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Pluton cacherait une clé de la formation de notre système solaire

La NASA étudie Pluton avec la sonde spatiale New Horizons lancée en janvier 2006. Le 1er janvier 2019, celle-ci a observé de plus près l’un des corps célestes les plus primitifs du système solaire, Arrokoth, une planète mineure binaire à contact située derrière Pluton.

Image 1 : Pluton cacherait une clé de la formation de notre système solaire

Pluton a toujours été un mystère pour les chercheurs, que ce soit la catégorie à laquelle elle appartient ou même son climat. C’est pourquoi une sonde spatiale appelée New Horizons a été envoyée dans l’espace en 2006. Son objectif principal ? Observer Pluton et récolter des données. Un peu à la manière des sondes Solar Orbiter et Parker Solar Probe qui ont pour mission d’étudier le Soleil. En 20 ans, New Horizons a récolté de nombreuses données au sujet de Pluton très utiles pour les chercheurs. Elle a d’ailleurs brièvement survolé le corps céleste mystérieux surnommé Arrokoth résidant derrière Pluton le 1er janvier 2019. Et d’après les premières études, cet astéroïde (classé dans les planètes mineures binaires à contact) pourrait expliquer la formation de notre système solaire.

Des propriétés physiques différentes des autres astéroïdes

Des scientifiques ont publié hier trois nouvelles études (1, 2, 3) qui détaillent en profondeur les propriétés d’Arrokoth ainsi que sa géologie. L’astéroïde est situé en plein cœur de la ceinture de Kuiper aux côtés de dizaines de milliers d’astéroïdes glacés. D’après le chercheur principal de la mission New Horizons, « nous avons fait une percée majeure dans la compréhension du processus de fonctionnement de la formation planétaire ».

En effet, la surface rouge uniforme d’Arrokoth est composée de glace au méthanol et de matière organique mais pas d’eau. A l’exception de quelques fissures et collines, sa surface est plutôt lisse et semble remonter aux débuts du système solaire (au minimum 4 milliards d’années). A l’opposé d’autres astéroïdes qui présentent de l’érosion à cause de la chaleur du Soleil et des impacts cosmiques, la surface lisse d’Arrokoth semble être le résultat d’interactions à faible énergie entre des objets en mouvement lent.

L’hypothèse de la formation du système solaire par accrétion hiérarchique remise en question

Selon les physiciens, les deux lobes qui constituent aujourd’hui Arrokoth étaient à l’origine deux astres indépendants qui se sont formés très proches l’un de l’autre. Ils ont fusionné à la suite d’une collision qui s’est déroulée en douceur. Contrairement à notre hypothèse sur la formation du système solaire, Arrokoth ne s’est pas formé par accrétion d’objets provenant de parties éloignées de la nébuleuse solaire.

Cette nouvelle découverte remet donc en question la façon dont nous expliquons la formation planétaire. Maintenant, il nous reste à déterminer si Arrokoth est un cas isolé ou non. Le prochain objectif pour la mission New Horizons est d’aller étudier un autre astéroïde de la ceinture de Kuiper.

Source : Gizmodo