bande du podcast NoCiné, « Joaquin Phoenix n’a rien à défendre. Joker est une énième relecture de l’antagoniste de Batman qui a tout d’une coquille vide […] un film qui a tout à envier à La valse des pantins de Martin Scorsese ». A noter que le réalisateur de The Irishman était annoncé sur le projet avant Todd Phillips. NoCiné achève sa chronique par un conseil plus cinglant encore : « Passez votre chemin, il n’y a rien à voir ».

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