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Oumuamua : ni astéroïde, ni une comète quel est ce truc qui flotte dans l’Espace ?

Oumuamua ne serait ni un astéroïde, ni une comète. Mais qu’est-ce donc dans ce cas ? Les astronomes restent divisés sur la nature de cet objet interstellaire. La découverte d’Oumuamua remonte à quelques années maintenant. En se basant sur les premières analyses, les chercheurs ont estimé que l’objet devait être un astéroïde similaire à ceux se trouvant entre Mars et Jupiter. Puis, l’été dernier, plusieurs astronomes ont changé d’avis, il s’agirait plutôt d’une comète, un corps glacé chassé des confins d’un système planétaire éloigné. Mais aujourd’hui, une nouvelle approche relève les incohérences de cette théorie. Au final, bien difficile de dire ce qu’est exactement Oumuamua.

Image 1 : Oumuamua : ni astéroïde, ni une comète quel est ce truc qui flotte dans l'Espace ?

Sortir d’une logique binaire pour mieux comprendre Oumuamua ?

Dans cette nouvelle étude, Roman Rafikov, astrophysicien à l’université de Cambridge, affirme que les forces ayant provoqué l’accélération et la formation d’une queue auraient aussi affecté sa rotation. Autrement dit, l’objet a atteint une vitesse tellement élevée que s’il avait été une comète, il n’aurait pas survécu à ce phénomène. Et pourtant, il vient de quitter le système solaire.

Le chercheur avance alors une autre hypothèse. Lorsqu’une étoile meut, elle forme une naine blanche. Durant le processus, des éclats sont éparpillés à travers la galaxie. Oumuamua serait un débris spatial, « un messager d’une étoile morte ». A partir de cette idée, les scientifiques ont décortiqué les différentes informations afin de trouver une éventuelle correspondance. Jusqu’ici, ils ont fait chou blanc.

D’autres astronomes voient le problème sous un autre angle. Pour eux, le fait que les roches spatiales n’entrent pas nécessairement dans l’une ou l’autre des deux catégories entièrement distinctes est un point à retenir. Par exemple, Michele Bannister (Queen’s University, Belfast, Irlande du Nord) a l’impression que les chercheurs « se disputent pour un binaire inutile.« 

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