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Caméra de surveillance IP : quelle est la meilleure ?

Une maison intelligente ne peut pas être au complet sans une caméra de surveillance IP. Ces appareils vous permettent de surveiller votre domicile en votre absence et ainsi de vous sentir en sécurité à tout moment. Peu connues, les caméras de surveillance IP sont pourtant nombreuses et il est difficile de faire le tri entre tous les modèles. Découvrez dans ce guide notre sélection des meilleures caméras de surveillance IP.

Au sein de la Smart Home, aussi appelée la « maison intelligente », la sécurité prend une place primordiale et un appareil idéal répond à ce besoin : la caméra IP. Elle surveille votre logement lorsque vous n’êtes pas là et vous prévient au moindre mouvement suspect via une application sur votre smartphone.

Une caméra IP possède parfois d’autres fonctions, comme la mesure de la qualité de l’air, et tient alors compte de nouvelles problématiques. Sans oublier que la surveillance n’est pas toujours à prendre au sens le plus strict, pour prévenir une intrusion : il peut s’agir de garder à l’oeil son animal de compagnie, que l’on peut interpeller grâce au haut-parleur intégré à la caméra. Le design évolue également et certains modèles font preuve d’élégance.

Image 1 : Caméra de surveillance IP : quelle est la meilleure ?
Netatmo Welcome – Crédit : Netatmo

Autre bon point : l’installation ne demande aucune connaissance technique particulière. Dans ce guide, nous avons en effet sélectionné des caméras que vous pouvez installer vous-même, sans l’intervention d’un professionnel. Mais certaines procédures sont plus compliquées que d’autres et la promesse d’une installation en quelques minutes n’est pas toujours tenue.

Quelles sont les meilleures caméras IP ?

Image 3 : Caméra de surveillance IP : quelle est la meilleure ?

Xiaomi Camera 360°

Le meilleur rapport qualité/prix

28.99€ > CDiscount

ON AIME
✅ Le petit prix
✅ L’objectif orientable
✅ La sauvegarde de vidéos sur carte mémoire ou cloud
✅ La commande vocale via OK Google ou Alexa
ON N’AIME PAS
❌ L’absence de carte mémoire et d’adaptateur secteur
❌ L’application peu intuitive

Cette caméra de Xiaomi à petit prix bénéficie d’une panoplie de fonctions intéressantes, dont l’objectif panoramique sur 360° et inclinable sur 96°. Ajoutons la possibilité de sauvegarder les vidéos sur carte mémoire et de les archiver automatiquement sur un NAS (une offre cloud est prévue plus tard), la détection de mouvement réglable (sans suivi automatique mais il est vain d’espérer autant à ce prix), la programmation par calendrier, le partage de la caméra avec un autre compte Mi Home si besoin, la commande vocale via les assistants de Google ou d’Alexa… On regrette quelques concessions, comme la non-fourniture de la carte mémoire et de l’adaptateur secteur, et la navigation parfois illogique dans l’application. Le bilan n’est reste pas moins positif.

Image 3 : Caméra de surveillance IP : quelle est la meilleure ?

Bosch Caméra 360°

La plus vigilante

213,35€ > CDiscount

ON AIME
✅ Le design atypique
✅ L’objectif motorisé et escamotable
✅ La sauvegarde de vidéos sur carte microSD secondée par le cloud
✅ L’application mobile conviviale
ON N’AIME PAS
❌ L’absence d’un port Ethernet

Cette caméra est de forme cylindrique, à l’instar de la Welcome de Netatmo, et se révèle assez jolie. Elle fait preuve de bien d’autres qualités, dont l’objectif motorisé et escamotable, la vision à 360° épaulée par trois détecteurs de mouvement, et l’enregistrement des vidéos sur carte microSD, secondé par un stockage sur le cloud, gratuit pendant 15 jours. L’application mobile se révèle conviviale et très fonctionnelle. Dommage que le WiFi soit le seul choix de connexion possible, en l’absence d’un port Ethernet.

Image 3 : Caméra de surveillance IP : quelle est la meilleure ?

Arlo Pro 2

La plus pratique

389.99€ > Amazon

ON AIME
✅ Le fonctionnement sans fil
✅ La qualité Full HD
✅ La certification IP65
ON N’AIME PAS
❌ L’ installation difficile

Ce kit Arlo Pro 2, composé de deux caméras et d’une base WiFi, conserve tout ce qui fait le charme de la gamme Arlo, à savoir un fonctionnement totalement sans fil, grâce à une batterie rechargeable. Bien d’autres qualités sont appréciables, comme la qualité Full HD, la certification IP65, les nombreux réglages (géolocalisation, zones de détection ;..) et l’enregistrement cloud gratuit durant 7 jours. L’installation a toutefois été un peu délicate lors de notre test.

Tous nos tests de caméras connectées

Image 3 : Caméra de surveillance IP : quelle est la meilleure ?

Ezviz C1C PIR

38.99€ > Amazon

ON AIME
✅ Le petit prix
✅ Le détecteur infrarouge
✅ La sauvegarde de vidéos sur carte mémoire ou cloud
✅ L’application assez agréable
ON N’AIME PAS
❌ Le micro et le haut-parleur de qualité médiocre

Signée Ezviz (une marque de Hikvision), cette caméra se distingue par son détecteur infrarouge, d’où le terme PIR accolé à son nom. Ce dispositif, que l’on retrouve notamment sur la caméra Protect Indoor de Somfy, a l’avantage de ne détecter que ce qui est nécessaire (êtres humains ou animaux), et pas un simple mouvement de rideau susceptible de tromper l’analyse d’image. On apprécie également le pied aimanté, qui offre une certaine liberté d’orientation. Les caractéristiques restantes, dont le capteur Full HD, sont plus classiques, mais à ce prix, il est difficile de faire la fine bouche. De qualité assez correcte, les vidéos sont encodées en H264 à 20 images/seconde et un débit maximal de 2 Mbits/s. Le micro et le haut parleur sont revanche médiocres et la sirène intégrée est à peine audible à une dizaine de mètres. Malgré quelques traductions incertaines, l’application mobile est agréable et propose des réglages intéressants, comme la programmation, le partage de la caméra ou encore la détection de «non présence» humaine (ou dit autrement, la détection d’absence). Dommage que le mode «veille», désactivant la caméra, ne soit pas plus accessible. L’enregistrement s’opère au choix sur une carte mémoire (non fournie) ou sur le cloud, moyennant un abonnement à partir de 4,99 €/mois pour un caméra, après une semaine gratuite. A noter la prise en charge d’Alexa et de Google Home. Au final, la C1C PIR est une bonne caméra.

Image 3 : Caméra de surveillance IP : quelle est la meilleure ?

Ring Stick Up Cam Wired

174.99€ > CDiscount

ON AIME
✅ La double connexion Wifi/Ethernet
✅ Le champ de vision de 150°
✅ L’application mobile assez soignée
ON N’AIME PAS
❌ L’absence de carte mémoire
❌ Quelques réglages illogiques

Conçue par l’américain Ring (propriété d’Amazon), cette caméra, accommodante, se connecte via Wifi ou Ethernet et fonctionne aussi bien à l’intérieur – posée sur un meuble, fixée au mur ou au plafond – qu’à l’extérieur de l’habitation. Dans ce dernier cas, l’alimentation électrique et les données sont acheminées par un seul câble Ethernet, grâce au PoE (Power over Ethernet). Le petit «injecteur» PoE et le câble Ethernet idoine, long de six mètres, sont fournis. Il est plaisant de pouvoir opter pour une telle solution, réservée d’ordinaire aux installations professionnelles. L’image est globalement de qualité, la vision nocturne manquant toutefois de définition, et le large champ de vision de 150° est pratique, malgré la distorsion optique marquée. L’application mobile est assez soignée, en dépit de traductions parfois incomplètes ou déroutantes, et propose plusieurs réglages intéressants, dont la sensibilité et la personnalisation de trois zones de détection. Certains choix sont toutefois curieux, comme l’impossibilité d’automatiser le déclenchement de la sirène intégrée (assez faiblarde) ou la planification de la détection de mouvement, illogique. Autre grief : le stockage exclusif de l’historique vidéo sur le cloud, faute de carte mémoire. Certes, le prix est abordable (3 €/mois pour 30 jours), passé le mois offert, mais on aimerait avoir le choix. Ces quelques défauts empêchent la Stick Up Camera Wired de se hisser parmi les meilleures.

Image 3 : Caméra de surveillance IP : quelle est la meilleure ?

D-Link DCS-2802KT

373.72€ > Amazon

ON AIME
✅ Le fonctionnement sans fil
✅ L’enregistrement sur carte SD, disque dur ou cloud
✅ La qualité d’image assez bonne
ON N’AIME PAS
❌ La caméra monobloc (pas de changement de batterie)
❌ L’application peu intuitive

Nul doute que D-Link s’est inspiré d’Arlo pour ce kit comprenant une base Wifi (à relier via Ethernet à la box Internet) et deux caméras sans fil, fonctionnant sur batterie et capables de fonctionner en extérieur (certification IP65). L’autonomie serait de six mois, à raison de trois minutes d’enregistrement vidéo par jour, lequel est déclenché par un détecteur de mouvement par infrarouge. L’hébergement est réalisé sur le cloud, une carte micro SD (non fournie, à insérer dans la base) ou un disque dur externe (à brancher sur la base). Un choix appréciable, d’autant plus que l’abonnement au cloud, d’une valeur de 49,95 €, est offert pendant un an. L’image est d’assez bonne qualité, contrairement au micro qui grésille sans cesse et au haut-parleur faiblard. Autres regrets : la caméra monobloc, interdisant d’ôter et remplacer la batterie si besoin, l’absence d’une option d’enregistrement continu 24/7 et quelques fonctions manquantes (réglages de zones de détection, partage des caméras avec un proche, etc). L’application mobile, qui prend en charge d’autres produits de la marque à vocation domotique, n’est pas non plus un modèle de clarté. Des oublis et des carences qui, espérons-le, seront rectifiés.

ON AIME
✅ Le fonctionnement sans fil
✅ La définition 2K
✅ Le projecteur et la sirène intégrés
ON N’AIME PAS
❌ La disparition de l’historique gratuit

Constitué de deux caméras et d’une base Wifi, le kit Arlo Pro 3 reprend le principe fondateur de la gamme Arlo : des caméras intégralement sans fil, pouvant fonctionner à l’intérieur comme à l’extérieur de l’habitation. Le capteur et l’équipement de la caméra concentrent l’essentiel des nouveautés. Ainsi a-t-on droit à une définition dite «2K» (2560×1440 pixels), au lieu du Full HD de l’Arlo Pro 2, et au HDR, pour déboucher les contre-jours. L’image se révèle en effet légèrement plus précise, même si la compression H265 (entre 2 et 4 Mbits/s) est assez forte. Quant au HDR, il ne convainc pas. Le choix de l’angle de vision – 110, 125 ou 160° – est plus appréciable. Question équipement, un mini-projecteur LED fait son apparition sur la caméra et se déclenche en cas de détection de mouvement. Son rôle est surtout dissuasif, de même que la sirène d’alarme intégrée. L’application mobile, dont l’interface ne change guère, permet de catégoriser les événements – détection de personnes, de véhicules, d’animaux… – grâce au service Arlo Smart hébergé dans le cloud. Mais celui-ci est payant, à partir de 2,79 €/mois. En outre, l’historique gratuit de 7 jours a disparu, et c’est bien dommage. Autre grief : Arlo ne prévoit pas de kit avec une seule caméra pour le moment, bien qu’une caméra Arlo Pro 3 puisse communiquer avec un Smart Hub existant (références VMB 5xxx/4xxx). Au final, l’Arlo Pro 2 nous semble une meilleure affaire.

Image 3 : Caméra de surveillance IP : quelle est la meilleure ?

Somfy Protect Indoor Camera

145€ > Amazon

ON AIME
✅ L’aspect original
✅ Le volet Intimité
✅ Le détecteur infrarouge
ON N’AIME PAS
❌ La consultation de l’historique payante

La Indoor Camera succède à la Security Camera dont elle reprend l’aspect circulaire original et la fonction Intimité, qui se matérialise par un volet mécanique obstruant l’objectif. Le détecteur de mouvement à infrarouge subsiste également et, couplé à l’analyse d’images, évite les fausses alertes. En revanche, la batterie et la mémoire interne disparaissent, tandis que le capteur profite désormais de la Full HD. Des clips vidéos de 10 secondes sont enregistrés en cas de détection, mais la consultation de l’historique (une journée ou une semaine) nécessite un abonnement payant.

Image 3 : Caméra de surveillance IP : quelle est la meilleure ?

Netatmo Welcome

179€ > Amazon

ON AIME
✅ L’aspect original
✅ Le stockage sur carte mémoire
✅ La fonction de reconnaissance des visages
ON N’AIME PAS
❌ Le manque de fonctions

La Welcome, d’aspect identique à la station météo du même fabricant, est plutôt un bel objet. Elle se différencie aussi par son stockage sur carte mémoire, par sa bonne qualité d’image et par sa fonction de reconnaissance des visages. L’utilité ? Savoir si les enfants sont bien rentrés de l’école par exemple. De fait, il faut apprendre à Welcome qui est qui, ce qui demande de la patience au début. On aurait aimé aussi davantage de fonctions.

Image 3 : Caméra de surveillance IP : quelle est la meilleure ?

Thomson Lens 200

99.90€ > Darty

ON AIME
✅ La double connexion Wifi/Ethernet
✅ L’objectif motorisé
✅ La sauvegarde sur carte mémoire (non fournie)
ON N’AIME PAS
❌ L’application approximative

Issue de la même ligne de production que la C6TC d’Ezviz, la caméra Lens 200 de Thomson s’inspire aussi de la Somfy One+ : c’est une caméra qui a des prétentions de mini-système d’alarme, couplé dans le cas présent à un détecteur d’ouverture (via une liaison radio à 868 MHz) et à une télécommande pour armer et désarmer rapidement le système. Jusqu’à 32 accessoires peuvent être associés et un détecteur de mouvement optionnel est prévu. Cependant, l’absence de batterie, de relais de secours et l’atonie de la sirène intégrée compromettent cette ambition. Qui plus est, le détecteur d’ouverture s’est montré incapable de repérer le déplacement latéral d’un vantail de baie vitrée et n’a été opérationnel qu’une fois fixé à un battant de porte classique. La caméra elle-même est de plutôt bonne facture, grâce à sa double connexion Wifi/Ethernet, son objectif motorisé, son emplacement pour carte mémoire (non fournie) et son mode privé, que l’on aurait aimé pouvoir actionner à partir de la télécommande ou d’une touche sur la caméra. L’installation est de plus facile et rapide, une petite notice explicite étant fournie. L’application mobile offre des possibilités intéressantes : programmation, partage de la caméra, suivi de mouvement, orientation rapide de l’objectif après sélection d’une image préenregistrée… Dommage que la redirection automatique de l’objectif vers le détecteur d’ouverture n’ait jamais daigné fonctionné lors de notre test. S’ajoute un degré de finition, notamment les traductions incomplètes ou hasardeuses, qui fait quelque peu tâche à ce prix. Les idées sont là, donc, mais Thomson doit mieux les concrétiser.

ON AIME
✅ La bonne qualité d’image
✅ Le pied aimanté
ON N’AIME PAS
❌ L’abonnement cloud obligatoire pour certaines fonctions

La caméra de Nest bénéficie d’une qualité d’image Full HD, parmi les meilleures de ce dossier, d’un pied aimanté très pratique et de quelques fonctions intéressantes, comme la délimitation de zones dans l’image et la programmation via un calendrier. Las, certaines fonctions sont assujetties à un abonnement au service cloud, lequel lequel commence à 5 €/mois, pour 5 jours d’historique vidéo.

Image 3 : Caméra de surveillance IP : quelle est la meilleure ?

D-Link DCS-935L

115.20€ > Darty

ON AIME
✅ L’application assez conviviale
✅ L’image de qualité correcte
✅ L’enregistrement possible sur NAS
ON N’AIME PAS
❌ L’installation complexe

Point d’enregistrement pour cette caméra à prix mini. En cas de détection de mouvement, c’est à vous de regarder le flux vidéo en direct et de capturer manuellement la photo ou la vidéo de l’intrus, le cas échéant. Ceci dit, l’image est très correcte et l’application assez conviviale, bien que manquant un peu de soin ici et là. Notre plus gros souci a été l’installation, les explications étant incomplètes. Tout le monde ne maîtrise pas les réseaux informatiques…

Image 3 : Caméra de surveillance IP : quelle est la meilleure ?

Gigaset elements Camera

149,99€ > CDiscount

ON AIME
✅ L’intégration possible au pack d’alarme Gigaset
ON N’AIME PAS
❌ La définition de 1208×720 pixels seulement
❌ La palette fonctionnelle lacunaire

Autrefois intégrée au pack d’alarme Gigaset elements, la caméra de Gigaset poursuit aussi une carrière solo désormais. Son gabarit est plutôt massif, sa palette fonctionnelle l’est moins : pas de calendrier, pas de fonction de partage et la définition de zones de détection est impossible sans abonnement au cloud, dont le premier prix est toutefois abordable. Cette caméra, en fin de vie, est remplacée par une version 2.0 (Smart) plus compacte, mais toujours limitée à une définition de 1280×720 pixels et désormais privée du port Ethernet.


Une caméra de surveillance IP : c’est facile à installer ?

Une caméra se pose ou se fixe à proximité d’une prise électrique, sauf la gamme Arlo/Arlo Pro (entité séparée de Netgear désormais), munie tantôt de piles, tantôt de batteries rechargeables. Le kit DCS-2802KT de D-Link contient aussi deux caméras (DCS-2800) qui fonctionnent sur batterie. Vient ensuite la connexion à votre réseau local et à Internet. Deux solutions : le câble Ethernet, donc filaire, ou le Wifi, sans fil. Certaines caméras, équipées des deux, vous laissent la liberté de choisir.

L’Ethernet a l’avantage de procurer des débits plus stables que le Wifi et ne requiert pas de mot de passe, mais c’est un câble supplémentaire. Qui plus est, la caméra doit être branchée directement à votre box Internet, à moins que votre domicile ne soit équipé de prises Ethernet ou CPL (à acheter séparément). Le Wifi offre davantage de souplesse, bien que sa portée ne dépasse pas les 10-20 mètres en intérieur, selon l’épaisseur des murs. Mais il n’est pas à l’abri de perturbations voire de décrochages, a fortiori quand il est partagé par de multiples équipements sans fil. À ce titre, le relais Wifi supplémentaire imposé par Arlo et par D-Link (dans le kit DCS-2802KT) est intéressant, car il émet un réseau exclusif.

La caméra Arlo Go est un cas à part. Equipée d’un logement pour carte SIM, elle se connecte uniquement au réseau 3G/4G. Intéressant pour surveiller une résidence secondaire, généralement privée d’un accès Internet, ou un site (abri de jardin, etc) hors de portée du réseau Wifi.  Une carte SIM et un abonnement 3G/4G sont requis, ce qui peut se trouver à partir de 5 € par mois (option multi SIM chez Sosh par exemple).

Image 28 : Caméra de surveillance IP : quelle est la meilleure ?

L’installation logicielle constitue la dernière étape, le smartphone étant souvent un passage obligé : téléchargement de l’application mobile iOS ou Android, création d’un compte, identification de la caméra, entrée de la clé Wifi le cas échéant… L’opération ne prendrait que quelques minutes, à en croire la plupart des fabricants, mais elle est parfois périlleuse. Scan de code-barre, liaison Bluetooth temporaire pour échanger des informations avec la caméra, parfois les deux ou rien de tout cela : les moyens d’identifier la caméra sont multiples, mais rarement idéaux. Par exemple, l’application de Nest ne signale pas l’activation du Bluetooth et, si le smartphone est trop éloigné de la caméra, ça ne marche pas.

La caméra Welcome de Netatmo est déjà branchée via Ethernet ? Rien à faire, elle réclame quand même le mot de passe Wifi… Sans oublier les explications incomplètes ou mal traduites. Une caméra a même été éjectée de ce comparatif, car nous n’avons jamais réussi à l’installer ! Bref, il y a encore du boulot. Mentions spéciales à Arlo (qui permet aussi l’installation via l’ordinateur) et à Somfy Protect pour la simplicité de leur approche. À noter que la caméra DCS-935L de D-Link bénéficie d’un bouton WPS (WiFi Protected Setup), qui accélère l’installation sans fil. Encore faut-il posséder un routeur ou une box Internet compatible.

Peut-on installer une caméra connectée à l’extérieur ?

Dans ce dossier comparatif, seules l’Arlo Pro 2, l’Arlo Pro 3, la DCS-2800 de D-Link et la Stick Up Cam Wired de Ring sont capables de fonctionner à lextérieur du logement. Les trois premières sont certifiées IP65 (bien que ce ne soit pas explicite pour l’Arlo Pro 3), indice de protection qui traduit leur résistance à l’humidité et aux poussières. Ring, moins précis, indique juste une « résistance aux intempéries ».

Cependant, les caméras prévues pour un usage en extérieur, dites «outdoor», sont la tendance de ces deux dernières années. Elles ont l’avantage de sécuriser un périmètre et de repérer un éventuel intrus avant qu’il ne pénètre dans le domicile. La plupart des fabricants y vont de leur modèle spécifique : Netatmo avec Présence, Nest avec la Cam Outdoor, Bosch avec Eyes ou encore Somfy Protect avec la Outdoor Camera. L’équipement et les fonctions sont assez variés d’une caméra à l’autre. Par exemple, Presence est équipée d’une carte mémoire de 8 Go, d’un projecteur et peut différencier un être humain d’un animal ou d’une voiture. La Outdoor Camera de Somfy Protect contient quant à elle une sirène et un détecteur de mouvement. Elles ont toutes au moins un point commun : elles sont protégées contre les intempéries.

Image 29 : Caméra de surveillance IP : quelle est la meilleure ?
La caméra Outdoor de Nest – Crédit : Nest

A l’extérieur de vos murs, vous ferez face à deux problématiques cependant : la connexion de la caméra au réseau domestique et l’alimentation électrique. La connexion au réseau s’opère très souvent en Wifi, les modèles Ethernet étant rares, du moins pour le grand public. Il reste à savoir si le signal Wifi de votre box ou routeur est suffisamment puissant à l’endroit où vous souhaitez installer la caméra. Sinon, un relais Wifi pour l’extérieur peut être utile pour améliorer la portée.

Vient ensuite la question de l’alimentation électrique. Presence, du fait qu’elle possède un projecteur, peut remplacer un luminaire, et donc être branchée au câblage existant. La Cam Outdoor de Nest requiert quant à elle une prise électrique à l’extérieur, voire à l’intérieur, moyennant perçage du mur. L’alimentation par batterie est une alternative, choisie par Arlo, D-Link (pour le kit DCS-2802KT), ou Ring, avec la Spotlight Cam Battery.  La Stick Up Cam Wired du même Ring peut quant à elle se fournir en électricité via le seul câble Ethernet. Une solution parfois commode au cas où elle est posée à l’extérieur de l’habitation. La caméra est livrée avec un petit « injecteur » PoE (Power over Ethernet), à brancher au secteur et au routeur domestique.

Un constat s’impose : une caméra extérieure, du moment qu’elle nécessite un fil (pour l’alimentation électrique, le réseau ou les deux), n’est pas aussi simple à installer qu’une caméra intérieure et nécessite généralement quelques petites aptitudes au bricolage. Sinon, Nest, Netatmo et Somfy Protect permettent de faire appel à un installateur professionnel pour leurs produits respectifs. La prestation se paye, certes, mais peut être rassurante pour qui a peur de mal faire.

Combien de caméras peut-on installer en tout ?

Certains fabricants apportent une réponse claire – Nest, par exemple, fixe cette limite à 10 caméras Nest Cam – d’autres n’en font aucune mention. Mais la principale contrainte viendra de la capacité de votre réseau domestique et de votre connexion Internet à « absorber » tous ces flux vidéo. Exemple : à qualité d’image maximale, une caméra Nest Cam, fonctionnant avec le cloud (voire plus loin) requiert un débit moyen de 450 kbit/s. Or, le débit montant d’une connexion ADSL standard dépasse rarement 1 Mbit/s en moyenne.

Combien de personnes peuvent contrôler la caméra ?

Le propriétaire de la caméra est celui qui crée le compte. Mais les caméras de Somfy Protect et Netatmo, par exemple, permettent de créer d’autres utilisateurs – le conjoint(e), le gardien ou tout autre personne digne de confiance – qui auront accès à toutes les fonctions de la caméra. Le partage temporaire de la caméra est une autre possibilité, qu’on retrouve chez Somfy Protect et Arlo. L’objectif est de « prêter » l’accès à la caméra à un proche quand on part en vacances. Celui-ci reçoit aussi les alertes et peut se déplacer pour lever le doute ou confirmer de visu un souci, comme un cambriolage. Rappelez-lui de ne pas jouer au héros et d’appeler la police.

Image 30 : Caméra de surveillance IP : quelle est la meilleure ?

Où sont stockées les données des enregistrements ?

Deux méthodes : l’enregistrement sur le « cloud », une vraie tendance, ou l’enregistrement sur carte mémoire. Dans le premier cas, le cloud agit comme un magnétoscope à distance qui enregistre le flux vidéo de la caméra, en continu ou déclenché par un évènement. L’historique dépend de la formule choisie : 1 jour, 1 semaine ou plus. Les fabricants ne se privent pas de faire remarquer que cette méthode préserve les enregistrements au cas où un cambrioleur vole la caméra. Ce n’est pas faux. Hélas, ce service est parfois payant. Mais la concurrence commence à accomplir son œuvre : Arlo offre une semaine complète de stockage gratuit (enregistrement réalisé en cas de détection de mouvement) et Bosch quinze jours. Chez D-Link, le service d’enregistrement sur le cloud (14 jours d’historique) associé au kit DCS-2802KT est offert pendant un an.

Image 31 : Caméra de surveillance IP : quelle est la meilleure ?
Netatmo Welcome – Crédit : Frédéric Monflier / Tom’s Guide

Autre école, plus ancienne : l’enregistrement sur carte mémoire, à insérer dans la caméra. C’est le choix de Netatmo pour la Welcome, par exemple, qui fournit une carte de 8 Go, ou encore de Xiaomi, qui n’en fournit aucune. Cette capacité suffit à enregistrer une bonne centaine de séquences, sachant que l’enregistrement est activé manuellement ou subordonné à une détection de mouvement. Vu le prix des cartes mémoire, c’est une solution économique. A contrario, comme il a été dit plus haut, si la caméra est volée, les enregistrements s’envolent ! Heureusement, la Welcome permet aussi d’opter pour un enregistrement externe sur un compte Dropbox ou un serveur FTP, le tout gratuitement. Précision utile : même quand l’enregistrement est réalisé sur carte mémoire, la Welcome, comme toutes ces caméras, a toujours besoin d’une connexion Internet. Si votre résidence secondaire est privée d’accès Internet, ça ne marchera pas.

La caméra de Bosch est quant à elle un cas particulier : les vidéos sont enregistrées sur la carte microSD de 8 Go, fournie, et copiées sur le cloud, où elles sont conservées gratuitement pendant deux semaines. Le schéma est à peu près analogue chez Arlo, si ce n’est qu’un support de stockage USB doit être branchée sur la base Wifi.

Enfin, la caméra DCS-935L de D-Link ne propose aucun enregistrement, si ce n’est la capture d’une photo quand on regarde la vidéo en direct. Une fonction qui peut être utile. Cette caméra est toutefois compatible avec les disques durs réseau, ou NAS, et l’enregistrement peut alors être effectué localement, sans surcoût. C’est le cas également de la Camera 360 de Xiaomi. Les nouvelles caméras IP ignorent en effet pour la plupart les protocoles d’échanges standards, comme Onvif, et fonctionnent en quelque sorte en circuit fermé. Le flux vidéo ne peut être affiché que par l’application mobile du fabricant, et ne peut pas transiter par un produit tiers comme un NAS (à des fins d’enregistrement) ou une box domotique.

La qualité d’image d’une caméra IP : un véritable critère ?

Image 32 : Caméra de surveillance IP : quelle est la meilleure ?
Netatmo Welcome – Crédit : Netatmo

Même si les caméras les plus performantes produisent des vidéos en haute définition (1920×1080 pixels à un maximum de 30 images par seconde), voire au-delà (2560×1440 pixels pour l’Arlo Pro 3), n’escomptez pas une qualité d’image digne d’un caméscope HD ou des meilleurs smartphones. Comme ces vidéos transitent sur votre réseau local voire Internet, elles sont en effet très compressées et perdent parfois en netteté ou en fluidité. La nuit, les diodes infrarouges, généralisées, percent l’obscurité à plusieurs mètres de distance. Les images sont alors restituées en noir et blanc.

La caméra Cam IQ de Nest se démarque par son capteur 4K, bien que le flux vidéo ne soit produit qu’en haute définition. Intérêt : le zoom numérique ne dégrade pas excessivement la précision de l’image.

Dernier point : n’orientez pas l’objectif vers une porte-fenêtre ou une fenêtre. La lumière du jour, si elle est trop violente, gomme tous les détails dans cette zone de l’image. Un visage filmé à contre-jour, par exemple, n’est pas du tout reconnaissable.

Comment fonctionne la détection des caméras de surveillance IP ?

Image 33 : Caméra de surveillance IP : quelle est la meilleure ?
Netatmo Welcome – Crédit : Netatmo

Toutes ces caméras détectent des mouvements, voire des bruits violents (une vitre brisée, par exemple, et pour certaines, la sirène d’un détecteur de fumée) du moment qu’elles possèdent un micro. Etant donné que les fabricants ne communiquent pas sur la nature de leurs algorithmes, on suppose que la détection de mouvement s’appuie sur la comparaison d’images successives : si la caméra observe une différence, elle en déduit que quelque chose a bougé ou qu’un évènement s’est produit. Cette analyse d’image n’est pas infaillible, car un brusque changement de luminosité dans une pièce ou le mouvement d’un rideau peuvent provoquer des fausses alertes. Pour éviter ces déclenchements intempestifs, les caméras de D-Link, de Ring et de Netgear proposent de diminuer la sensibilité de la détection. Nest, pour sa part, communique sur l’efficacité supérieure de ses algorithmes, discernant l’utile de l’inutile… à condition de s’abonner au service cloud !

Le service Arlo Smart, payant, est capable de catégoriser les événements : détection d’une personne, d’un animal, d’un véhicule ou même d’un colis, déposé devant la porte par un livreur. Cette reconnaissance d’image est fondée sur des algorithmes d’apprentissage automatique, qui se perfectionnent à partir de milliers d’exemples. Cependant, le système, récent, est perfectible.

La Indoor Camera de Somfy Protect se distingue par son détecteur infrarouge (à ne pas confondre avec les LEDs infrarouges liées à la vision de nuit), en supplément de l’analyse d’image. Ce détecteur repère les mouvements des corps chauds et a l’avantage d’éliminer les fausses alertes mentionnées plus haut. La caméra Arlo Pro 2 bénéficie aussi d’un tel dispositif, de même que le kit DCS-2802KT de D-Link. La caméra de Bosch fait encore mieux avec sa détection de mouvement sur 360°, grâce à ses trois détecteurs.

Toutefois, quelle que soit la technologie employée, le passage d’un animal domestique risque d’être interprété comme un mouvement. En effet, ces caméras ne sont pas « immunisées contre les chiens et les chats », contrairement aux détecteurs des systèmes d’alarme calibrés par un professionnel. Il existe trois moyens d’éviter ce désagrément : diminuer la sensibilité du détecteur infrarouge, quand l’option est disponible (mais ce n’est pas toujours efficace), laisser le sol hors champ de la caméra ou délimiter des zones dans l’image à l’aide de l’application, en excluant le sol notamment. Ce réglage, pourtant appréciable, n’est disponible que sur les caméras de Somfy Protect, Ring, Arlo et D-Link. C’est le cas aussi de la Nest Cam… moyennant abonnement encore une fois !

Enfin, une nouvelle technologie de détection pourrait se développer à l’avenir, fondée sur des capteurs à vision dynamique, imitant le fonctionnement de la rétine humaine. Contrairement au capteur CMOS traditionnel qui équipe habituellement une caméra, un capteur à vision dynamique (ou DVS, pour dynamic vision sensor) n’enregistre pas la totalité d’une image à une fréquence prédéterminée (30 Hz, 60 Hz ou plus) : il ne tient compte que des changements – appelés évènements – dans la scène observée. Si rien ne se passe, il ne fonctionne pas. Un tel capteur requiert moins de puissance de calcul et améliore sensiblement l’autonomie des produits sur batterie.

Samsung commercialise depuis un an la caméra SmartThings Vision équipée d’un tel capteur. A notre connaissance, la marque coréenne ne la distribue pas officiellement en France. Pour l’anecdote, l’entreprise française Prophesee conçoit aussi des capteurs DVS, mais elle vise le marché industriel.

Comment est-on averti en cas d’intrusion ?

C’est l’application mobile qui se charge de vous notifier un problème, tel qu’un mouvement détecté en votre absence. Que ce soit avec iOS ou Android, assurez-vous qu’elle est active à chaque démarrage du smartphone et en tâche de fond. Bien entendu, votre smartphone doit être connecté, en Wifi ou au réseau mobile, pour que l’alerte soit immédiate. L’envoi d’un email d’alerte est possible parfois, deux précautions valant mieux qu’une.

Les caméras de surveillance fonctionnent-elles en cas de panne électrique ?

La caméra Arlo Pro 2/Pro 3 fonctionne sur batterie, certes, mais elle est dépourvue de mémoire de stockage. Et le relais radio qui réceptionne les images ne sera plus opérationnel de toute façon, faute de batterie, et il en va de même pour la box Internet. D’ailleurs, ces caméras, pour la plupart, envoient une notification si elles sont déconnectées du réseau ou victimes d’une coupure électrique.

Brancher la caméra et la box Internet sur un onduleur, un équipement pourvu d’une batterie, est-il un moyen de conserver une certaine autonomie ? Ce n’est pas sûr du tout, car si la panne électrique touche tout le quartier, il est probable que l’infrastructure Internet qui dessert votre habitation soit inopérante elle aussi, à commencer par votre box Internet. Que ce soit clair, ces petites caméras ne sont pas aussi résistantes qu’un système d’alarme complet et beaucoup plus onéreux, secouru par batterie et capable de transmettre des alertes sur réseau mobile, grâce à une carte SIM. A l’exception de l’Arlo Go, bénéficiant elle aussi d’une batterie et d’une carte SIM.

Image 34 : Caméra de surveillance IP : quelle est la meilleure ?
Somfy Indoor Camera – Crédit : Somfy

Une caméra peut-elle communiquer avec d’autres objets connectés ?

Ces caméras pour la plupart peuvent s’interfacer avec des écosystèmes d’objets connectés et de services Internet , et faire partie d’un scénario domotique. Généralement, le dialogue n’est pas établi en direct, mais via IP et Internet. Ainsi une caméra Nest peut-elle être associée à d’autres produits Nest (thermostat, détecteur de fumée), à des objets compatibles avec le programme « Works with Nest » (comme les LED Philips Hue ou Lifx) ou à d’autres produits via le service IFTTT. La Welcome de Netatmo, la Stick Up Cam Wired de Ring et l’Arlo Pro 2/Pro 3 de Netgear sont également prises en charge par IFTTT. L’interopérabilité avec les assistants vocaux à la Google Home, quant à elle, est progressive, à mesure que ces systèmes se répandent en France, dont Amazon Alexa et Apple Homepod dernièrement.

Qui et où ai-je le droit de filmer ? Que dit la loi ?

Aucune loi ne vous interdit d’installer une caméra dans votre logement et d’en faire un usage strictement personnel. Ce qui ne signifie pas que tout est permis : vous n’avez pas le droit de filmer la voie publique ou la maison du voisin. Il s’agit de respecter la vie privée d’autrui, telle que définie dans l’article 9 du Code civil. Ce principe est valable pour tous les membres de la famille, dont la caméra doit préserver l’intimité.

Image 35 : Caméra de surveillance IP : quelle est la meilleure ?
Arlo Pro 2 – Crédit : Netgear

Si vous employez du personnel de maison (garde des enfants, etc.), le Code du travail s’applique : ces personnes doivent être informées qu’une caméra se trouve sur les lieux. En pratique, cette information peut faire l’objet d’une clause dans le contrat de travail. En cas d’enregistrement, une déclaration à la CNIL (Commission nationale de l’informatique et des libertés) s’impose. L’historique des données enregistrées ne peut pas dépasser 30 jours.

Enfin, au cas où votre caméra prend sur le fait un cambrioleur, l’affaire n’est réglée pour autant. Certes, le principe de la preuve libre s’applique en droit pénal : les images de votre caméra, même prises à l’insu du cambrioleur, sont recevables. Mais leur crédibilité est soumise à l’appréciation du juge : l’horodatage est-il exact ? Les images enregistrées n’ont-elles pas été manipulées, voire truquées ? D’autre part, le présumé coupable peut s’estimer lésé et invoquer le droit à la vie privée ou le droit à l’image pour se défendre ! Une hypothèse d’école heureusement peu probable.

Les caméras de surveillance sont-elles piratables ?

Comme tout objet connecté à Internet, n’importe quelle caméra de surveillance peut être piratée. Des brèches de sécurité sont parfois découvertes qu’un expert mal intentionné est susceptible d’exploiter. Du reste, le moteur de recherche spécialisé Shodan avait défrayé la chronique il y a quelques années, car il permettait à quiconque d’accéder à des caméras mal protégées. Mais pas de panique : le risque est infinitésimal moyennant quelques précautions.

Image 36 : Caméra de surveillance IP : quelle est la meilleure ?
Arlo Pro 2 – Crédit : Netgear

Déjà, ces caméras pour leur majorité refusent les accès directs provenant du réseau, en dehors de l’application mobile. Ensuite, la connexion Wifi qui relie votre caméra à votre box Internet, le cas échéant, est très sûre si vous avez pris la peine de la sécuriser à l’aide d’un mot de passe, si possible long et compliqué. Le Wifi n’en reste pas moins plus exposé à une tentative de piratage par « sniffing » que l’Ethernet, filaire, et son chiffrement n’est pas toujours optimal, loin s’en faut.

Enfin, les caméras dont le fonctionnement repose sur le cloud sont a priori plus vulnérables. Mais la connexion est chiffrée et les serveurs qui renferment les enregistrements sont localisés sur des sites très protégés. Et quand bien même un pirate s’engouffre dans une faille, il a peu de chances de découvrir vos enregistrements.