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Le mystérieux flash lumineux dans l’espace était en fait … un débris de fusée

En 2017, des scientifiques ont cru détecter un sursaut gamma provenant d’une ancienne galaxie. Mais deux articles parus dans Nature Astronomy cette semaine proposent une autre explication…

En effet, une équipe d’astronomes observant la galaxie la plus ancienne et la plus lointaine de l’univers observable a vu quelque chose d’étrange. Un flash de lumière vive, dont ils ont rapporté l’année dernière qu’il pourrait s’agir d’un sursaut gamma émanant d’une étoile au sein de la galaxie en question. Mais un nouvel article scientifique associe ce sursaut à une réflexion de lumière provenant d’un des débris de Breeze-M, l’étage supérieur de la fusée russe Proton.

Galaxie Spirale - Crédit : wikimedia
Galaxie Spirale – Crédit : wikimedia

Les sursauts gamma peuvent provenir d’un certain nombre de sources différentes. Ils peuvent durer de quelques millisecondes à une minute environ. Cependant, l’immensité du ciel observable rend leur détection complexe. Il faut pour ainsi dire regarder au bon endroit, au bon moment. C’est exactement ce qu’il s’est passé ici, les scientifiques ayant leurs instruments braqués sur une galaxie.

Sursaut gamma : une théorie bancale

Cependant, un des deux articles explique qu’une telle observation est peu probable. En effet, selon certains scientifiques, les chances de repérer le sursaut gamma supposé provenir de la galaxie GN-z11, sont d’environ une sur 10 milliards. Il est donc possible lumière détectée provienne d’une puissante explosion stellaire, ou bien d’une simple réflexion générée par un objet métallique de passage, ce qui est bien plus probable.  

Ainsi, l’astrophysicien Charles Steinhardt, auteur principal de l’article suggérant que l’éruption pourrait être de la lumière réfléchie, déclare : « Nous savons que beaucoup de choses ressemblent au Soleil ; en gros, tout ce qui reflète la lumière du soleil ». Comme, par exemple, un morceau de métal flottant autour de la Terre.

Une équipe dirigée par Michał Michałowski, astrophysicien lui aussi, a tenté de faire le tri parmi les 23 000 débris spatiaux plus gros qu’une balle de paintball actuellement en orbite. Son équipe a donc examiné les orbites des débris spatiaux et des satellites connus le jour où les observations ont été effectuées. Un seul, l’étage de la fusée russe Breeze-M, était suffisamment proche pour interférer avec les observations.

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Source : gizmodo