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Les dauphins femelles sont dotées d’un clitoris qu’elles frottent pour prendre leur pied

Dauphins et humains ont décidément de nombreuses ressemblances. Notamment sur le plan sexuel. Une nouvelle étude s’est attardée sur le clitoris des dauphins femelles qui serait visiblement un organe du plaisir.

Image 1 : Les dauphins femelles sont dotées d'un clitoris qu'elles frottent pour prendre leur pied
Les dauphins femelles sont en recherche de plaisir sexuel – Crédit : Unsplash

Les scientifiques s’intéressent tout particulièrement aux célèbres mammifères marins, une IA permettant notamment de décrypter le langage des dauphins. Des animaux fascinants qui ont notamment de grandes similitudes avec l’espèce humaine. Début 2021, une étude parue dans le Journal of Comparative Psychology avait notamment mis en exergue la sociabilité et la curiosité des cétacés. À l’instar des primates, on savait en outre que le dauphin se servait des rapports sexuels pour maintenir ses liens avec ses congénères, pratiquant d’ailleurs le coït tout au long de l’année et pas seulement pour se reproduire.

Dès lors, ces interactions sexuelles permettent-elles aux dauphins de ressentir du plaisir ? Il était déjà admis que les femelles dauphins possédaient un clitoris au niveau de leur vagin, à un endroit susceptible d’être stimulé pendant la copulation. Des chercheurs ont d’ailleurs constaté que des femmes se frottaient le clitoris avec leur museau, leurs nageoires et leurs nageoires, rappelle le site SciTechDaily.

Alors que des scientifiques avaient déjà réussi à voir à travers les yeux d’un dauphin, une étude récente publiée dans la revue Current Biology s’est notamment attardée plus en détail sur le clitoris. « Les dauphins ont des plis vaginaux que nous étudions pour tenter de comprendre leur fonction et pourquoi ils sont si variés d’une espèce à l’autre », détaille l’auteur principal de l’étude, Patricia Brennan, dans les colonnes de Gizmodo. « Chaque fois que nous disséquions un vagin, nous constations la présence de ce très gros clitoris. Nous étions ainsi curieux de savoir s’il fonctionnait comme un clitoris humain », indique-t-elle.

Les dauphins femelles pourraient atteindre l’orgasme grâce à leur clitoris

En examinant le tissu clitoridien de 11 femelles dauphins à gros nez, décédées de causes naturelles, ils ont décelé la présence de terminaisons nerveuses, de muscles et de vaisseaux sanguins. En somme, un organe du plaisir parfaitement fonctionnel. Dans le détail, Patricia Brennan souligne que le clitoris du dauphin femelle est composé d’une myriade de tissus érectiles et de vaisseaux sanguins qui lui permettent de s’engorger rapidement. D’après l’étude, le clitoris grandit lorsque l’animal vieillit (comme lors de la puberté humaine), laissant supposer qu’il est utilisé pleinement une fois que la femelle est mûre sur le plan sexuel.

Qui plus est, il est pavé d’une bande de tissu conjonctif qui lui permet de conserver sa forme, un indice de plus de son caractère précieux. Enfin, il est composé de nombreuses terminaisons nerveuses localisées sous une peau très fine. Ces dernières « sont probablement impliquées dans l’accès au plaisir comme elles le sont chez les humains », pointe Brennan. L’équipe a également découvert la présence de corpuscules génitaux très comparables à ceux du clitoris et de l’extrémité du pénis chez les humains. Pour rappel, ces récepteurs sensoriels permettent également de distiller du plaisir.

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Les nerfs du clitoris du dauphin femelle – Crédit : Patricia Brennan

Pour conclure, Patricia Brennan rappelle que les études sur le clitoris et le plaisir sexuel féminin chez les animaux sont rares. D’ailleurs, les études complètes sur le clitoris humain ont été réalisés seulement dans les années 1990. Une carence qui s’explique par la faible représentation des femmes dans la communauté scientifiques jusqu’alors, le patriarcat les laissant sur la touche. « Étudier et comprendre les comportements sexuels des animaux est un élément fondamental de la compréhension de l’expérience animale et peut même avoir d’importantes applications médicales à l’avenir », souligne la scientifique.

Source : Current Biology