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Twitter teste une fonction controversée pour contrôler qui peut répondre à un tweet

Twitter souhaite donner plus de contrôle à ses membres en leur permettant de définir ceux qui peuvent répondre à leurs tweets. Une fonctionnalité controversée qu’on accuse de favoriser la propagation des fake news sans qu’on puisse les contredire.

Sur Twitter, n’importe qui peut répondre à un tweet public. Une spécificité du réseau social qui permet à tous de s’exprimer librement, mais qui a aussi ses limites. La conversation peut rapidement prendre une mauvaise tournure avec des réponses haineuses ou même du harcèlement. Le réseau social en a pris la mesure et va mettre à l’essai une fonctionnalité annoncée il y a quelques mois : limiter ceux qui peuvent répondre à un tweet.

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Crédit : Twitter

Comme sur Facebook, la création d’une nouvelle publication s’accompagne d’une option qui permet d’indiquer quels sont les comptes autorisés à y répondre. Elle offre trois possibilités. « Tous », l’option sélectionnée par défaut et qui autorise tous les membres à répondre. « Les comptes que vous suivez » pour limiter les réponses à vos abonnements, et enfin « les personnes que vous mentionnez » pour préciser la liste des personnes autorisée à réagir à votre message. Comme actuellement, le message et ses réponses restent consultables par n’importe quel membre qui peut les liker et les retweeter, mais l’option de réponse est grisée si elle n’est pas accessible.

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Twitter : limiter les réponses favorise la propagation de fake news

Twitter précise que la fonctionnalité est réservée à un « groupe limité » d’utilisateurs sur mobile et sur le web. Elle est aussi à l’essai pour une durée indéterminée, et rien ne garantit qu’elle sera effectivement intégrée au service pour devenir accessible à tous ses membres. Le réseau social souhaite ainsi « donner aux gens plus de possibilités de peser dans la balance tout en leur permettant de contrôler les conversations qu’ils entament ». 

À lire les réponses qui accompagnent son annonce sur Twitter, les réactions sont plutôt hostiles. Certains estiment que la fonctionnalité permet aux fake news de toucher un large public sans que personne ne puisse les contredire.

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Source : Twitter