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La série The Man in the High Castle est construite avec une part de réalité

La série uchronique disponible sur Amazon Prime Video ne contient pas que des éléments de fiction. En effet, l’univers nazi de The Man in the High Castle n’est pas seulement sorti de l’imagination, mais contient bel et bien une part de réalité.

Image 1 : La série The Man in the High Castle est construite avec une part de réalité
Crédit : Amazon

Comment serait le monde si les nazis avaient gagné la Seconde Guerre mondiale et vaincu les Américains ? C’est le scénario exploré par le roman The Man in the High Castle publié en 1962 par Philip K. Dick et adapté plusieurs décennies après en série. Du même nom et longue de quatre saisons, la série dystopique est diffusée sur la plateforme de streaming d’Amazon, Prime Video. Les Allemands et les Japonais se sont partagé le territoire des États-Unis. L’univers recréé dans la série est donc fascinant tout en semblant très réel. Et pour cause, les architectes de ce monde fictif se sont en partie basés sur la réalité.

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Utiliser des projets du passé pour recréer un univers qui semble encore plus vrai

Le site SYFY WIRE connu pour ses reportages originaux sur les films, les séries et les jeux vidéo a interviewé les deux principales personnes à l’origine de l’univers de The Man in the High Castle tel qu’il est dépeint dans la série : le chef décorateur Drew Boughton et le superviseur des effets visuels Lawson Deming. Ce dernier a déclaré : « l’idée de l’architecture brutale des nazis, le concept derrière elle, était d’intimider. C’était pour minimiser l’individu et faire en sorte qu’il se sente petit. C’était une idée réelle que le régime avait, et pour la plupart, notre série a suivi ce concept ».

Ainsi, le train monorail propulsé par turboréacteur qui apparaît dans l’épisode final de la saison 4, « Fire From the Gods » est inspiré d’un véritable projet des nazis qui voulaient mettre au point un transport ferroviaire à très grande vitesse. Les ingénieurs allemands avaient même travaillé sur le projet de réseau ferroviaire Breitspurbahn qui devait relier le Grand Reich germanique et l’Europe, jusqu’à la mer Caspienne. « Nous ne pouvions pas faire quelque chose qui était complètement irréel » a déclaré Deming. Ils se donc inspiré du train SVL propulsé par des turboréacteurs et développé par des chercheurs de l’Union soviétique dans les années 70.

Image 2 : La série The Man in the High Castle est construite avec une part de réalité
Crédit : Amazon

L’architecture des bâtiments vient aussi de l’Histoire

De plus, afin de recréer une société dirigée par les nazis dans les années 60, Deming et Boughton se sont également inspiré d’images provenant de l’Union soviétique. Dans la série, les États-Unis ne se sont pas développés comme ils l’auraient dû donc les meubles, les automobiles, le décor devaient correspondre à ce qui se voyait en Allemagne et dans l’URSS. Même l’architecture de la ville de New York était un défi pour les réalisateurs. Afin de mettre au point une ville contrôlée par les nazis et même Berlin qui est alors la capitale du monde, ils se sont inspiré des conceptions réelles qu’Hitler envisageait pour l’Allemagne. Le Grand Dôme (Volkshalle) imaginé par Albert Speer est notamment leur source d’inspiration pour l’architecture.

En fin de compte, Drew Boughton et Lawson Deming ont remarquablement recréé un univers nazi en se basant sur de nombreux éléments réels de l’époque. Il faut aussi souligner que The Man in the High Castle transmet non seulement les visions de l’empire d’Hitler, mais aussi son objectif psychologique : intimider et inspirer la peur.

Source : SYFY WIRE