[Test] Q Founder : faut-il craquer pour la montre connectée de Fossil ?

5 raisons de craquer (ou pas) pour la Fossil Q Founder

Les premières générations de smartwatch ont été mises au point par des acteurs traditionnels du monde de la high-tech, à l’instar de Samsung et Motorola. Désormais, avec des garde-temps comme la Fossil Q Founder, de célèbres manufactures horlogères se lancent dans la partie - et c’est une bonne chose. Avec son boitier en acier inoxydable, la Q Founder est incontestablement l’une des montres sous Android Wear les plus valorisantes. Mais la beauté ne fait pas tout.

1 - Oui, pour son design

La Fossil Q Foudre est sans doute l’une des plus attrayantes smartwatch sous Android Wear. Difficile de résister à son boitier en acier inoxydable et à son bracelet, lui aussi en acier. Sur la tranche droite, une couronne contribue à son aspect très proche d’une montre traditionnelle - en réalité un bouton pressoir qui sert à revenir à l’écran d’accueil à tout moment. La seule chose qui vient gâcher l’expérience est une bande noire placée dans la partie inférieure de l’écran. Ce n’est pas l’unique modèle à souffrir de ce problème, d’autres, comme la Moto 360, ont fait le choix de perdre un peu d’affichage au profit d’un capteur de luminosité.

Sinon, il est important de noter la taille imposante de la Q Founder. Si son diamètre de 46 mm la met sur un pied d’égalité avec la Moto 360, la Q Founder est encore plus épaisse que cette dernière. Par ailleurs, elle est assez lourde avec 150 grammes sur la balance. Elle ne s’adresse donc clairement pas à tous les poignets.

Enfin, autant le look de la Q Founder est réussi, autant il n’y a pas vraiment de possibilités de personnalisation comme une Moto 360. Là où cette dernière permet de choisir différentes couleurs pour la lunette, le boitier ou le bracelet, la montre de Fossil est livrée « telle quelle ».

2 - Oui et non, pour son écran

L’écran 1,5 pouce de la Q Founder est dans la moyenne en offrant 360 x 326 pixels, ce qui est assez proche d’une Moto 360 (360 x 330). C’est aussi un peu plus qu’une LG Urbane, 320 x 320, mais cette dernière dispose d’un écran rond sans bande noire, au même titre que la Huawei Watch qui culmine à 400 x 400 pixels.

Il est facile de lire les informations sur l’écran, y compris en plein jour. Avantage de la bande noir, la luminosité s’ajuste automatiquement, ce qui évite les manipulations à répétition depuis les réglages. Par ailleurs, il est possible depuis la dernière version d’Android de laisser l’écran allumé en permanence (Always On), pour pouvoir consulter l’heure sans avoir à appuyer sur l’écran ou la couronne. Cela étant, ce mode est limité à 30 minutes en l’absence d’activité afin d’économiser la batterie.

La Fossil propose de nombreux cadrans différents : 18 pour la version iOS, 20 pour les utilisateurs d’Android. Certains sont personnalisables, des compteurs pour y afficher les informations de son choix (batterie, météo ou encore compteur de pas) aux couleurs des aiguilles ou des index.

3 - Oui et non, pour ses caractéristiques

La Fossil Q Founder est la première montre Android Wear a utiliser un processeur Intel Atom. À l’usage, elle s’est avérée être aussi réactive que celles exploitant les puces Qualcomm, que ce soit dans la navigation à travers les menus que pour la reconnaissance vocale par exemple. La seule différence de performance vient du système d’exploitation auquel elle est reliée : l’ensemble semble un peu plus lent avec iOS.

Comparée à d’autres smartwatch, la Q Founder est un peu en retrait en terme de fonctionnalités. Contrairement à la Moto 360 ou l’Apple Watch, il manque un lecteur de fréquence cardiaque. Impossible de vérifier son pouls, donc. Il n’y a pas de GPS non plus, le smartphone sera alors indispensable pour ceux qui voudraient courir en enregistrant leurs trajets. On se console avec la présence du WiFi, afin d’utiliser la montre même lorsqu’elle est loin de son téléphone.

4 - Non, parce qu’avec un iPhone c’est moins bien

Si l’on appaire la Q Founder avec un iPhone, plutôt qu’un appareil sous Android, on perd quelques fonctionnalités en plus de souffrir de performances légèrement en retrait. Par exemple, impossible d’utiliser la connexion WiFi pour se connecter à un réseau lorsque l’on est hors de portée du Bluetooth du téléphone. On perd également deux cadrans, spécifiques aux logiciels Google.

Sinon, Fossil dispose de sa propre application dédiée à la Q Founder, compatible avec Android et iOS. Appelée Q Fossil, elle n’est clairement pas digne de votre temps. La configuration initiale passe toujours par le compagnon Android Wear de Google, et à part offrir des doublons dans les paramètres, le logiciel n’apporte rien d’intéressant.

5 - Non, pour son système de chargement 

Fossil a installé une batterie 400 mAh dans la Q Founder, ce qui devrait, selon la marque, offrir une journée complète en autonomie. Dans les faits, c’est bien ça. Après une bonne journée loin de son chargeur, il reste environ 35 % de batterie. C’est donc dans la moyenne de ces objets connectés, qui peinent encore à atteindre les deux jours d’autonomie.

Mais plus que l’autonomie, c’est le chargement de la Q Founder qui pose problème. Elle est livrée avec un chargeur à induction sous forme d’écrin, qui est assurément attirant - enveloppé de cuir blanc -, mais clairement trop volumineux. Difficile de s’imaginer partir en weekend avec une boite pareil dans son sac. Le pire, c’est que Fossil ne semble avoir aucun plan pour proposer une alternative moins encombrante.

Conclusion

En tant que montre, la Fossil Q Founder est une réussite, à condition d’accrocher à ses dimensions massives. Mais pour une montre connectée, elle vise un peu à côté. L’absence de capteur de rythme cardiaque, son chargeur encombrant et la bande noire sur la partie inférieure de l’écran pourraient en rebuter certains, qui lui préfèreront d’autres modèles sous Android Wear plus équilibrés.

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