Accueil » Actualité » 50% des e-mails contiennent un traqueur espion selon cette étude

50% des e-mails contiennent un traqueur espion selon cette étude

Selon une étude menée par Proton Mail, pas moins de 50% des e-mails contiennent un traqueur espion ! L’entreprise nous explique en quoi sa solution permet de se protéger contre ces balises web qui dérobent discrètement nos données privées.

Image 1 : 50% des e-mails contiennent un traqueur espion selon cette étude
© Unsplash/Justin Morgan

Selon une étude de Proton Mail, 50% des e-mails contiennent un traqueur espion. Ces e-mails vérolés s’échangent près de 166 milliards de fois par jour ! La société a recensé anonymement la quantité de traqueurs espions dans ses e-mails et en a conclu que la moitié en contiennent. Voici ce que nous dit l’étude menée par Proton Mail.

À lire > Twitter : des millions d’adresses e-mail d’utilisateurs volées lors d’un piratage de données

C’est quoi, un traqueur espion ?

Proton Mail déclare que son analyse est la plus grande étude du marché sur les traqueurs présents dans les e-mails. Environ 50% en contiennent, à savoir 166 milliards sur les 333,2 millions envoyés et reçus quotidiennement dans le monde.

Ces e-mails vérolés se reposent sur les pixels espions (appelés images transparentes ou balises web) qui prennent la forme d’une image transparente avec un seul pixel. Quand vous cliquez sur un e-mail qui contient un traqueur espion, des données privées sont collectées. On parle notamment des données de géolocalisation. Mais à qui paie le crime ? Selon Proton Mail, aux newsletters et aux courriels publicitaires.

Vous vous en doutez, les résultats de cette étude servent aussi à vendre les services de Proton Mail. Selon l’entreprise, sa solution offre une protection contre ces traqueurs espion qui pourrissent la moitié de nos mails. Cette fonctionnalité anti-tracking est en place sur la version web et iOS de la messagerie.

Une meilleure protection offerte par Proton Mail ?

Proton Mail offre plusieurs fonctionnalités intéressantes comme le masquage des adresses IP ou le chiffrement des messages. Le service glisse un petit tacle aux grands concurrents du milieu comme Google avec Gmail dont « le modèle économique est basé sur la surveillance et la publicité » selon le PDG de Proton Mail, Andy Yen.

Notons que ces traqueurs espion n’ont rien de nouveau et progressent depuis plusieurs années. Sans le savoir, vous en avez déjà été victime ! De là à passer à Proton Mail, à vous de juger si les arguments du service sont convaincants.