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L’armée américaine teste des « robots chiens » équipés de fusils d’assaut

Une nouvelle étape est franchie dans l’utilisation des drones et autres robots. Un robot quadrupède a été équipé d’un fusil d’assaut capable de se montrer létal même à longue distance

La robotique a connu de nombreux progrès ces dernières années. Des sociétés comme Boston Dynamics sont capables de produire des robots fonctionnels, stables et efficaces. Lorsque l’on voit les performances d’Atlas, capable de se jouer d’un parcours d’obstacle, tout en le terminant d’un backflip parfaitement exécuté, il n’est pas étonnant de voir les militaires s’y intéresser.

SPUR
SPUR équipé de son arme de calibre 6,5 mm. Crédit : Twitter / @Ghost_Robotics

Récemment, l’armée française a testé le robot quadrupède de Boston Dynamics sur le terrain. Après une courte période d’adaptation, les militaires présents ont pu se rendre compte des possibilités apportées par une machine en matière d’avantage tactique et de sécurité du personnel. Une raison qui pousse également les Britanniques à s’intéresser à la chose. Selon leur chef d’état-major, l’armée de sa Majesté pourrait comprendre 25 % de robots d’ici 2030.

Armer un robot téléguidé

En poussant le concept de « chien robot » un peu plus loin, Ghost Robotics et SWORD International ont collaboré dans le but de produire SPUR (Special Purpose Unmanned Riffle), un robot quadrupède qui embarque un fusil d’assaut sur son dos et a confié le test au 325e escadron de la Security Force.

Ce fusil embarqué propose un calibre de 6,5 mm à mi-chemin entre les munitions OTAN habituelles que sont les 5,56 mm et les 7,62 mm. Ce calibre intermédiaire, bien que peu répandu pour le moment, propose de bonnes performances et une portée supérieure au 7,62 mm avec une portée précise allant jusqu’à 1200 mètres.

Coupler cette arme à la très grande stabilité d’un robot à quatre pattes, en mesure d’ajuster instantanément son équilibre (plus de 2000 opérations par seconde et par jambes sont effectuées dans ce but), cela donne un outil capable de se faufiler dans des endroits inaccessibles et d’assurer des tirs précis à longue distance.

Une unité télécommandée, pour le moment

Pour le moment, les opérations de visée, de tir ou plus simplement les déplacements sont assurés par des soldats grâce à des tablettes. Concernant le fonctionnement du tir, les concepteurs n’ont pas donné beaucoup d’informations.

On sait que le robot est capable de chambrer la première munition et de sécuriser l’arme une fois les manœuvres terminées. Nous n’avons aucune information par contre sur la capacité d’emport ou les modalités du rechargement.

Une chose est certaine, l’usage du robot est amené à évoluer. L’armée américaine parle déjà de centraliser le contrôle de ces robots depuis le quartier général à l’aide de casques à réalité virtuelle. Et cela n’est qu’une étape. En effet, il existe déjà des systèmes capables d’acquérir et verrouiller une cible pour des armes de ce calibre et cela pourrait rapidement être ajouté au robot.

Avec le développement de l’intelligence artificielle et de l’autonomie des drones, il serait même possible à court terme que le robot puisse poursuivre une cible afin de l’éliminer. D’un côté, ce genre d’initiative permet de préserver les soldats lors de situations très risquées, mais confier les rênes d’une arme létale à une intelligence artificielle n’est-il pas risqué ?

Source : thedrive