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Coppola va dépenser 120 millions de dollars pour le film de ses rêves

Depuis moult années, Francis Ford Coppola veut ardemment réaliser le film Megalopolis. Mais malgré l’aura du cinéaste, les studios rechignent à investir dans ce projet dont les contours sont encore très flous. Pas de quoi décourager le réalisateur qui compte piocher dans sa fortune pour concrétiser son rêve.

Image 1 : Coppola va dépenser 120 millions de dollars pour le film de ses rêves
Le Parrain – Crédit : Paramount Pictures

Cette année, nous fêtons le cinquantenaire du film Le Parrain, grand classique du cinéma sur la famille Corleone et les affres de la mafia. Francis Ford Coppola a également pondu deux autres volets à l’instar du Parrain 3 dont le château est à vendre pour 6 millions d’euros. Véritable monument du septième art, le cinéaste n’est plus passé derrière la caméra depuis le film d’horreur Twixt sorti en 2011. Désormais âgé de 82 ans, il compte toutefois toujours réaliser un film nommé Megalopolis.

Un projet qu’il essaye de concrétiser depuis 40 ans. Mais celui-ci se heurte à la réticence des studios de production qui ont bien du mal à visualiser le long-métrage qu’aimerait pondre le cinéaste. « Connaissez-vous bien l’utopie ? » demande Coppola quand GQ l’interroge au sujet de l’intrigue de Megalopolis. Et le journaliste de tenter de résumer brièvement le pitch, après en avoir parlé longuement avec le réalisateur. « C’est une histoire d’amour qui prend aussi la forme d’une enquête philosophique sur la nature de l’homme ; le film se déroule à New York, mais un New York imprégné d’échos de la Rome antique », souligne-t-il.

Le Megalopolis de Coppola aura une haute charge philosophique

Coppola est prêt à investir 120 millions de dollars en piochant dans sa fortune pour réaliser ce long-métrage qu’il juge très ambitieux. Celui-ci aura une grande charge philosophique, nous questionnant notamment à ce sujet : « la société dans laquelle nous vivons est-elle la seule dont nous disposons ? ». À l’avenir, il rêverait que les gens souhaitent le revoir une fois par an à l’instar du film La vie est belle de 1946, grand classique souvent rediffusé lors des fêtes de fin d’année.

À l’ère des blockbusters comme les films Marvel que Coppola trouve d’ailleurs « méprisables », les studios rechignent à faire confiance au cinéaste qui a pourtant déjà fait ses preuves. Coppola va donc piocher dans ses propres sous pour produire Megalopolis. Et ce n’est pas la première fois que cela arrive. Malgré le succès du Parrain en 1972, il avait dû se servir de sa propre fortune pour produire Apocalypse Now quelques années plus tard : « Personne d’autre n’en voulait ».

Source : GQ