IPTV : Canal+ obtient le blocage de ces 16 sites pirates, les VPN sommés d’agir

Nouvelle offensive contre les IPTV pirates ! Le Tribunal judiciaire de Paris ordonne à NordVPN et Surfshark de bloquer l’accès à une quinzaine de plateformes illégales depuis la France. Les VPN doivent se plier à des ordonnances de blocage qui vont à l’encontre des promesses de confidentialité faites à leurs clients.

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Mise à jour du 3 février 2026 : Contacté par Tom’s Guide, NordVPN confirme avoir fait appel de la décision du 14 janvier. “Nous n’envisagerons aucune mise en œuvre technique nécessitant l’enregistrement des activités des utilisateurs, notre engagement envers un cadre strict de non-conservation des logs reste inchangé. En ce qui concerne notre présence en France, nous évaluons actuellement plusieurs options à la lumière de l’évolution de l’environnement juridique, tout en restant fidèles à nos principes fondateurs et à nos obligations envers nos utilisateurs”, précise une porte-parole.

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Les ayants droit continuent de mener la vie dure aux IPTV pirates. En décembre dernier, la Ligue de football professionnel avait notamment eu gain de cause devant le Tribunal judiciaire de Paris, obtenant le blocage depuis la France de 13 domaines permettant de pirater les matchs de Ligue 1 et de Ligue 2. Une mesure qui doit être mise en œuvre par ProtonVPN, NordVPN, CyberGhost, Surfshark et ExpressVPN, considérés comme des intermédiaires techniques permettant l’accès à du contenu protégé.

NordVPN, qui avait fait appel, et Surfshark ne sont toutefois pas au bout de leurs peines. Le 14 janvier, une autre injonction de blocage est tombée. Le tribunal parisien a ordonné aux deux fournisseurs de prendre des mesures pour empêcher l’accès à des plateformes diffusant illégalement la Premier League dont les droits appartiennent au groupe Canal+ représenté par ses trois entités Canal+ Rights, la Société d’édition de Canal Plus, Canal+ Thématiques Sport.

Les VPN doivent traquer les utilisateurs d’IPTV

Les VPN, considérés comme des intermédiaires essentiels, sortent de nouveau perdants de cette passe d’armes judiciaire. Pour le tribunal, “des atteintes graves et répétées au sens de l’article L. 333-10 du code du sport” ont été établies : “Il est ainsi démontré de manière suffisamment probante que les sites et services IPTV litigieux permettent aux internautes d’accéder, sans autorisation, à des manifestations et compétitions sportives sur lesquelles les sociétés Canal+ Rights, Canal+ Thématiques Sport et la SECP détiennent des droits exclusifs d’exploitation audiovisuelle et un droit voisin des entreprises de communication audiovisuelle”.

NordVPN et Surfshark doivent désormais empêcher leurs utilisateurs d’accéder aux plateformes pirates suivantes :

1. abbasport.online
2. antenaplanet.store
3. antenawest.store
4. daddylive.dad
5. foot22.ru
6. miztv.top
7. tous-sports.ru
8. andrenalynrushplay.cfd
9. vidembed.re
10. bleedfilter.net
11. alldownplay.xyz
12. catchthrust.net
13. 4kultramedia.fr
14. smart.stella.cx
15. franceiptvabonnement.fr
16. slayvision.xyz

La Cour est restée hermétique aux arguments des fournisseurs de VPN. Ces derniers ont de nouveau invoqué leur politique de non-conservation des journaux qui garantit que l’activité en ligne des usagers n’est pas conservée. Bloquer des sites reviendrait ainsi à briser ce pacte de confidentialité noué avec leurs abonnés. La question du non-respect du droit européen a été écartée au motif qu’il s’agit d’un litige entre particuliers, la loi française devant dès lors être appliquée en priorité.

Pour les parties défenderesses, ces mesures sont en outre “inutilement complexes et coûteuses dans la mesure où il existe de nombreux autres moyens de bloquer tout accès aux sites litigieux”. Surfshark et NordVPN estiment que la manœuvre de blocage sera inefficiente puisque les pirates n’auront qu’à utiliser un autre VPN ou un service de DNS alternatif pour arriver à leurs fins.

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Dans l’attente des décisions en appel, les deux géants devront s’exécuter, le jugement étant exécutoire de plein droit à titre provisoire. En vertu de l’article L. 333-10 du code du sport, le blocage sera dynamique, des domaines miroirs pouvant être ajoutés à la liste noire jusqu’à la fin de la saison de Premier League sans que Canal+ ait à repasser devant le tribunal.

Décidément, les temps sont durs pour les VPN en France. La ministre déléguée chargée de l’Intelligence artificielle et du Numérique compte notamment s’attaquer aux réseaux privés virtuels pour éviter le contournement de l’interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans.