[Test] Que vaut la Kobo Aura H2O, la liseuse étanche et grand format ?

La Kobo Aura H2O vient clairement se situer dans le haut de gamme des liseuses avec un prix de 180 euros. Pour faire oublier ce prix élevé, elle mise sur son grand écran et son étanchéité.

1 – Oui, pour la qualité de l’affichage

Comparé aux autres liseuses que nous avons testées, la Kobo Aura H2O dispose d’un indiscutable atout : la blancheur de ses pages. En effet, les liseuses concurrentes se contentent au mieux d’un gris jaune. Ajoutez à cela une résolution de 265 ppp (vs 212 pour la Kindle paperwhite), une taille d’écran de 6,8 pouces (alors que la plupart des modèles ont choisi le 6 pouces) et vous obtenez un affichage beau, net et confortable !

De gauche à droite : le Kindle PaperWhite 2012, le Kobo H2O et le Kindle 2014.De gauche à droite : le Kindle PaperWhite 2012, le Kobo H2O et le Kindle 2014.

Même l’éclairage poussé à fond (ce qui dans les faits ne sert quasiment jamais), la diffusion de la lumière est impeccable et le blanc paraît encore plus blanc.

Kindle PaperWhite 2012 vs la Kobo Aura H2OKindle PaperWhite 2012 vs la Kobo Aura H2O

2 - Non, pour la réactivité

Nous avions déjà observé ce problème sur la Pocket Book Aqua (une autre liseuse étanche), mais la réactivité laisse nettement à désirer. Il faudra souvent s’y reprendre à plusieurs fois pour obtenir un menu ou tourner une page. De même, le passage d’une page à l’autre demande 2 ou 3 secondes quand les concurrents le font instantanément. Rien de dramatique mais c’est assez gênant dans l’usage quotidien.

3 - Oui pour la taille et non pour l’encombrement

L’un de va pas sans l’autre. L’écran de 6,8 pouces est très confortable et agréable à l’usage mais corolaire de cette caractéristique la Kobo H2O pèse 233 g soit une cinquantaine de grammes de plus que  les autres et forcément sera un peu plus encombrante dans un sac.

4 - Oui, pour les statistiques, les badges et le social

La liseuse fournit d’une part des infos sur le livre que l’on est en train de lire (avec notamment un histogramme qui représente tous les chapitres de l’ouvrage en cours) mais également vos statistiques de lecture au global. Et il est toujours amusant de connaître sa vitesse de lecture, ou la quantité d’heures passées sur la liseuse.

La distribution des badges (« Oiseau de nuit » en cas de lecture nocturne par exemple) et la possibilité d’interagir avec les réseaux sociaux apportent un aspect plutôt ludique à la lecture.

5 - Non, pour l’ergonomie

Passé la phase d’émerveillement pour l’écran, on constate que les réglages n’ont pas subi le même coup de jeune et il faut toujours utiliser les mêmes curseurs pour changer la taille de la police ou l’interlignage. Ce n’est pas très précis et toujours un peu laborieux.

De plus, des bugs de mise en page subsistent dès que l’on essaye de lire des œuvres libres de droit récupérées sur le Net. C’est en général l’interlignage qui ne fonctionne pas.

6 - Non pour le prix

Débourser 180 euros pour l’étanchéité et un bel et grand écran, c’est un pas que peu de gens sont prêts à franchir pour une liseuse. D’autant que la Kobo Aura H2O n’est pas exempte de défauts. La concurrence, elle, ne cesse d’attaquer au niveau des prix avec une Kindle qui démarre à 59 euros (mais avec pub e sans éclairage) et Bookeen qui annonce une liseuse de 6 pouces avec éclairage à 100 euros

A lire : Liseuse, quelle est la meilleure ?

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1 commentaire
    Votre commentaire
  • osis2
    Je possède la première kobo aura depuis sa sortie.
    Prochainement je vais acheter une autre liseuse, étanche celle-là, mais ce ne sera pas une Kobo...
    Son manque de réactivité m'insupporte au plus haut point.

    On tapote... la page ne tourne pas...
    On retapote, encore, encore, et encore, et, là, erratiquement, deux, trois, quatre pages défilent d'un coup.

    Quant à l'ergonomie, c'est à croire que chez kobo, ils ne servent jamais de liseuses!
    Que ce soit pour changer la taille de la police, la gestion de la bibliothèque ou l'appel au dictionnaire c'est d'un pénible...

    Le seul coté positif de cette liseuse, hormis le fait de ne pas être juste un terminal de paiement sur un serveur de fichiers propriétaires (elle sait tout lire et c'est primordial) c'est effectivement son écran extrêmement lumineux, mais une liseuse ce n'est pas juste un écran...

    la Kobo n'est pas la première liseuse étanche du marché, et dans quelque temps elles le seront toutes...
    Je patienterai donc, mais n’achèterai plus jamais une liseuse avant de l'avoir essayée.
    Ras le bol de lire sur une brouette.
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