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Les 10 objets connectés les plus insolites

Image 1 : Les 10 objets connectés les plus insolites

Quand connecté rime avec insolite

« Connecté ». Ce mot s’accole à tout et n’importe quoi ces dernières années, des bracelets aux montres, mais pas seulement. CES 2016 a été l’occasion de rappeler que de nos jours, d’innombrables objets deviennent « connectés », et que bons nombre d’idées naissent en France. Depuis que n’importe quel objet est devenu plus cool à partir du moment où une puce Bluetooth y est installée, on voit se multiplier des projets plus ou moins fous qui repensent régulièrement des objets du quotidien. Ils envisagent alors des usages inédits pour des accessoires que l’on pensait à jamais « analogiques », d’une boite aux lettres à un parapluie. Improbable ? Oui. Utile ? Également ! Voici une sélection de dix objets connectés tous plus insolites les uns que les autres qui en mettent les pleins la vue.

Image 2 : Les 10 objets connectés les plus insolites

Oombrella, plus qu’un parapluie

La startup Wezzoo, qui se trouve être française, est partie d’un objet à qui l’on ne connaissait qu’un usage, pour en faire un appareil connecté qui se réinvente. Il s’agit de Oombrella, un parapluie dont la fonction première reste de protéger de la pluie, mais qui y intègre des innovations dignes des smartphones. Bardé de capteurs en tout genre, il est en mesure d’analyser l’humidité de l’air, la pression atmosphérique, l’exposition UV, ou encore la force du vent.

Toutes ces données sont alors envoyées vers le téléphone de l’utilisateur (en Bluetooth) et les partages avec tous les utilisateurs de l’application. Quel intérêt ? Offrir des prévisions météo locales bien plus précises, puisque la quantité d’information conglomérée permet d’analyser les conditions climatiques directement depuis la rue. Par ailleurs, la canne du parapluie est en mesure de vibrer pour alerter de l’arrivée d’un appel ou de messages sur son téléphone, pour être sûr de ne rien rater de sa vie numérique.

Il ne reste qu’à régler le problème des couleurs, très voyantes, qui manquent peut-être de sobriété pour engager les utilisateurs à le sortir sans arrière-pensée. Heureusement, si l’on essaie de partir sans et que la pluie pointe le bout de son nez, le parapluie n’hésitera pas à envoyer une notification sur le smartphone pour rappeler de ne pas quitter la maison sans une protection adéquate.

Image 3 : Les 10 objets connectés les plus insolites

Little Boy, le partenaire des lectures intimes

Véritable star du CES 2016, le Little Bird de B.Sensory (une startup française basée en Bretagne) est un sex-toy connecté féminin qui redéfini littéralement le concept de la lecture érotique. L’imagination de la lectrice est toujours aux commandes, mais grâce à cet objet, elle est agrémentée de stimulations belles et bien réelles. Le Little Bird est un œuf vibrant qui communique avec le téléphone ou la tablette depuis lequel un livre électronique, et interactif, est affiché.

Certains passages invitent à l’interaction, ici en caressant un paragraphe, là en lançant une vidéo. Et à mesure que les doigts effleurent l’écran, l’application se charge d’ordonner au sex-toy connecté d’intensifier les vibrations au niveau de l’entrejambe. Quelque 200 livres sont déjà supportés par l’application fournie par B.Sensory, un nombre qui ne demande qu’à gonfler.

Image 4 : Les 10 objets connectés les plus insolites

DietSensor, le nutritionniste de poche

Inspirés par la maladie de leur fille — un diabète — les créateurs français de DietSensor ont mis un dispositif capable d’offrir une quantité impressionnante d’information à ceux qui veulent savoir ce qu’ils mangent. Pour se faire, un scanner moléculaire doté d’un spectromètre chimique projette un rayon infrarouge puis, grâce à une application pour smartphone avec laquelle il communique via Bluetooth, va alors détailler grâce à une base de données en ligne l’ensemble des nutriments de l’aliment que l’on s’apprête à manger.

Plus de 600 000 aliments sont déjà référencés, une liste qui est vouée à s’agrandir. Ce ne sont pas seulement les calories, la valeur énergétique ou l’impact sur le taux de glycémie qui vont s’afficher sur l’écran du smartphone, mais également la quantité de protéines, glucides ou encore lipides. Des informations qui vont aider ceux qui le souhaitent — ou qui en ont besoin — d’affiner leur alimentation pour ajuster à la perfection un régime équilibré selon ses objectifs.

Pour aider à la progression, l’application embarque également un module permettant de consigner ses différents repas et ainsi offrir une vision globale de ses différents menus quotidiens.

Image 5 : Les 10 objets connectés les plus insolites

Well Baby Care Sensor, pour la bonne santé des bébés

Les couches en disent beaucoup sur la santé des bébés. Malheureusement pour les parents, l’échange régulier n’est pas toujours une partie de plaisir et déterminer le « bon moment » pour s’exécuter n’est pas systématiquement agréable. C’est là que la startup israélienne DigiSense peut faire la différence. Bien qu’elle se destine pour l’instant au milieu médical, on peut sans difficulté imaginer un usage plus personnel.

Le Well Baby Care Sensor est un capteur qui vient se coller contre la couche et permet d’enregistrer de nombreuses informations : couleur et volume de l’urine, mais également celles des selles ou des gaz. Conscient que les bébés ne sont pas les seuls utilisateurs de couches, la jeune société assure que le capteur peut également fonctionner pour les personnes âgées, pour lesquelles la température et la fréquence respiratoire seront également surveillées.

Sans doute pas l’objet le plus glamour de cette sélection, le Well Baby Care Sensor n’en reste pas moins une innovation qui pourrait simplifier le quotidien du corps médical et qui sait, à terme de celui des parents.

Image 6 : Les 10 objets connectés les plus insolites

BretheUp, pour un bon bol d’air

Ce n’est plus un secret, ce qui nous tue le plus surement et à petit feu, c’est l’air que l’on respire. Mais selon la zone où l’on se trouve, cet air est plus ou moins nocif. Il est ainsi assez probable que de grandes villes soient plus propices à remplir les poumons de particules indésirables qu’une vaste forêt. Mais les choses ne sont évidemment pas si simples et déterminer avec précision si l’on est en sécurité là où l’on se trouve n’a rien d’évident.

C’est là que le BreathUp, une jeune pousse française, entre en jeu. Ce petit boitier est un analyseur d’air qui se destine aussi bien à la maison, qu’à l’extérieur grâce à un module amovible. Grâce à ses données localisées sur l’état de l’air, l’application avec laquelle il communique peut recommander le meilleur endroit ainsi que le moment de la journée pour aller faire du sport par exemple, afin que ses exercices soient réellement bénéfiques.

Image 7 : Les 10 objets connectés les plus insolites

Une pillule connectée, une aventure intérieure

Vos gaz intéressent la science. Cela peut sembler cavalier, mais il faut bien comprendre que ce processus naturel en dit beaucoup sur votre corps. Des scientifiques de l’université RMIT de Melbourne en Australie ont alors mis au point une pilule pas comme les autres, qui pourrait aider en apprendre plus sur les problèmes en lien avec l’activité gazeuse : cancer du côlon, syndrome de l’intestin irritable ou encore maladies inflammatoires chroniques de l’intestin (maladie de Crohn par exemple).

Une fois dans l’organisme, elle est en mesure d’analyser l’activité de ses gaz intestinaux grâce de nombreux capteurs. La prouesse de la pilule, c’est sa membrane qui peut résister à l’acidité de l’estomac tout en étant sensible aux gaz. À l’intérieur de la gélule, des microcomposants sont capables de communiquer les données recueillies directement sur le téléphone portable. Grâce à cette pilule, les médecins seront donc en mesure de mieux comprendre les interactions lors de la digestion. Pour l’instant uniquement testée sur des animaux, cette pilule devrait néanmoins à terme partir à l’exploration des entrailles humaines.

Image 8 : Les 10 objets connectés les plus insolites

Krush, le coach sexuel

Deuxième sex-toy de cette sélection, le Krush de OhMiBod est pourtant bien différent du premier. Si le Little Boy entend distraire son utilisatrice, le Krush veut plutôt aider à améliorer ses expériences sexuelles. Il se destine en effet à au renforcement du plafond pelvien, une zone dont les muscles peuvent être mis à mal par le temps ou certains évènements comme un accouchement.

Pour se faire, l’appareil repose sur la pratique d’exercices de kegel. Nommés ainsi par le docteur Kegel, ces exercices consistent donc en la contraction et décontraction des muscles du plancher pelvien. Le sex-toy sert donc ici plus de capteur pour aider à la bonne réalisation des exercices qu’à la recherche du plaisir.

Connecté à un smartphone via une connexion Bluetooth, l’objet va alors enregistrer les différentes contractions et ainsi permettre de suivre différents programmes d’exercices, le tout depuis son smartphone.

Image 9 : Les 10 objets connectés les plus insolites

H2O Pal, la bouteille qui veut être bu

L’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) recommande aux hommes et aux femmes de boire respectivement 2 litres et 1,6 litre d’eau par jour. Seul problème, surveiller sa consommation peut rapidement être un casse-tête. C’est là que la bouteille H2O Pal entre en jeu. Créé par le jeune Slovène Matej Marjanovic, il s’agit d’un « traqueur d’hydratation » qui entend aider à suffisamment boire chaque jour.

Pour se faire, la bouteille est dotée de capteur de mouvement et de poids afin d’être en mesure sentir dès que l’on s’en sert pour boire une gorgée. Depuis l’application compagnon disponible sur son smartphone, il est possible de voir en temps réel la quantité d’eau ingurgitée, par rapport aux objectifs préalablement fixés. Bien entendu, si la progression est trop lente dans la consommation quotidienne, le logiciel n’hésite pas à envoyer des notifications sur le téléphone afin d’inciter à boire un peu plus.

Image 10 : Les 10 objets connectés les plus insolites

LEVL, souffler dans le ballon pour la bonne cause

Lorsqu’on nous demande de souffler dans un appareil, c’est en général une personne en uniforme bleu qui exige de se soumettre à un test d’alcoolémie. Le LEVL propose une expérience plus ludique, toujours en se servant de son haleine néanmoins : il s’agit d’un traqueur d’activité, aussi surprenant cela puisse paraitre. En effet, l’haleine permet, entre autres, de renseigner sur sa consommation de calories, et ce, grâce à l’acétone présente dans notre souffle.

Il s’agit d’une substance issue de la transformation des graisses, renseignant de fait sur son activité : plus le niveau d’acétone est élevé, plus l’on brule de graisse et donc, plus l’on est actif. Après avoir soufflé pendant cinq secondes dans le capteur spécifique, il suffit de le glisser dans une base qui va se charger d’analyser les données. Une fois l’information prête, elle est transmise au smartphone par le biais d’une application, le tout en Bluetooth. Un score est ensuite attribué, venant récompenser la quantité de graisses brulées dans la journée.

Image 11 : Les 10 objets connectés les plus insolites

Domino, le facteur connecté

Connecter une boite aux lettres, cela peut sembler absurde au premier abord. Et pourtant, l’idée de la Poste pourrait bien faire gagner beaucoup de temps à ceux qui ont l’habitude de poster des colis. La société a présenté un petit bouton appelé Domino, qui vient s’installer directement à l’intérieur de sa boite aux lettres et qui permet de faire savoir à son postier qu’un paquet doit être expédié. Un clic sur le bouton, c’est presque tout ce que l’usager a besoin de faire.

Depuis l’application pour smartphone, il suffit simplement de renseigner l’adresse du destinataire et un postier viendra ensuite prendre en charge. Le plus beau, c’est qu’il n’est même pas nécessaire d’emballer l’objet que l’on souhaite envoyer : le facteur s’en charge, au même titre que l’affranchissement.