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La Tesla Model 3 en Autopilot parvient-elle à traverser la rue la plus difficile de San Francisco ?

Le Full Self-Driving est maintenant en version bêta 10 et gère bien mieux les courbes successives que la version précédente. Démonstration vidéo dans une rue extrêmement difficile et de nuit.

Tesla a récemment dévoilé une version 10 de la bêta de son Full Self-Driving. Bien que nécessitant toujours une grande attention de la part du conducteur, cette version semble améliorer les réactions du véhicule notamment hors autoroute. Alors que la version 9 permettait d’activer une bonne partie des options en dehors des autoroutes, les décisions prises par le véhicule peuvent paraître hasardeuses.

Lombard Street
Lombard Street, San Francisco. Crédit : Google Map

Cette version 10 corrige une partie des défauts et donne au véhicule un comportement qui inspire bien plus la confiance du conducteur. Néanmoins, Elon Musk insiste sur le fait que les propriétaires testeurs doivent rester attentifs à tout moment.

Une rue étroite qui serpente

Parmi les rues de San Francisco, il y a la Lombard Street. Cette rue est particulièrement célèbre et difficile. Il s’agit d’un ruban étroit d’asphalte en pente qui décrit plusieurs « S » successifs. Si la prudence est de mise lorsqu’on l’aborde en voiture, laisser le volant à l’Autopilot ne paraît pas être la meilleure idée.

C’est pourtant ce qu’à fait le Youtubeur AI Addict. Si la version 9 était apparemment déjà capable d’emprunter, difficilement, ce passage, la version 10 se joue de la difficulté. En effet, le véhicule enchaîne les courbes de façon fluide et sans requérir d’intervention de la part du conducteur, extrêmement attentif aux réactions du véhicule.

Un net progrès dans la conduite autonome qui n’est toujours pas parfaite. Dans une seconde vidéo, le Youtubeur montre quelques situations où le véhicule peine et où il doit reprendre la main. Certaines intersections et certains marquages peu habituels posent encore problème à l’Autopilot. Le testeur affirme cependant que, même pour un conducteur humain, les situations pouvaient prêter à confusion.

Une avancée vers une conduite 100 % autonome

Alors que selon une étude, la conduite autonome pourrait amener à interdire la conduite manuelle dans un futur proche, Tesla continue ses progrès à un rythme soutenu.

Le Full Self-Driving est considéré comme étant compétitif par rapport aux véhicules laboratoires autonomes. Alors que ces voitures embarquent de nombreux capteurs de type LiDAR dans des modules fixés sur le toit, Tesla a fait le choix de se baser uniquement sur les caméras du véhicule, confiant l’Autopilot à une intelligence artificielle et un système optique. Une option qui rapproche d’autant plus ce système de ce que fait un conducteur humain avec ses yeux et son cerveau.

Bien que le logiciel ne soit pas encore parfait, Tesla dispose de nombreux testeurs qui utilisent le système au quotidien dans des situations bien réelles. Autant de données qui peuvent être récupérées et analysées. Il ne serait pas étonnant de voir une accélération exponentielle des progrès. Plus le système sera fiable, plus il sera utilisé et dans ces conditions, les retours d’expérience ne cesseront de croitre.

Source : screenrant