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Première guérison du SIDA grâce à la greffe de cordon

C’est une nouvelle réjouissante sur le front de la lutte contre le sida. Après avoir reçu un traitement de pointe il y a quatre ans, une femme a visiblement vaincu le VIH et la leucémie.

Image 1 : Première guérison du SIDA grâce à la greffe de cordon
Une femme en rémission du VIH grâce à une double greffe – Crédit : Pixabay

À mesure que la recherche avance, la lutte contre le VIH commence enfin à porter ses fruits. Une troisième personne a semble-t-il vaincu le virus à l’origine de l’apparition du sida. Souffrant également d’une leucémie (cancer des cellules de la moelle osseuse), elle a bénéficié d’une double greffe de cellules souches qui a été salvatrice.

Dans un premier temps, elle a subi une greffe de sang de cordon ombilical qui contient des cellules souches. Un jour plus tard, une plus grosse greffe de cellules souches adultes (provenant d’un proche parent) a été réalisée. De quoi insuffler à son corps des défenses immunitaires temporaires pendant la durée de la greffe. Concrètement, ces cellules croissent rapidement avant d’être remplacées entièrement par les cellules du sang de cordon.

Contrairement aux deux autres patients guéris du VIH par le passé, la patiente n’a pas été frappée par la maladie du greffon contre l’hôte à la suite de sa double greffe. En définitive, la femme est en rémission de sa leucémie depuis plus de quatre ans. Elle a en outre cessé de prendre son traitement anti-VIH, trois ans après l’opération. Et n’a été victime d’aucune résurgence virale depuis 14 mois, aucune trace de VIH n’apparaissant dans ses tests sanguins.

VIH : une greffe salvatrice qui ne pourra pas être utilisée à grande échelle

Fait intéressant, la disponibilité du sang de cordon est accrue par rapport aux cellules souches adultes utilisées précédemment pour soigner le VIH. Porteurs d’une mutation qui bloque l’infection, celles-ci sont bien plus rares. La mutation a seulement été identifiée chez 20 000 donneurs, dont la plupart sont d’origine nord-européenne.

Qui plus est, la patiente de New York n’avait qu’une compatibilité partielle avec ses deux donneurs mais cela n’a pas posé problème.  » Aux États-Unis, 50 patients par an pourraient bénéficier de cette procédure », a souligné le Dr Koen Van Besien. « La possibilité d’utiliser des greffes de sang de cordon ombilical partiellement compatibles augmente considérablement la probabilité de trouver des donneurs appropriés pour ces patients. »

Néanmoins, il faut préciser que les greffes de moelles osseuse ne sont pas adaptées pour la plupart des patients. Celles-ci sont très risquées si bien qu’elles sont seulement proposées aux personnes atteintes d’un cancer ayant épuisé toutes les autres options. Pour finir, sachez que la patiente de New York est la seconde personne séropositive à bénéficier d’une greffe d’haplo-cordon. La première était toutefois décédée peu de temps après l’opération, des suites de son cancer.

Source : New York Times