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Un astrophysicien se loge des aimants dans le nez en essayant de créer une protection contre le coronavirus

Image 1 : Un astrophysicien se loge des aimants dans le nez en essayant de créer une protection contre le coronavirus
Aimants néodyme – Crédits : Clarence Risher from Atlanta, USA / CC BY-SA

Les cerveaux les plus brillants ne sont pas à l’abri de comportements stupides, notamment lorsqu’ils s’aventurent en terrain inconnu. L’astrophysicien australien Daniel Reardon en fait la démonstration en bricolant un dispositif à base d’aimants qui l’a malheureusement conduit à l’hôpital.

Motivé par les meilleures intentions du monde, le jeune chercheur a voulu apporter sa pierre à l’édifice pour enrayer la propagation du coronavirus. Partant du constat que le virus se propage essentiellement par les yeux, la bouche et le nez, il a réfléchi à une méthode pour éviter de se toucher le visage, et donc limiter les risques d’infection.

Un dispositif de lutte contre le Covid-19 envoie l’astrophysicien à l’hôpital

Le chercheur de l’université de Melbourne qui étudie les ondes gravitationnelles et les pulsars n’est pas un débutant en matière d’électromagnétisme. C’est donc tout naturellement qu’il se tourne sur vers un dispositif magnétique pour l’alerter lorsque ses mains sont proches de son visage. À l’aide d’un circuit électronique qui détecte la présence de forces magnétiques et d’aimants, il fabrique un collier qui sonne lorsqu’il tente de toucher son visage. Daniel Reardon confie qu’il n’a « aucune expérience en matière d’électronique ». L’expérimentation le confirme, l’alarme se déclenche lorsque ses mains s’éloignent de son visage.

Image 3 : Un astrophysicien se loge des aimants dans le nez en essayant de créer une protection contre le coronavirus

Aimant au néodyme

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Déçu et gagné par l’ennui du confinement, le scientifique joue avec les aimants, et finit par en placer deux de chaque côté d’une narine. Une erreur fatale, ce sont des aimants au néodyme particulièrement puissant qu’il ne parvient plus à décoller. Une rapide recherche Google lui retourne un article qui traite d’un cas similaire avec un enfant de onze ans. La méthode qu’il propose met en jeu d’autres aimants pour compenser l’attraction. Malchanceux et maladroit, la main du scientifique ripe et deux autres aimants viennent se loger dans son autre narine.

À court d’idées et d’aimants, sa partenaire l’emmène à l’hôpital dans lequel elle travaille. Une intervention qui aurait pu mal se terminer puisqu’un aimant a failli terminer sa course coincée dans sa gorge. Une quinte de toux lui a néanmoins permis de le recracher par la bouche. L’astrophysicien promet d’abandonner toute nouvelle expérience avec des aimants, et de trouver d’autres moyens d’occuper son temps libre.

Source : The Guardian