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Minority Report en vrai : l’IA du Pentagone anticipe les évènements à venir

Le commandant du NORAD a fait une déclaration-choc à propos de l’usage de l’intelligence artificielle. Elle serait capable d’anticiper certains évènements plusieurs jours à l’avance.

Retour sur l’actualité cinéma de 2002. Cette année-là sortait un film de science-fiction nommé Minority Report. Dans ce film, Tom Cruise incarne un agent d’une forme d’autorité particulière. À l’aide d’êtres humains génétiquement modifiés et possédant des dons psychiques, la police est capable d’arrêter des personnes justes avant qu’ils ne commettent un crime. Un système idéal permettant de réduire le crime de façon importante s’il est fiable à 100 %.

Image 1 : Minority Report en vrai : l'IA du Pentagone anticipe les évènements à venir
Crédit : NORAD

Pour le Pentagone, pas de pouvoir psychique ni de modifications génétiques. À la place, une intelligence artificielle et des quantités astronomiques de données en provenance de sources militaires, mais surtout commerciales d’ores et déjà disponibles

Interpréter un nombre important de données

Caméras de surveillances, relevés de barrières de péage, connexions à des réseaux publiques, photos prises par des smartphones en utilisant la géolocalisation… Des données, les analystes du Pentagone n’en manquent pas. Elles peuvent être confidentielles ou disponibles commercialement comme par exemple l’historique des achats associés à une carte de fidélité ou le taux de remplissage d’un parking.

Le souci c’est qu’il est impossible pour un opérateur humain de traiter cette quantité de données en avenant et de pouvoir y déceler une anomalie. Lorsqu’un événement imprévu survient, ces données sont remontées pour retrouver les auteurs et leurs complices.

À l’aide d’une intelligence artificielle et en utilisant le machine learning, le commandant du NORAD, le général Glen D. VanHerck annonce que le système est capable d’anticiper des événements « non pas des minutes ou des heures en avance, mais des jours ».

Dans les faits, l’ordinateur analyse par exemple le taux d’occupation et les passages sur un parking à proximité d’un stade et relève les anomalies et les récurrences afin de déclencher une alerte vis-à-vis d’une menace potentielle. Le travail de l’ordinateur s’arrête là et c’est un analyste humain qui prend le relai et décide de l’utilité ou non de déclencher une action.

Ce système ne supplante donc pas le jugement humain même s’il est parfaitement capable de faire des suggestions, mais permet de mettre en lumière des risques potentiels et de pouvoir anticiper une menace au lieu de la subir et de chercher à comprendre comment elle aurait pu être évitée.

Source : cnet