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Une lentille électronique plus performantes que l’œil humain

Des chercheurs d’Harvard ont créé une lentille électronique dotée d’une nouvelle technologie qui pourrait bien révolutionner l’optique.

Lentille Electronique Harvard
Crédit : Harvard SEAS 

Que ce soit pour régler les problèmes d’acuité visuelle, pour les appareils photographiques, ou encore pour les loupes, les lentilles ont fait des progrès considérables ses dernières années. Pourtant, en comparaison à nos yeux, elles ne sont rien. Enfin, c’est ce qu’on pensait jusqu’à récemment.

Ce qui rend l’œil si unique

Une nouvelle invention vient révolutionner l’optique. Une lentille électronique plus performante qu’un œil. Ce qui rendait l’œil supérieur à la lentille jusqu’ici, c’était sa capacité à s’adapter rapidement.

Cette capacité si unique est due au muscle ciliaire. Celui-ci permet de bomber plus ou moins le cristallin. Cela reviendrait à plier le verre d’une loupe jusqu’à obtenir une image nette. Mais avec une lentille de verre, cela paraît infaisable.

Une lentille encore plus performante

À moins de créer un muscle électronique en élastomère de manière à faire bouger de minuscules lentilles : les « metalens« . Celles-ci utilisent une structure atomique particulière pour rediriger la lumière vers un point précis. Par conséquent, plus besoin de grandes lentilles arrondies.

Ces lentilles peuvent donc imiter notre processus d’adaptation. De plus, la lentille s’abîmera bien moins que notre cristallin au fur et à mesure de ses utilisations. Et en cas d’usure, elle est remplaçable

Un fort potentiel éclectique

En plus de pouvoir ces lentilles peuvent le surpasser. Elles ont la possibilité de s’adapter pour régler les défauts telles que la myopie ou l’hypermétropie, en changeant le point de focalisation de la lumière de manière à bien former l’image sur la rétine.

Imaginez aussi leur utilisation en photographie. Les appareils pourraient exécuter une mise au point plus rapide, plus précise. On pourrait même imaginer un focus sur l’entièreté de l’image en traitant indépendamment les différents rayons de lumière qui traversent les metalens.

Mais avant de pouvoir les exploiter ainsi, il reste encore du travail. Les premières versions ne faisaient que « la taille d’une paillette ». Et les derniers modèles ont réussi à gagner 1cm de diamètre. Un progrès notable, mais pas encore une taille suffisante pour l’embarquer dans un plus grand système.