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Tesla Autopilot : la conduite 100% autonome arrive en test, mais soyez « paranoïaque »

Après une longue attente, Tesla a fini par sortir la bêta de la version 9 du FSD permettant en théorie une conduite autonome. Cependant, faites attention, ce n’est que la bêta.

D’abord annoncée pour 2018 puis repoussée de nombreuses fois, la version 9 du Full Self-Driving permettant en théorie une conduite autonome totale arrive en version bêta uniquement pour les testeurs ayant « l’early access » ce qui devrait concerner plus ou moins 2 000 véhicules.

Image 1 : Tesla Autopilot : la conduite 100% autonome arrive en test, mais soyez « paranoïaque »
Crédit : pixabay

Cette sortie donne plus de crédit à la nouvelle date butoir souhaitée par Elon Musk, à savoir fin 2021. Elle permettra peut-être de mettre fin aux poursuites engagées contre la société pour publicité mensongère, étant donné que l’Autopilot n’est pour le moment pas un réel pilote automatique.

Prudence, ce n’est qu’une bêta

Elon Musk ne cesse de le répéter, malgré l’Autopilot, le conducteur doit toujours être attentif au volant. Pour le moment, même avec cette version bêta, le système ne reste qu’au niveau 2 (officiellement) de la conduite autonome et déborde sur le niveau 3.

Comme mentionné sur Twitter, la plupart des problèmes sont résolus, mais le système n’est pas encore à 100 % fonctionnel. Le conducteur doit être particulièrement vigilant, voire « paranoïaque », car certains problèmes imprévus peuvent encore survenir. Tant que le système n’atteindra pas le niveau 5, il faudra garder l’œil sur la route.

Pour atteindre ce niveau 5, les autorités estiment que le véhicule doit pouvoir se passer de l’intervention humaine (on parle d’une intervention par conducteur par 1,6 million de kilomètres), ce qui signifie qu’entre le moment où le système sera fonctionnel et l’attribution du niveau 5, il y aura un certain délai, afin de réunir suffisamment de statistiques.

Empêcher le grand n’importe quoi

Le souci d’un Autopilot amélioré, et ce que craignent à la fois Tesla et les autorités, c’est que les utilisateurs se croient en sécurité et commencent à faire n’importe quoi. Il n’est pas rare de trouver des personnes somnolentes ou en état d’ébriété laissant le soin à l’Autopilot de les ramener chez eux. Certes, la conduite autonome est peut-être moins dangereuse qu’une personne inapte à conduire, mais elle n’est pas encore capable de gérer toutes les situations.

Pire encore, certaines personnes contournent volontairement les sécurités mises en place pour s’installer sur la banquette arrière de la voiture. Afin de renforcer le contrôle de l’attention du conducteur, Tesla a également déployé la fonctionnalité que nous avons déjà évoquée dans un article précédent : l’usage de la caméra intérieure pour s’assurer de l’attention du conducteur.

Les autorités gardent donc à l’œil l’émergence de la conduite autonome grand public et ont demandé aux compagnies de signaler les incidents impliquant les assistances à la conduite sous 24 heures lorsque ceux-ci sont connus.

Source : gizmodo