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iPad : 46 jeux à jouer à plusieurs

Avec les tablettes, il est aujourd’hui possible de jouer à plusieurs partout où vous le souhaitez, et ce, sans limite. Retrouvez ainsi dans ce guide les meilleurs jeux multijoueurs pour iPad.

Les vacances et week-end sont l’occasion de se ressourcer et de se retrouver avec des amis autour d’un bon barbecue, au coeur d’une partie de volley ou dans des batifolages aquatiques. Entre toutes ces activités, on peut sortir un jeu de cartes pour un Président enflammé au risque de renverser les verres de Pastis et les canettes de bière qui jonchent la table de jardin.

Si les cartes ne vous bottent pas, vous êtes au bon endroit. Grâce aux tablettes, on peut désormais embarquer dans ses temps de repos toute une panoplie de jeux multijoueurs à partager sans limites avec ses proches. Simples ou évolués, stratégie ou action, il y en a pour tous les goûts et surtout pour toutes les bourses puisque tous ces titres sont tantôt payants, tantôt gratuits.

One Deck Dungeon

One Deck Dungeon
One Deck Dungeon

Financé grâce à Kickstarter, One Deck Dungeon (ODD pour les intimes) a rencontré un franc-succès. Aussi bien jouable en solo qu’en coopération à deux joueurs, il s’agit d’un dungeon crawler uniquement basé sur des cartes. Quatre portes sont affichées, au nouveau(x) héros de choisir laquelle emprunter. Derrière chacun se cache un monstre. Tous les monstres nécessitent des habilités différentes pour pouvoir les vaincre. Celles-ci sont représentées par la force, la dextérité et la magie. Autant de caractéristiques qui prennent la forme de dés de couleurs dans ODD, chaque type de héros versant dans l’une plus que dans l’autre. L’objectif est alors de dépasser chaque valeur affichée sur la carte monstre avec son sac de dés. Les combinaisons sont multiples et certains bonus de classe permettent aussi de s’en sortir. À chaque monstre vaincu, le joueur peut soit grossir son sac de dés, soit récupérer un nouveau pouvoir, soit monter en expérience, un choix rapidement cornélien.

Verdict : One Deck Dungeon sur iPad hérite d’une adaptation fidèle du jeu d’origine. On a donc droit à tous les ingrédients qui ont fait son succès : rejouabilité, bonne accessibilité, multiples combos. Et l’ensemble est servi par une bande-son qui colle parfaitement et des graphismes qui ne dénaturent pas l’aspect old-school du jeu de société de Chris Cieslik.

Patchwork

Patchwork
Patchwork

Dans Patchwork, deux joueurs s’affrontent pour coudre le plus esthétique patchwork sur un plateau individuel de 9×9 cases. Les chutes de tissu disponibles ne s’ajustant pas facilement les unes aux autres, il faut alors acheter les bonnes pièces tout en prenant soin de bloquer son adversaire en ne lui laissant que des morceaux difficiles. 

L’objectif est de remporter un maximum de points de victoire en collectionnant les boutons, symbolisant la monnaie du jeu, et en complétant au maximum son plateau de jeu. Une piste commune aux deux joueurs fait office de minuteur et permet aux joueurs de récupérer des boutons s’ils n’ont plus de monnaie. Une fois que tous les joueurs ont atteint le centre de la piste, ils ne peuvent plus acheter de morceaux de tissu et il est alors temps de faire les comptes de boutons et surtout de trous dans chaque plateau, un trou équivalent à la perte d’un point. En revanche, un carré complet de 7×7 octroie un bonus.

Verdict : Patchwork ne dévie pas du matériel d’origine. Sur iOS, on a peut-être le droit à des couleurs plus vives et un univers plus juvénile, mais le coeur reste intact. Un jeu de placement malin qui requiert une bonne maîtrise visuelle pour déterminer quelles pièces acquérir pour compléter au mieux son patchwork.

XenoShyft

XenoShyft
XenoShyft

Après un Kickstarter qui a permis de financer sa version physique à hauteur de 210 000 $, XenoShyft s’est frayé un chemin sur iPad. Dans un univers à mi-chemin entre Starship Troopers et Armageddon. Le joueur incarne une expédition qui a malheureusement foré la mauvaise planète. Au lieu d’en extraire de précieuses ressources, c’est une entité extraterrestre qui a été mise au jour. Après avoir battu en retraite, l’équipe doit consolider ses barricades pour défendre la base des attaques aliens.

Le gros point du jeu est sa difficulté. Même en mode facile, il offre déjà un challenge élevé. L’objectif est de tenir trois vagues, soit neuf rounds sans que la base arrive à zéro point de vie. Coopératif, il s’agit d’un jeu de deckbuilding. Chaque joueur débute avec un deck de base qu’il va améliorer au fur et à mesure de la partie. En combattant, il glane du Xenosathem, la monnaie du jeu qui permet d’acheter de l’équipement supplémentaire ou des unités pour renforcer ses défenses. Et puisque chaque joueur s’occupe d’une partie du camp, il faut bien équilibrer les forces pour ne pas en laisser un en retrait et affaiblir sa zone.

Verdict : Malgré une difficulté à appréhender, XenoShyft se démarque des autres deckbuilders comme Dominion ou Ascension grâce à un style propre, notamment son approche coopérative très poussée.

Le Havre

Le Havre: Le Port Fluvial
Le Havre: Le Port Fluvial

Basée sur les règles du Havre, autre jeu d’Uwe Rosenberg, cette édition annexe est plus légère et limitée à deux joueurs. Chaque protagoniste à un seul objectif, faire fortune en prospérant dans le port du Havre. Pour cela, il va falloir construire un entrepôt, de nombreux bâtiments et développer le port mieux que son adversaire. Pour ce faire, les joueurs ont accès à des bâtiments qui vont leur permettre d’amasser des ressources. Pour tendre la partie, il est possible d’activer un bâtiment de l’adversaire contre une pièce.

Verdict : plus tactique que stratégique, Le Port Fluvial est aussi plus compact que son aîné, Le Havre, mais également plus dynamique et plus facile à prendre en main. Une belle découverte pour les amateurs de gestion.

Ascension : Chronicle of the Godslayer

Ascension: Chronicle of the Godslayer
Ascension: Chronicle of the Godslayer

Créé par trois champions de Magic: The Gathering, Ascension est un jeu de deckbuilding, à savoir que chaque joueur doit constituer le meilleur deck de cartes possible avec celles proposées par le jeu. Les joueurs débutent la partie avec des cartes identiques qui peuvent être soit pour le combat, soit des runes à utiliser pour acquérir de nouvelles cartes. L’objectif est d’accumuler le plus de points d’honneur, lesquels sont décomptés d’un total fixé en début de partie. Certaines cartes permettent d’obtenir ces points d’honneur, tout comme les combats, mais aussi des constructions qui à chaque tour donnent leurs lots de bonus.

La jouabilité est très bonne, les actions s’effectuent aisément. Si l’on apprécie la finesse des graphismes d’Eric Sabee, on peut regretter le manque d’effets spéciaux. En ce sens, on est loin d’un Heathstone. Néanmoins, le plaisir de jeu est au rendez-vous, et ce, de 1 à 4 joueurs sur la même tablette en pass-and-play. Dernière critique, Ascension est intégralement en anglais. Bien que le niveau de langue ne soit pas très élevé, cela peut en bloquer certains.

Verdict : Ascension iPad s’avère être une adaptation fidèle du jeu de cartes originel. On y retrouve même les graphismes du jeu physique. On salut la partie de tutoriel qui s’avère idéale pour appréhender les mécaniques du jeu.

Smash Up

Smash Up
Smash Up

Adaptation du jeu de cartes d’affrontement du même nom, Smash Up est fait pour deux joueurs. Chacun choisit deux factions parmi les huit proposées en début de partie. Alien, Pirates, Geeks ou encore Zombies, l’esprit du jeu est bien décalé et les parties sont rapides et dynamiques. Le plateau de jeu se découpe en trois zones qu’il faut conquérir pour accumuler quinze points de victoire et ainsi remporter la partie. Chaque joueur a un deck de cartes composé de cartes actions (pour changer les règles du jeu) et de cartes personnages (pour conquérir les territoires). À chaque tour, il est possible d’en jouer une de chaque. En fonction de la base visée, le nombre de points collecté sera plus avantageux pour le premier ou le second à arriver sur le podium. Une gymnastique d’esprit s’installe alors pour dessiner la meilleure stratégie à adopter, tout en contrant les mauvais coups de l’adversaire.

Verdict : ne vous fiez pas à ses cartes colorées et ses factions bizarroïdes, Smash Up n’est pas aussi simple qu’il y paraît. D’autant plus que son tutoriel est plutôt mal intégré. Néanmoins, avec un peu de patience, on arrive à trouver les bonnes paternes pour s’en sortir et apprécier le jeu.

Twilight Struggle

Twilight Struggle
Twilight Struggle

Depuis 12 ans, Twilight Struggle fait s’affronter les joueurs de jeux de plateau sur le terrain de la guerre froide. Sur iOS, le principe ne change pas. Seules les mécaniques sont automatisées, ce qui simplifie grandement le gameplay. Chaque force en présence doit gagner de l’influence sur la carte du monde. Pour ce faire, les joueurs ont une main de cartes actions qui leur permettent d’acquérir un ou plusieurs points d’influence ou de retourner la situation dans certaines régions du globe. Mais attention, les cartes peuvent avoir été tirées du paquet adverse et donc activer une conséquence indésirable. Par exemple, gagner un peu d’influence en Syrie vaut-il le coup d’engager la révolution cubaine et ainsi faire grandement approcher l’URSS du territoire nord-américain ? Tout est histoire de jugement, de choix et de stratégie. Trois méthodes pour gagner : par des points de victoire, en contrôlant les pays stratégiques ou en forçant l’adversaire à utiliser l’arme nucléaire.

Verdict : en reprenant totalement sa version plateau, Twilight Struggle ne s’y trompe pas. On retrouve les sensations de son aîné avec une gestion des cartes et pions simplifiée par le numérique. Reste qu’il est intégralement en anglais. Un manque de traduction que les joueurs passionnés pourront tout de même surpasser.

Pathfinder Adventures

Pathfinder Adventures
Pathfinder Adventures

Issu du jeu de rôle du même nom, Pathfinder Adventures est à l’origine un jeu de cartes physique. Comme d’autres de ses licences Asmodée a procédé à son adaptation numérique. Force est de constater que le résultat est plus que probant. Deux campagnes déjà existantes en boîte sont disponibles dans ce Pathfinder. Chacune comprend plusieurs scénarios dont il faudra triompher en abattant leurs boss. Problème, Pathfinder n’est pas linéaire et le joueur ne sait pas où se trouve son objectif. À lui de fouiller les territoires du jeu (des decks de cartes) pour trouver sa cible. Ce faisant, il va pouvoir engraisser son propre deck de cartes afin de gagner en puissance et constituer de meilleurs combos.

Verdict : des heures de jeu, seul ou à plusieurs, se profilent avec cette édition de Pathfinder. Très bien réalisé, il ne s’agit pas d’un copier-coller du jeu originel, mais bien d’une adaptation qui tire partie des avantages de l’iPad, notamment par ses animations et la praticité de son interface. Bonus, les jets de dés se font manuellement ! Seul point bloquant pour certains : il est uniquement en anglais.

Potion Explosion

Potion Explosion
Potion Explosion

Jeu de plateau édité en 2015, Potion Explosion est assimilable à un puzzle compétitif. Les joueurs doivent créer le plus de potion en utilisant les ingrédients disponibles dans une réserve commune. Si en en prélevant un, deux autres ingrédients identiques viennent à se rencontrer, cela provoquera une explosion et rapportera encore plus de cette matière première. L’objectif est de rassembler tous les ingrédients nécessaires à la confection de ses potions. L’aspect compétitif apparaît dans la gestion du tableau commun de ressources. Puisque l’on peut voir à tout moment les potions que concocte l’adversaire, il est tout à fait possible de ralentir sa progression, soit en utilisant les pouvoirs acquis par les potions déjà créées, soit en prélevant les ingrédients dont il aurait besoin. Jouable en solo (face à une IA), Potion Explosion est également jouable en ligne ou jusqu’à quatre joueurs sur un seul iPad en mode « passe et joue. »

Verdict : le thème n’est pas le fort de Potion Explosion qui préfère bichonner ses mécaniques. On trouve tout de même quelques références et trouvailles comiques, mais c’est surtout un jeu qui mettra à l’épreuve le tacticien qui sommeille en vous.

Mr Jack Pocket

Mr Jack
Mr Jack

Mr Jack prend place lors de la traque de Jack l’Éventreur dans l’Angleterre victorienne. Le quartier de White Chapel est cerné par plusieurs détectives. Leur objectif est de débusquer l’assassin en procédant par élimination. Face aux enquêteurs se trouve Mr Jack, deux parties partagent les mêmes actions (déplacer un enquêteur, tourner un quartier, échanger deux quartiers, tirer une carte alibi, etc.). Une action ne peut être jouée qu’une fois par tour. Aussi, il faut user de tactique pour utiliser les actions au bon moment et éviter que son plan ne soit mis à mal par l’adversaire. Enfin, il faut faire attention au nombre de tours : au bout de huit, Jack parvient à s’échapper. Jack gagne également s’il accumule six sabliers en ne se faisant pas repérer à la fin d’un tour.

Verdict :
 sobre dans son approche graphique, Mr Jack reproduit parfaitement les mécaniques bien huilées du jeu de plateau dont il est adapté. Pour se faire la main, un tutoriel guide pas à pas le joueur. Une fois apte, il peut se lancer dans des parties solo ou en duel sur la même tablette ou Internet. Les plus chevronnés tenteront le mode Blitz qui demande de gagner le maximum de points en enchaînant les parties.

Colt Express

Colt Express
Colt Express

Fines gâchettes de l’Ouest, voici votre jeu. Dans Colt Express, chaque joueur incarne un bandit attaquant un train chargé de dollars et pierres précieuses. Le but est de ramasser le plus de butin possible. Seul problème, les actions ne se décident pas en temps réel, mais doivent être programmées dans une première phase du tour de jeu. Il faut donc calculer ses coups en fonction de ceux de ses adversaires (lorsqu’ils sont visibles) pour être sûr de ne pas tirer dans le vide ou ramasser la poussière au lieu d’un joli sac de billets.

Ce système de jeu est servi par très graphismes cartoon qui correspondent au jeu d’origine. On se prend même à préférer l’édition numérique au jeu de plateau, notamment grâce aux actions dynamiques, au déplacement du train et au changement d’environnement. De par son concept, Colt Express n’est jouable qu’en solo sur iPad ou en ligne. Néanmoins, Frima Studios a ajouté une option permettant d’organiser facilement des parties en ligne avec ses amis. Seule prérogative : que chaque joueur ait un exemplaire du jeu. On regrette qu’un mode local avec plusieurs tablettes n’ait pas été pensé.

Verdict :
 plus immersif encore que le jeu d’origine qui comporte déjà un décor en 3D, Colt Express sur iPad est une belle réussite. Son mode histoire qui permet de débloquer d’ailleurs des éléments de gameplay est tout à fait bien pensé. En ligne, il reste aussi un régal. Dommage qu’il ne bénéficie pas de mode local avec plusieurs tablettes.

Heroes of Normandie

Heroes of Normandie
Heroes of Normandie

Adaptation numérique du jeu de plateau éponyme, Heroes of Normandie est un wargame au tour par tour. Les unités sont représentées par des pièces en 2D qui peuvent évoluer sur le plateau de jeu en suivant leurs caractéristiques (mouvement, tir, etc.). En début de tour, chaque unité se voit attribuer un pion d’ordre qui détermine l’ordre d’activation. Chaque armée est ensuite activée en alternance. L’idée est alors d’échafauder des tactiques mettant à profit les atouts de chaque unités en tenant compte de leurs faiblesses. Composé de six campagnes (US, britanniques et allemandes) en solo, Heroes of Normandie se joue également à deux sur le même iPad en se passant l’appareil. Plus fonctionnel, le jeu en ligne permet également d’affronter ses amis, sur deux iPad dans ce cas.

Verdict :
 succès sur Kickstarter puis en magasin, Heroes of Normandie a donné naissance à de nombreuses extensions et jeux dérivés dans son format jeu de plateau. Dématérialisé, il ne perd rien de son intérêt et offre même une plus grande accessibilité avec son tutoriel et son Wiki très complet. Cerise sur le gâteau, il intègre un éditeur de niveau pour composer ses propres terrains d’opération.

BattleLore : Command

BattleLore : Command
BattleLore : Command

Conçu par Richard Borg, le jeu de plateau Battlelore utilise les mêmes mécaniques que Mémoire 44 et Battle Cry, ses aînés, en les transposant dans un univers médiéval fantastique. Ce jeu de bataille au tour par tour place deux armées face à face. Elles sont constituées par les joueurs et s’équilibrent grâce à leur valeur de points. Par un système de cartes de commandement, les joueurs peuvent activer une ou plusieurs unités sur l’une des trois zones du plateau de jeu. Déplacement, combat et actions spéciales sont ainsi dictés par les cartes lorsqu’elles sont activées. Des sorts lancés par les commandants sont également de la partie. Fantasy Flight Publishing livre une belle adaptation de son wargame. Les graphismes en 3D sont colorés, détaillés et ne nuisent pas à la fluidité, le gameplay a été retravaillé pour le jeu mobile et fonctionne à merveille. Seule l’IA peut peiner à convaincre, chassant plutôt le joueur que l’objectif du scénario.

Verdict : alors que Days of Wonder annonçait il y a quelques années qu’une adaptation de Mémoire 44 sur mobile serait trop compliquée, Fantasy Flight Publishing démontre le contraire. Une belle réussite qui n’a encore que deux défauts : un peu onéreux et uniquement disponible en anglais.

Pandemic

Pandemic
Pandemic

Comme son nom l’indique, Pandemic a pour sujet la santé. Elle est ici mise à rude épreuve puisque quatre maladies sont en train de se propager sur la planète. Aux joueurs de se serrer les coudes dans ce jeu coopératif afin d’endiguer leur progression et de trouver des remèdes pou les éradiquer. Pandemic reprend les objectifs et mécaniques du jeu de plateau de Matt Leacock. Chaque joueur a un rôle spécifique et des capacités associées. Tous doivent parcourir le monde pour chercher les ressources nécessaires aux vaccins, mais aussi éviter la pandémie. L’ensemble repose sur la cohésion de l’équipe qui sera malmenée en mode challenge qui cache les actions de tous les joueurs aux autres.

Verdict : Pandemic est un best-seller sur table, il a tout d’un grand sur mobile. Ses mécaniques ne sont pas trahies et l’ensemble tourne plutôt bien pour peu qu’on ait des compères compétents. Seuls ses graphismes demeurent un peu austères.

Tiny Wings

Tiny Wings HD
Tiny Wings

Ce jeu de course met en scène des petits oiseaux. Loin d’Angry Birds, il ne s’agit pas là de dézinguer des cochons, mais plutôt d’être le plus rapide sur un parcours. Celui-ci est généré de façon procédurale. Chaque partie est donc différente. À deux joueurs, l’écran de l’iPad est scindé en deux parties. Chaque participant prend le contrôle d’un oisillon. L’objectif est de profiter des pentes pour prendre de l’accélération puis s’envoler le plus loin possible.

Verdict : simple dans son approche, Tiny Wings utilise des rouages de gameplay efficaces qui demandent une certaine dextérité pour performer. Un jeu accessible à tous, mais qui peut aussi être un peu répétitif à la longue.

Mucho Party

Mucho Party
Mucho Party

Voici l’équivalent de Mario Party sur iPad. Parmi les 42 mini-jeux disponibles, cinq sont gratuits dans l’application de base. Il faut débourser 3,99 € pour débloquer les autres. L’ensemble est proche des jeux familiaux occasionnels que l’on pouvait croiser sur Wii. De l’adaptation du fishumi à celle du track and field en passant par une partie de foot très simplifiée, le concept de Mucho Party est avant tout de permettre à tout le monde de s’amuser autour d’une tablette. Payant à l’origine, le fait de le proposer gratuitement avec quelques jeux permet de l’essayer avant de craquer pour sa version complète.

Verdict : archétype du jeu casual, Mucho Party est intergénérationnel. Sa foule de minijeux permet également d’éviter la lassitude. À essayer.

Virtual table tennis

Virtual table tennis HD
Virtual table tennis

Connu de tous, le Ping Pong s’invite sur tablette. Plusieurs applications lui font honneur, mais Virtual Table Tennis HD reste la meilleure d’entre elles. Le jeu propose plusieurs niveaux de difficulté en solo, de débutant à professionnel pour une partie arcade ou un championnat. Il est possible de choisir son joueur parmi une liste de professionnels du tennis de table ou encore sa raquette. En multijoueurs, le jeu accepte la liaison Bluetooth ou le jeu à deux sur la même tablette. Autant avoir une 10 pouces pour être confortable. Le jeu est dynamique, la physique respectée et la possibilité de régler la sensibilité de sa raquette sont appréciables.

Verdict : si une véritable table semble encore le meilleur moyen de s’adonner à ce sport, on ne boudera pas une application bien finie qui a le mérite de ne rentrer dans la valise et qui est surtout gratuite.

Monopoly

Monopoly
Monopoly

Classique du jeu de société, le Monopoly n’a pas échappé à une adaptation numérique. Avec elle, on a droit à une personnalisation des règles. Ainsi, il est possible de régler la somme distribuée au départ, activer ou désactiver les enchères ou encore limiter le nombre de constructions. Le mode multijoueurs de ce Monopoly permet à quatre joueurs de s’affronter pour la domination des rues et avenues sur une même tablette ou à deux via Bluetooth. Electronic Arts, l’éditeur, a même repensé le jet de dé. Pour cette action indispensable, il suffit de secouer la tablette. Astucieux.

Worms 3

Worms 3
Worms 3

Vieille de 18 ans, la série Worms a connu ses grandes heures de gloire sur PC. Après être passés sans grand succès à la 3D, les petits vers de terre de Team17 sont revenus par la suite à leurs fondamentaux : la 2D plate, mais colorée. Sur tablettes et smartphones, on a tout d’abord eu droit à des portages. Worms 3 est le premier épisode de la saga à être exclusivement développé pour le jeu mobile. Comme à chaque fois, deux équipes s’affrontent dans des batailles épiques à coup de batte de baseball, de missiles en tout genre ou encore de mouton et de pichenette. Chaque équipe est composée de quatre éléments à choisir parmi quatre classes (soldat, scout, scientifique et heavy) chacune ayant des caractéristiques différentes.

Verdict : un grand classique enfin complètement adapté aux plateformes mobiles. Son gameplay reste efficace et diablement amusant à deux joueurs. Par contre, on lui reprochera tout de même quelques bugs et une intelligence artificielle pas toujours au top.

King of Opera

King of Opera
King of Opera

Jouable jusqu’à quatre sur une seule tablette, King of Opera place les joueurs dans la peau d’un ténor. Cinq modes de jeu sont disponibles, ayant tous pour théâtre d’action un cercle de jeu faisant office de scène. Dans le mode Original, il faut capter le projecteur sur soi et éviter d’être chassé du terrain pour engranger des points. Un mode Phantom reprend le même principe si ce n’est que le projecteur ne s’allume que par moment à chacun de faire en sorte de s’y propulser en premier. Enfin on trouve également des modes de jeu dans lesquels les adversaires se transforment en sumo puisque le but est de faire tomber les autres joueurs hors des limites du cercle de jeu. Côté gameplay, rien de bien compliqué. Chacun se voit attribuer un côté de la tablette. Les personnages tournent tout seuls sur eux-mêmes. Le seul bouton disponible permet de les faire avancer.

Verdict : sorti avec un seul mode de jeu, King of Opera pouvait alors paraître pauvre. Heureusement, ses développeurs l’ont étoffé au fur et à mesure. Cinq modes sont donc disponibles ainsi qu’un gameplay simple au possible. Reste qu’on n’y passera pas ses soirées, un sentiment de répétition se faisant ressentir après quelques parties.

Spaceteam

Spaceteam
Spaceteam

Dans Space Team, chaque joueur incarne un membre d’équipage d’un vaisseau spatial. Jouable jusqu’à huit grâce à la dernière mise à jour, il nécessite que chaque participant ait un téléphone ou une tablette sous Android ou iOS. L’ensemble est mis en relation via le réseau Wi-fi. Chacun dispose d’un tableau de contrôle différent composé de plusieurs commandes.

Des instructions sont données à tous les joueurs qui sans qu’ils aient forcément la commande à activer sur leur tableau de bord. Il faut alors l’indiquer à ses comparses afin d’éviter les pannes de l’appareil et sa destruction. L’ambiance devient rapidement électrique et inaudible, sans compter sur les trous noirs et les astéroïdes qui nécessitent respectivement que tous les joueurs renversent leurs appareils ou les secouent.

Verdict : avec ses commandes alambiquées et son gameplay très vocal, Space Team est éreintant, mais fort sympathique à 8 joueurs. À noter tout de même des problèmes de compatibilité avec certains appareils Android comme iOS.

Multiponk

Multiponk
Multiponk

Multiponk est une remise au goût du jour d’un des plus vieux jeux vidéo de l’histoire : Pong. Cette fois, jusqu’à quatre joueurs peuvent rejoindre la même partie (chacun dans un coin de l’écran), et on découvre également de nouveaux modes de jeu avec quelques surprises au passage, comme le fait de jouer avec plusieurs balles ou encore avec des obstacles sur le terrain. La jouabilité est d’ailleurs extrêmement simple et intuitive : il suffit de glisser son doigt sur l’écran pour déplacer sa raquette.

Verdict : Multiponk réussi le pari de renouveler un concept vieux comme les jeux vidéo, et de le rendre intéressant et jouable jusqu’à 4.

Ticket to Ride

Ticket to Ride
Ticket to Ride

Adaptation du jeu de plateau Les Aventuriers du Rail, Ticket to Ride propose aux joueurs de construire un chemin de fer en accomplissant des missions par la même occasion et surtout en essayant de deviner les objectifs de leurs adversaires afin de les bloquer. Days of Wonder a accompli un grand travail de développement pour Ticket to Ride. De l’interface au plateau virtuel, tout a été pensé pour simplifier l’utilisation des mécaniques du jeu. Le multijoueur local est servi par un mode pass-and-play. On aurait apprécié un seul grand plateau commun, mais les tablettes communes restent trop petites pour permettre une bonne lisibilité sur ce type de jeu.

Verdict : un grand nom du jeu de plateau porté sur tablette avec brio. Voilà ce que l’on peut dire de cette adaptation du titre d’Alan R. Moon. C’est accessible, complet et jouable en solo, en ligne ou en local.

Smallworld

Smallworld 2
Smallworld

Véritable succès de 2009, Small World est disponible sur tablettes. Dans un monde fantastique, incarnez une race allant des nains aux orcs en passant par les amazones ou les géants et partez à la conquête des régions de la carte du jeu. En choisissant la bonne combinaison entre son peuple et les dizaines de pouvoirs disponibles, les batailles se remporteront d’autant plus facilement. Conservant le même système de jeu que sa version de table, Small World est tout aussi sympathique à jouer. S’il faut un petit temps d’adaptation pour les néophytes, un tutoriel vidéo est intégré à l’application pour simplifier l’initiation. Small World est jouable jusqu’à cinq joueurs en pass-to-play.

Verdict : aussi bien travaillé visuellement que mécaniquement que la version plateau, Small World a bénéficié de la même attention que Ticket to Ride, du même éditeur. Une superbe adaptation que les amateurs d’Eurotrash adopteront sans souci. On regrette néanmoins l’absence de tutoriel.

Carcassonne

Carcassonne
Carcassonne

Dans Carcassonne, de deux à cinq joueurs s’affrontent pour la domination de territoires. Là où le jeu est intéressant, c’est qu’il n’y a aucun plateau au départ. Ce sont les joueurs qui le construisent peu à peu avec des tuiles. C’est là qu’il faut bien placer ses coups pour bloquer les autres et assurer son omnipotence. Ceux qui connaissent déjà le jeu de société ne seront pas perdus. Carcassonne sur tablette conserve les mêmes règles ainsi que ses décors. Un mode solo est disponible et place le joueur face à une intelligence artificielle particulièrement pugnace.

Verdict : si la partie audio avait été plus travaillée, Carcassonne aurait été un portage parfait. Malheureusement les musiques tournent trop en boucle. Le reste est superbe et se consomme les yeux fermés.

Battle of the Bulge

Battle of the Bulge
Battle of the Bulge

Une tablette se prête parfaitement aux wargames, ces jeux de stratégie hautement pointus. L’un de leurs dignes représentants est Battle of the Bulge. Comme son nom l’indique, il reprend les évènements de la Bataille des Ardennes période décisive de la Seconde Guerre mondiale. Son design épuré ne cache pas une mécanique plus complexe que de raison. Spécialement développé pour les supports mobiles, Battle of the Bulge reste accessible. On peut y jouer contre l’IA ou contre un humain en pass-to-play.

Verdict : Battle of the Bulge est une énième preuve que l’on peut obtenir sur tablette d’aussi bons jeux que sur PC. Si le coeur vous en dit, on vous conseille ses suites : Desert Fox: The Battle of El Alamein et Drive on Moscow: War in the Snow. Les plus aguerris pourront se tourner vers Panzer Corps, mais celui-là n’a pas de mode multijoueurs en local.

Talisman

Talisman
Talisman

Édité par Gamesworkshop, Talisman est une autre adaptation de jeu de plateau. Après avoir choisi entre 14 personnages (guerrier, assassin, voleur, etc.) jusqu’à quatre joueurs vont pouvoir s’affronter dans la quête de la Couronne de Commandement. En se déplaçant sur le plateau de jeu, les participants accèdent à des cartes et de nouveaux pouvoirs ou font de nouvelles rencontres qui leur permettront d’accroitre la puissance de leurs personnages jusqu’à accéder au sort ultime qui leur permettra de terrasser leurs adversaires. Pour simplifier sa prise en main, Talisman intègre un tutoriel interactif, de quoi accélérer la mise en route qui peut souvent décourager les joueurs débutants.

Verdict : Talisman étant un jeu de plateau à l’origine, il ne perd pas de son excellence. Idéal à plusieurs, il pêche par son IA pas toujours au point en solo. À côté de cela, il s’avère être un bon investissement contrairement à son édition Prologue HD précédemment sortie et qui ne proposait que trop peu de contenus. En revanche, une explication complète des règles aurait été appréciée. Dommage de devoir les lire en ligne.